L'INTRIGUE, JAMES ENSOR (KMSK, ANVERS)

L'Intrigue (1890) est l'une des plus belles mascarades de l'oeuvre du peintre ostendais James Ensor. Cette toile est accrochée aux cimaises du Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers qui abrite la plus vaste collection Ensor au monde. Si les masques cachent aux regards le visage de ceux qui les portent, chez Ensor ils dévoilent leur âme et leur noirceur intérieure. Ici, une femme pose la main, en un geste possessif, sur la manche de l'homme qui l'accompagne. Dans l'autre main elle tient un bouquet de fleurs. Sont-ils tout juste mariés ? Des visages ricanants entourent le couple. Les masques constituent la signature de James Ensor : on voit souvent surgir les mêmes au gré de ses toiles. Il s'agit presque toujours de masques de carnaval, comme ceux que sa mère vendait dans sa boutiq...

L'Intrigue (1890) est l'une des plus belles mascarades de l'oeuvre du peintre ostendais James Ensor. Cette toile est accrochée aux cimaises du Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers qui abrite la plus vaste collection Ensor au monde. Si les masques cachent aux regards le visage de ceux qui les portent, chez Ensor ils dévoilent leur âme et leur noirceur intérieure. Ici, une femme pose la main, en un geste possessif, sur la manche de l'homme qui l'accompagne. Dans l'autre main elle tient un bouquet de fleurs. Sont-ils tout juste mariés ? Des visages ricanants entourent le couple. Les masques constituent la signature de James Ensor : on voit souvent surgir les mêmes au gré de ses toiles. Il s'agit presque toujours de masques de carnaval, comme ceux que sa mère vendait dans sa boutique de souvenirs. L'une des oeuvres d'Ensor les plus spectaculaires, L'Entrée du Christ à Bruxelles, est - hélas - la propriété du Getty Museum de Los Angeles.L'artiste décédé cette année avait eu, un jour, l'idée de se rendre dans son zeppelin géant, The Aeromodeller, jusqu'à à Arnhem pour une exposition. Un projet avorté à cause de quelques détails. The Aeromodeller (1969-1971) est l'une des machines volantes les plus célèbres de Panamarenko, et l'une des oeuvres phares du SMAK (Musée municipal d'art actuel) de Gand. A l'instar des derniers zeppelins de l'artiste, il se compose de trois parties : un flotteur central en forme de ballon, des hélices et des moteurs pour la propulsion et la direction, et une nacelle " espace de vie ". Panamarenko a trouvé le nom de son dirigeable dans une revue anglaise pour modélistes. Pour l'officialiser, il y a ajouté le matricule 00-1PL : 00 pour l'identification légale des avions belges, et 1PL pour " 1er Avion Panamarenko ".L'année Bruegel s'est déjà refermée mais les plus beaux tableaux de Pieter Bruegel l'Ancien s'offrent aux regards dans l'aile rénovée de l'Old Masters Museum (école hollandaise) des Musées royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles. La Chute des anges rebelles (1562) en fait partie. Cette oeuvre foisonnant de dragons, de monstres et autres démons de la tentation illustre le récit biblique de Lucifer, ange hautain qui se rebelle contre l'autorité divine. On associe en général Bruegel aux scènes de ripailles paysannes, mais cette oeuvre-ci était sans doute de celles qui portaient un message politique. La plus vaste collection de toiles de Bruegel, avec notamment Le Mariage paysan et La Tour de Babel, se trouve à Vienne, au Kunsthistorisches Museum. Pornocratès, La Dame au cochon ou Pornocratie (1878). Ces trois titres désignent ce dessin majeur de l'artiste namurois Félicien Rops (1833-1898) qui en a imaginé plusieurs versions. D'aucuns considèrent cette oeuvre comme le point de départ du symbolisme belge alors que d'autres évoquent son caractère surréaliste... Elle illustre toujours l'esprit décalé et impertinent de l'art belge ! Cette femme moderne, piétinant les arts anciens et guidée par un cochon symbolisant ses instincts, représente un refus virulent pour l'académisme et dénonce l'hypocrisie bourgeoise qui cache une certaine liberté de moeurs, indique-t-on au Musée Félicien Rops. Vous souvenez-vous du détournement de ce dessin dans le générique du magazine télé " Tout ça ne nous rendra pas le Congo " qui a succédé à l'émission " Streap-tease " ?Véritable symbole du musée Magritte, L'Empire des lumières (1954), est une commande des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles. L'oeuvre dégage une atmosphère inquiétante due au contraste entre le jour et la nuit. Il en existe plusieurs versions disséminées dans le monde, comme c'est le cas pour d'autres toiles de Magritte. Son autre oeuvre iconique Ceci n'est pas une pipe est, elle, exposée au County Museum of Art de Los Angeles.