1 - Mons l'insolite

Dans la longue liste des cités médiévales de Belgique, Mons ne fait généralement pas partie des premières villes qui viennent à l'esprit. Et pourtant... Au-delà de son beffroi et de son imposante collégiale, pour peu qu'on prenne la peine d'y flâner, Mons regorge de charme et de pépites de petit patrimoine, témoins de sa riche et longue histoire.
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Dans la longue liste des cités médiévales de Belgique, Mons ne fait généralement pas partie des premières villes qui viennent à l'esprit. Et pourtant... Au-delà de son beffroi et de son imposante collégiale, pour peu qu'on prenne la peine d'y flâner, Mons regorge de charme et de pépites de petit patrimoine, témoins de sa riche et longue histoire. Dans son entrelacs de rues séculaires, se cachent ci et là quantité de petites venelles - au passé parfois sulfureux - menant à de coquets hôtels particuliers, des pin-ups des années 50, des refuges d'abbayes ou de vénérables commerces aux enseignes de pierre sculptée. S'y attachent tout autant d'anecdotes savoureuses, où planent les ombres de Sainte Waudru, de Danton, de Goscinny... voire d'une mystérieuse sirène et de son chevalier triton, montant la garde à la porte d'un lieu saint ! Pour découvrir tout cela, on ne peut que vous conseiller la visite guidée " Mons Insolite " : chaque guide y propose ses coups de coeurs, pour raconter la ville telle qu'il l'aime. Un parcours très varié, puisqu'il picore des éléments de toutes les autres visites thématiques. Mons insolite, visite de 2 heures, réservation obligatoire. Plus d'infos : www.visitmons.be ou 065 33 55 80 On ne découvre jamais mieux une ville qu'en déambulant sur ses trottoirs. Reste que quand il s'agit de Bruxelles, la zone couverte par une visite guidée ne couvre finalement qu'une petite proportion de la capitale. D'où l'intérêt... de visiter la ville en courant, pour élargir le circuit ! L'asbl City Runs propose ainsi près d'une vingtaine de parcours thématiques guidés, d'une dizaine de kilomètres maximum, dans Bruxelles-centre ou les communes avoisinantes : Art Nouveau à Saint-Gilles, Quartier européen, Tervuren... Pas besoin d'être un marathonien aguerri pour pouvoir se lancer : même si Bruxelles est loin d'être plate, le rythme de course s'adapte aux coureurs et les arrêts sont nombreux, pour permettre au guide de distiller ses anecdotes. Le programme " Je cours pour ma forme 0-5 km " est par exemple plus que suffisant. Les formules proposées par City Runs sont par ailleurs très modulables : il est possible de fixer le départ à proximité d'une gare, d'un parking, d'un hôtel, voire, sur certains circuits, de prévoir des douches à l'arrivée. Des parcours offrent par ailleurs une réduction sur les billets d'entrée d'attractions touristiques (Atomium, La Fonderie...).Plus d'infos et réservation (obligatoire): www.cityruns.net Que diriez-vous d'une visite alternative de la reine des stations balnéaires ? Dirigez votre regard vers la skyline d'Ostende et voyagez entre passé et présent en scrutant ses nombreuses tours s'élançant à l'assaut du ciel. Depuis la rive est (Oosteroever), si vous regardez vers la ville, vous les verrez s'afficher dans différentes versions, celles de taille modeste et celles incroyablement hautes, les historiques et les plus modernes.Deux gardiens de patrimoine ont exploité cette image incroyable pour la comparer avec le panorama qu'Ostende offrait il y a cent ans. Quelles tours ont survécu ? Lesquelles ont disparu et quelles constructions (de tours) les ont remplacées ? Leur travail de recherches a finalement abouti à une carte de randonnée dont les images du passé et du présent permettent de s'arrêter sur des constructions qui, sans ces pauses, ne recevraient guère d'attention. Comme par exemple, le vieux phare oublié à l'endroit où se trouve aujourd'hui le Monument aux gens de la mer. Celui-ci a dû éteindre son feu dès le XIXe siècle car sur la digue, les constructions naissantes obstruaient déjà la vue à de nombreux navires. Le nouveau phare d'Ostende, situé sur la rive est et baptisé la Grande Nelly, fait aujourd'hui office de balise. Toutes les dix secondes, elle lance en morse la lettre O en référence à Ostende. Une autre histoire passé-présent quelque peu oubliée est celle de l'ancienne gare, qui a fait place à "de Mast", l'un des plus hauts gratte-ciel de la ville. En face de cet immeuble, quelques façades de la place Ernest Fey nous rappellent les divertissements d'antan qui animaient les cafés et les hôtels de ce chaleureux quartier ferroviaire. À la fin de cette balade, vous pourrez rêver en contemplant l'image de l'ancien théâtre ostendais. Ce petit bijou de patrimoine a également cédé sa place à un immeuble résidentiel résolument moderne, le Centre de l'Europe. www.visitoostende.be Ce qui fait de Gand une ville si incroyable ? Le temps ne semble jamais s'y être arrêté. Oui, la ville possède un magnifique centre datant du Moyen Âge, mais il est évident que son coeur bat encore au rythme des siècles suivants. Et cela, Gand le doit principalement à son passé industriel. Une balade de 7 km, au départ du musée de l'Industrie récemment rénové, vous emmène sur les traces de ces richesses. Saviez-vous, par exemple, que le Château des Comtes abritait, au XVIIIe siècle, une filature de coton avant de devenir un atelier de construction quelque temps plus tard ? Et qu'après la construction du canal Gand-Terneuzen, le Graslei/Korenlei était le seul port de commerce de la ville, et ce certainement jusqu'en 1827 ? On n'y voyait pas de bateaux touristiques ni d'étudiants s'adonnant à la bronzette sur les quais, mais des barges déchargeant, il y a cent ans encore, des balles de coton et du grain. Les nombreux ouvriers de l'industrie textile étaient logés dans des habitats de cité misérables. Il en reste environ 200, dont la plupart ont été rénovés. Et là où beaucoup de gens s'entassaient, il y avait encore la place pour la détente. La Veldstraat était le lieu à la mode pour regarder un film ou assister à un spectacle de variétés. La riche bourgeoise se rassemblait quant à elle sur le Kouter.Une grande partie de ce passé industriel a toutefois disparu. Lorsque, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les quartiers ouvriers surpeuplés sont devenus des foyers de maladies, ils ont dû laisser la place à de larges avenues et des maisons bourgeoises. Les ouvriers se sont alors déplacés en dehors de la ville, là où naissaient les nouvelles usines. La carte "Sur les traces de l'industrie gantoise", est disponible au musée de l'Industrie ou au bureau d'information touristique situé sur la Veerleplein. Vous pouvez également télécharger l'itinéraire via www.industriemuseum.be