Au moment où le fauconnier lâche l'oiseau de proie qui s'en va survoler les environs enneigés du château de Bouillon, les spectateurs retiennent leur souffle. C'était donc ainsi au Moyen Âge! Le duc Godefroid a, lui aussi, sans doute pratiqué la chasse au faucon avant de partir, en 1096, en croisade avec plus de 100.000 hommes vers la Palestine.

La démonstration d'oiseaux de proie fait traditionnellement partie de la visite du château de Bouillon. La plus ancienne forteresse du pays s'élève sur un piton rocheux et toise la Semois qui serpente en contrebas. Depuis l'époque de Godefroid, la forteresse a subi plusieurs transformations mais le pont-levis, les créneaux, les couloirs, les passages, eux, n'ont guère changé... Et le personnel est toujours habillé comme au Moyen Âge. A l'intérieur de l'imposant édifice, l'exposition Scriptura relate l'histoire de l'enseignement et de l'écriture, du Moyen Âge aux années 1950. On peut découvrir une mystérieuse croix médiévale qui a été mise au jour lors de travaux d'excavation. On peut aussi s'asseoir sur le siège de Godefroid, creusé à même la roche. La légende veut que celui qui y reste une minute entière en faisant un voeu, verra celui-ci exaucé...

Un retour dans le temps avec Godefroid

L'Archéoscope, situé à côté de l'office du tourisme, ramène Godefroid de Bouillon et ses contemporains à la vie. Une expérience historique rendue possible grâce aux dernières techniques audiovisuelles accompagnées d'un spectacle son et lumière. On peut, par exemple, comprendre quelles sensations éprouvaient les malheureux qui se voyaient enfermés dans un sombre donjon. Dans la peau d'un courtisan de l'époque, on suit aussi l'évolution dramatique de la première croisade. Et on découvre la culture arabe de l'époque ainsi que le point de vue des Arabes sur ces tragiques événements. Car si les croisés ont libéré le tombeau du Christ à Jérusalem, on ne peut pas faire l'impasse sur les pillages, les viols, les villes mises à feu et à sang... Hasard ou coïncidence ? L'Archéoscope est aménagé dans un ancien cloître des s£urs de l'ordre du Saint-Sépulchre.

Une balade vivifiante

Centre touristique très couru en été, Bouillon est bien plus calme en hiver. La Grande Rue aligne des enseignes proposant de la bière locale, des charcuteries et du tabac de la Semois. Les maisons ne sont pas dans le style architectural typique des Ardennes mais plutôt dans celui des villes françaises de Sedan et Charleville-Mézières. Bouillon a d'ailleurs toujours profité de cette proximité frontalière. Au XVIIIe siècle, les grands noms du Siècle des lumières (Diderot, d'Alembert, Voltaire) y ont fait publier nombre d'écrits, pour échapper à la censure. Dans les années1790-1795, après la Révolution française, Bouillon s'est auto-proclamée " république " ! Au départ du centre-ville, on peut faire quelques agréables promenades :

  • Le sentier n°10 (3 km) vers La Ramonette et retour. Il grimpe solidement mais vos efforts seront récompensés par un panorama superbe sur la forteresse et la vallée. A combiner idéalement avec le sentier n°12 (2 km de plus) qui traverse deux arboretums.
  • Le sentier de promenade n°14 (6 km) traverse d'abord le bois qui longe la Semois jusqu'à l'Abbaye Notre-Dame de Clairefontaine (aussi appelée Abbaye de Cordemois). Elle abrite des cisterciennes qui vendent des produits artisanaux de diverses abbayes (bières, fromages, cosmétiques...). Le sentier grimpe ensuite en direction du Belvédère (panorama) avant de redescendre vers le centre de Bouillon.

De Rochehaut à Frahan

Situé en hauteur, le village de Rochehaut domine un méandre boisé de la Semois. Tout en bas, niché dans le coude de la rivière, on aperçoit le hameau de Frahan. Un ravissant chemin relie Rochehaut à Frahan. Attention : s'il descend agréablement à l'aller, il monte sérieusement au retour ! Mais vous pourrez vous reposer les jambes dans un des nombreux cafés ou brasseries de l'endroit, la plupart sont ouverts même en hiver.

