1. Le Zwin (Knokke)

S'il existe un classique en Belgique, relié à l'enfance et aux vacances à la Côte, c'est bien le Zwin ! Complètement rénovée en 2016, tout récemment agrandie, la plus célèbre réserve naturelle du littoral a complètement changé de visage. Exit les volières et les étangs bétonnés : les oiseaux ne s'observent désormais plus qu'en liberté, depuis des observatoires discrètement installés dans des biotopes recréés. Moins spectaculaire pour les enfants les plus impatients, peut-être, mais tellement plus joli et respectueux de la nature !
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S'il existe un classique en Belgique, relié à l'enfance et aux vacances à la Côte, c'est bien le Zwin ! Complètement rénovée en 2016, tout récemment agrandie, la plus célèbre réserve naturelle du littoral a complètement changé de visage. Exit les volières et les étangs bétonnés : les oiseaux ne s'observent désormais plus qu'en liberté, depuis des observatoires discrètement installés dans des biotopes recréés. Moins spectaculaire pour les enfants les plus impatients, peut-être, mais tellement plus joli et respectueux de la nature ! Ceci étant, les bambins trouveront sûrement leur bonheur dans le nouveau centre d'interprétation du Zwin. Présenté comme un "aéroport international pour oiseaux", celui-ci propose de nombreux ateliers amusants et didactiques : simulateurs de vol et de danger, oeufs électroniques qui éclosent grâce à la chaleur des mains... Muni d'une carte d'embarquement, le visiteur n'aura qu'à faire son check-in pour découvrir quantité d'informations sur les coucous, cigognes, hirondelles et autres barges rousses qui peuplent la réserve naturelle. Puisque les stalactites mettent des siècles à se développer de quelques centimètres, y a-t-il encore un intérêt à remettre les pieds dans l'archi connue Grotte de Han ? Hé bien oui ! Vous seriez étonné de voir comme celle-ci a changé depuis quelques années ! Avec un éclairage revu et corrigé en 2017, la visite se pare désormais de jeux de lumière qui font ressortir la grandeur, les reliefs et la couleur naturelle des cavités souterraines. Depuis l'été 2018, l'immense salle d'Armes accueille "Origin", un spectacle son et lumière signé Luc Petit, utilisant les toutes dernières technologies laser et video-mapping. Un lieu et une ambiance primés en 2019 aux World Best Event Award, qui transfigurent complètement l'image de la grotte que - presque - tout Belge garde en mémoire. Ajoutez-y le parc animalier de Han : il y a là amplement de quoi s'en mettre plein les yeux toute une journée ! L'ancien Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren a rouvert ses portes en 2018 après cinq années de rénovation. Un travail titanesque mais plus que nécessaire : le musée n'avait plus vraiment été modernisé depuis les années 50, et gardait un parfum de colonialisme un peu trop idéalisé... Les grandes salles du palais léopoldien et le parc qui les englobe n'ont rien perdu de leur charme, mais la surface muséale est passée de 6.000 à 11.000 m2. Des masques rituels aux animaux naturalisés, on ne compte plus les choses à voir, d'autant que le musée s'est également ouvert à l'art contemporain du Congo et de la diaspora congolaise. Le passé colonial n'a pas été gommé, mais il est désormais présenté sous un regard qui se veut plus objectif. Trop critique pour certains, pas assez pour d'autres, le musée fait toujours polémique. Nous vous laissons seuls juges ! Pour le bicentenaire de la fameuse bataille, en 2015, le mémorial a été remis à neuf. Si la butte et le panorama (immense toile historique longue de 110 mètres et haute de douze) constituent toujours le clou du spectacle, les bâtiments qui jouxtaient ceux-ci ont été rasés pour faire place à une musée flambant neuf... et souterrain, pour ne plus gâcher le paysage. La muséographie y fait la part belle aux nouvelles technologies, disséminées entre les pièces de collection : tableaux animés, jeux, champs de bataille observables depuis une montgolfière virtuelle... Sans oublier un court métrage en "4D" : vous voilà face à une charge de cavalerie lourde française, le sol tremblant sous des milliers de sabots, tandis que les boulets sifflent à vos oreilles. Bluffant ! Le centre-ville de Gand abrite la plus grande zone piétonne de Flandre, avec de nombreux parkings en périphérie et quantité de pistes cyclables. Un choix politique qui a changé le visage du centre ancien : avec plus d'air et plus d'espaces verts, ses petites rues et ses places sont encore plus agréables à parcourir à pied ou à vélo. Bien sûr, ses bâtiments historiques n'ont pas changé, mais que diriez-vous de les observer sous l'angle de Jan Van Eyck ? Tout récemment créés à l'occasion de l'année Van Eyck, deux circuits cyclistes et un circuit piéton offrent un bon aperçu sur la ville et ses environs