GRUUTHUSE - UN PALAIS URBAIN À BRUGES

Plus est en vous. Telle était la devise de Louis de Gruuthuse, l'homme à qui l'on doit l'un des plus beaux hôtels particuliers de Flandre. Depuis sa rénovation, le musée consacré à la vie brugeoise traduit plus que jamais cet adage. Ce palais urbain, tout comme les oeuvres et objets présentés, en disent davantage que ce que l'on imagine à première vue. Dès le hall d'entrée, majestueux, vous voilà plongé dans la Bruges d'il y a cinq cents ans. Un portrait pénétrant de Louis de Gruuthuse domine l'entrée et semble vous saluer.
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Plus est en vous. Telle était la devise de Louis de Gruuthuse, l'homme à qui l'on doit l'un des plus beaux hôtels particuliers de Flandre. Depuis sa rénovation, le musée consacré à la vie brugeoise traduit plus que jamais cet adage. Ce palais urbain, tout comme les oeuvres et objets présentés, en disent davantage que ce que l'on imagine à première vue. Dès le hall d'entrée, majestueux, vous voilà plongé dans la Bruges d'il y a cinq cents ans. Un portrait pénétrant de Louis de Gruuthuse domine l'entrée et semble vous saluer. Au Moyen Âge, la ville de Bruges était réputée pour ses spectacles, chers à Philippe le Bon, qui a également favorisé les arts dans leur ensemble : des tapisseries majestueuses aux missels en passant par les vitraux minutieux. Également mécène, Louis de Gruuthuse a apporté sa pierre à l'édifice. On lui doit notamment une des plus grandes bibliothèques des Pays-Bas et ses nombreux manuscrits originaux. Un étage plus haut, un oratoire unique en son genre, datant du Moyen Âge, attire le regard. Cette chapelle munie de larges fenêtres offrait une vue sur le choeur et les vitraux de l'église Notre-Dame. Depuis ce balcon privé, Louis et son épouse assistaient à la messe sans se mêler aux gens du peuple. Les siècles et les salles suivants voient la ville évoluer en même temps que la découverte du Nouveau Monde. Bruges est une plaque tournante du commerce international et les marchandises profitent à l'élite. La porcelaine de Chine ou encore le cuir de Cordoue ornent les salons des familles de marchands.Dans la salle voisine, la loggia donne sur un petit pont romantique et une cour intérieure. Une scène tout droit sortie d'un film ! La visite se termine sous les toits, dans un espace alternatif baptisé Studio +, où chaque visiteur se laissera submerger par ses impressions tout en jouissant d'une vue imprenable sur la ville. Cartier-Bresson, Doisneau, Capa, Weiss... Des noms, des instants volés, des photographies d'art sans clichés. De l'imminent aux compositions léchées, de l'instant d'une vie à une vie en instantané, la palette des oeuvres du musée de la photographie de Charleroi est large et vaut qu'on s'y attarde. Il s'agit d'un est un des plus vastes et un des plus importants musées du genre en Europe.Installé dans un ancien carmel néo-gothique (avec une extension contemporaine), il regroupe une collection de plus de 80.000 photographies dont plus de 800 photos en exposition permanente (et 3 millions de négatifs en stock). Le dessein du musée ? Celui de faire revivre l'aventure de la photographie depuis son invention jusqu'à la création contemporaine. Une perspective historique qui milite pour la diversité des pratiques artistiques, une optique internationale aussi, mais avec une attention particulière pour la création belge. A voir idéalement avec un guide.On connaît tous l'Autoworld à Bruxelles. Peu savent qu'il ne s'agit que d'une petite partie de la vaste collection réunie par la famille Mahy depuis la guerre. Le reste de la collection automobile Mahy, l'une des plus grandes et diversifiées du monde, est exposée près de chez nous, à Leuze-en-Hainaut. D'abord entreposée dans le garage familial gantois, elle ne jouit d'un écrin parfait que depuis la fin du XXe siècle : une ancienne usine textile. On y découvre des centaines de véhicules en provenance des quatre coins du monde. Des exemplaires souvent uniques, parfois historiques. Comme cette Vivinus 1900, cadeau de Léopold II à la baronne de Vaughan, cette Philos de 1914 qui inspira Franquin pour dessiner la voiture de Gaston Lagaffe ou le véhicule de la belle-mère de Billy the Kid. Certaines ont connu leur heure de gloire au cinéma comme la Rochet Schneider de 1913 qui apparut dans " Le Maître de Musique ". Ou cette Horch de 1934 qui transportait Rommel dans " Le Jour le plus Long ". Des modèles étranges aussi, comme la Volugrafo Bimbo italienne faite de tôles d'avion recyclées. Le musée comprend encore une salle unique au monde consacrée à l'évolution de la carrosserie, un espace retraçant les grands raids automobiles, des vélocipèdes, des motos... Un patrimoine réellement exceptionnel.Au XVe siècle, les Ducs de Bourgogne font de Bruxelles leur capitale. Ils y transfèrent et développent leur bibliothèque privée (leur " librairie ", comme on disait à l'époque), renommée dans toute l'Europe. À raison : elle comprend des centaines de manuscrits, enluminés par les plus grands artistes de l'époque comme Jan van Eyck ou Rogier van der Weyden. Par miracle, la majorité de cette collection est épargnée par l'incendie du Palais du Coudenberg en 1731 : la Bibliothèque royale (KBR) conserve encore aujourd'hui quelque 280 manuscrits, parmi les plus prestigieux au monde. Longtemps enfermées dans la réserve précieuse, les plus belles pièces sont désormais accessibles au public dans le flambant neuf " KBR Museum ", qui a ouvert ses portes le 18 septembre 2019. Débutant dans la chapelle Nassau, unique relique médiévale du Mont des Arts, le parcours muséal vous emmène à la découverte de la fabrication d'un manuscrit (il faut une cinquantaine de peaux d'animaux pour un seul livre !) avant de vous présenter les plus beaux chefs d'oeuvre livresques des Ducs de Bourgogne et quelques autres pépites conservées à la KBR. En 1970, Henri Vanherwegen, alors âgé de 30 ans, fait l'acquisition d'une maison située sur la Biekorflaan à Borgerhout. Henri devient l'artiste Panamarenko. Et le rez-de-chaussée son atelier, où il allait réaliser l'essentiel de son oeuvre. Il a fait don de cette maison en 2003 au Musée d'art contemporain d'Anvers (M HKA), qui se charge aujourd'hui d'y organiser des visites. Nous y avons découvert des trésors cachés, dans l'indescriptible capharnaüm qui règne dans l'atelier. Bien que le M HKA y ait remis de l'ordre - un labeur long de trois années - les yeux ne peuvent saisir tous les détails. L'espace de vie est constellé de matériaux divers, de bibelots, de cages à oiseau, d'un aquarium où évoluaient des poissons venimeux. Une baie vitrée offre une jolie vue sur le quartier du Seefhoek. Sur sa table d'horloger, on peut encore observer son poulet promeneur. Le papier peint est composé de diverses impressions que Panamarenko a copiées à l'aide d'une des premières imprimantes couleurs.Le don de sa maison au M HKA s'accompagnait d'une condition : l'installation sur le toit d'une plate-forme pour hélicoptère. Bien sûr, un hélicoptère n'est pas autorisé à atterrir au milieu d'un quartier densément peuplé, mais c'est techniquement possible. C'est en fait l'essence même de tout le travail de Panamarenko, l'imagination, la fantaisie, l'idée du possible... de vivre dans un zeppelin, de décoller avec un sac à dos, de naviguer dans l'univers !