Pratique

  • Y aller : en voiture, via la E411, sortie 25 (Libramont-Chevigny), puis la N89. En train : jusqu'à Bertrix, puis bus (ligne 8) vers Bouillon.
  • Infos : Maison du tourisme, Quai des Saulx 12, 6830 Bouillon. tel. 061 46 52 11 et www.bouillon-tourisme.be
  • Le château : en janv. et fév. : tous les jours de la semaine de 13 à 17 h (w-e : de 10 à 17h). En mars : tous les j. de 10 à 17 h. Entrée: 6,50 euro(60+ 6euro). tel. 061 46 42 02. En hiver, les démonstrations de fauconnerie ont lieu les sam et di, à 11 h 30, 14 h et 15 h 30.
  • Archéoscope : Quai des Saulx 14. Fermé en janv. Fév. : de 13 à 16 h, le w-e de 10 à 16 h (fermé le lundi). Mars et avril : tous les j. de 10 à 16 h. Entrée : 6,25 euro (60+ 5,75euro). tel. 061 46 83 03 et www.archeoscopebouillon.be
Au moment où le fauconnier lâche l'oiseau de proie qui s'en va survoler les environs enneigés du château de Bouillon, les spectateurs retiennent leur souffle. C'était donc ainsi au Moyen Âge! Le duc Godefroid a, lui aussi, sans doute pratiqué la chasse au faucon avant de partir, en 1096, en croisade avec plus de 100.000 hommes vers la Palestine. La démonstration d'oiseaux de proie fait traditionnellement partie de la visite du château de Bouillon. La plus ancienne forteresse du pays s'élève sur un piton rocheux et toise la Semois qui serpente en contrebas. Depuis l'époque de Godefroid, la forteresse a subi plusieurs transformations mais le pont-levis, les créneaux, les couloirs, les passages, eux, n'ont guère changé... Et le personnel est toujours habillé comme au Moyen Âge. A l'intérieur de l'imposant édifice, l'exposition Scriptura relate l'histoire de l'enseignement et de l'écriture, du Moyen Âge aux années 1950. On peut découvrir une mystérieuse croix médiévale qui a été mise au jour lors de travaux d'excavation. On peut aussi s'asseoir sur le siège de Godefroid, creusé à même la roche. La légende veut que celui qui y reste une minute entière en faisant un voeu, verra celui-ci exaucé...L'Archéoscope, situé à côté de l'office du tourisme, ramène Godefroid de Bouillon et ses contemporains à la vie. Une expérience historique rendue possible grâce aux dernières techniques audiovisuelles accompagnées d'un spectacle son et lumière. On peut, par exemple, comprendre quelles sensations éprouvaient les malheureux qui se voyaient enfermés dans un sombre donjon. Dans la peau d'un courtisan de l'époque, on suit aussi l'évolution dramatique de la première croisade. Et on découvre la culture arabe de l'époque ainsi que le point de vue des Arabes sur ces tragiques événements. Car si les croisés ont libéré le tombeau du Christ à Jérusalem, on ne peut pas faire l'impasse sur les pillages, les viols, les villes mises à feu et à sang... Hasard ou coïncidence ? L'Archéoscope est aménagé dans un ancien cloître des s£urs de l'ordre du Saint-Sépulchre. Centre touristique très couru en été, Bouillon est bien plus calme en hiver. La Grande Rue aligne des enseignes proposant de la bière locale, des charcuteries et du tabac de la Semois. Les maisons ne sont pas dans le style architectural typique des Ardennes mais plutôt dans celui des villes françaises de Sedan et Charleville-Mézières. Bouillon a d'ailleurs toujours profité de cette proximité frontalière. Au XVIIIe siècle, les grands noms du Siècle des lumières (Diderot, d'Alembert, Voltaire) y ont fait publier nombre d'écrits, pour échapper à la censure. Dans les années1790-1795, après la Révolution française, Bouillon s'est auto-proclamée " république " ! Au départ du centre-ville, on peut faire quelques agréables promenades : Situé en hauteur, le village de Rochehaut domine un méandre boisé de la Semois. Tout en bas, niché dans le coude de la rivière, on aperçoit le hameau de Frahan. Un ravissant chemin relie Rochehaut à Frahan. Attention : s'il descend agréablement à l'aller, il monte sérieusement au retour ! Mais vous pourrez vous reposer les jambes dans un des nombreux cafés ou brasseries de l'endroit, la plupart sont ouverts même en hiver.