à l'époque du peintre. S'ils abordent bien évidemment les grands classiques existant déjà au XVe siècle (Saint-Bavon, château de Gérard le diable...), on y découvre aussi quantité de discrets bâtiments contemporains devenus restaurants, magasins, etc. Avec la fermeture des dernières mines du Limbourg, vers la fin des années 80, nombreux sont ceux qui ont craint voir le patrimoine minier de la province tourner à l'état de chancre industriel. Rien de tout cela n'est arrivé : depuis les années 2000, de nombreux bâtiments ont été restaurés et mis en valeur, notamment à Beringen (be-MINE) et Genk (C-Mine). Les deux sites ne cessent d'évoluer ces dernières années. À Be-MINE, outre le musée de la mine, quelques bâtiments été détournés de leur fonction première pour devenir réservoir de plongée (au milieu des poissons tropicaux ! ) ou centre d'escalade, tandis qu'en 2016, un ancien terril a été transformé en véritable terrain de jeu et d'aventure. L'attraction principale de C-Mine reste la " C-Mine expeditie ", qui permet de redécouvrir le quotidien des mineurs en faisant appel à tous les sens et à la réalité virtuelle. En 2019, l'expérience s'est enrichie de quatre nouvelles installations, dont une simulant un coup de grisou ! Brrrr... L'ancien musée d'Art moderne et d'Art contemporain (Mamac) de Liège a fermé ses portes en 2011. Cinq ans plus tard, il a laissé la place au tout nouveau " Musée de la Boverie ", dans le parc du même nom, qui n'a mis que quelques années à se tailler une réputation internationale. Entièrement rénové, l'ancien Palais des beaux-arts de Liège de l'Exposition universelle de 1905 n'a rien perdu de sa prestance - que du contraire ! - et permet de redécouvrir dans les meilleures conditions les oeuvres de Gauguin, Ingres, Chagall, Picasso, Evenepooel, Delvaux, Magritte... qui composent ses collections permanentes. Un espace est par ailleurs dédié à accueillir de prestigieuses expositions temporaires internationales, organisées en collaboration avec Le Louvre. Si vous avez usé vos bottines dans un mouvement de jeunesse, il est très possible que vous vous rappeliez avoir arpenté les sentiers de la réserve naturelle de Kalmthoutse-Heide, l'une des plus anciennes du pays. Il faut dire que ses paysages, assez uniques en Belgique, ont de quoi marquer les mémoires : à perte de vue, ce ne sont que landes fleuries de bruyères, dunes et marécages, dans lesquels se posent des milliers d'oiseaux. Si les panoramas n'ont pas changé, la réserve a connu quelques aménagements récents (tour de guet...) et fait désormais partie d'un plus grand parc naturel transfrontalier, courant de part et d'autre de la frontière néerlandaise. Depuis 2016, elle abrite également une " zone de silence*** " : c'est l'un des rares endroits du pays où vous pouvez être sûr et certain de n'entendre que les bruits de la nature ! L'hiver dernier, Bastogne fêtait en grande pompe les 75 ans de la Bataille des Ardennes. L'événement constituait l'apothéose d'une remise en valeur du patrimoine lié à cet événement historique, entreprise au tournant des années 2010. Ouvert en 2014, le Bastogne War Museum propose ainsi une véritable expérience immersive au coeur de la bataille, grâce à trois scénovisions. Véritables mises en scène multisensorielles et 3D, celles-ci permettent une plongée totale dans l'Histoire et l'hiver glacé ardennais, même en plein été ! Quant aux Bastogne Barracks, les casernes depuis lesquelles le général Mc Auliffe prononça son célèbre " Nuts ! " en 1944, elles font désormais partie du War Heritage institute. Depuis 2010, elles abritent un Centre d'Interprétation de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu'un " Vehicle Restoration Center ", chargé de donner une seconde jeunesse aux blindés de collection. Conséquences de la création de deux barrages hydroélectriques dans les années 70, les Lacs de l'Eau d'Heure constituent aujourd'hui les plus importants plans d'eau artificiels de Belgique. L'étendue bleue de 600 hectares, bordée de 1.200 hectares de prairies et de forêts, est aujourd'hui très prisée par les amoureux de sports nautiques, de nature et d'activités de détente. L'offre touristique n'a d'ailleurs cessé de s'y étoffer ces dernières années : si les activités aquatiques classiques restent bien évidemment nombreuses (canoë, kayak, planche à voile, paddle, zones de baignade...), elles cohabitent désormais avec un centre d'accrobranche, un village de vacances (Golden Lakes Village), un téléski nautique (Spin Cablepark, qui permet de s'adonner au ski nautique sans bateau, le long d'un parcours câblé), 100 km d'itinéraires pédestres ou cyclo, un parc aquatique avec centre wellness (Aquacentre)... sans oublier le barrage de l'Eau d'Heure, le plus grand barrage de Belgique, visitable de l'intérieur et muni d'un skywalk perché à 100 m de hauteur.