La Mutualité chrétienne fait valoir qu'un aidant proche fait économiser en moyenne 1.197 euros par mois à la société. Elle demande de reconnaître la situation des aidants proches, de leur octroyer des droits spécifiques et de construire en concertation avec le secteur associatif des solutions adaptées et des dispositifs de soutien répondant à leurs besoins spécifiques, et ce en veillant à ne pas les instrumentaliser comme substituts aux professions d'aide et de soins.

"Nous souhaitons un engagement en vue d'améliorer leurs droits et notamment des dispositifs légaux tels que des congés ou crédits-temps spécifiques, un revenu de remplacement suffisant, d'accéder à des droits existants tels que des tarifs sociaux, des allocations...", soutient Jean Hermesse, secrétaire général de la Mutualité chrétienne.

La ministre a reçu la délégation et a présenté le statut créé pour les aidants proches. Les travailleurs qui assurent les soins les plus lourds pourront recourir à un congé pour assistance médicale. Le statut donne la possibilité d'être actif comme aidant proche pour celui qui est absent du travail depuis longtemps et reçoit une indemnité de maladie. Pour les aidants proches reconnus, le congé à temps plein pour assistance médicale est étendu de 12 à 18 mois. Le nouveau statut allègera également la charge administrative.

La ministre a fait valoir que 800.000 Belges ont chaque année besoin de soins informels. "La proportion de soignants qui se sentent lourdement surchargés est passée de 17,7% à 23,2% entre 2011 et 2014", a remarqué Maggie De Block. "Vu le vieillissement de la population, le besoin en soins ne fera qu'augmenter dans les années à venir. (...) Si nous voulons garder sous contrôle les listes d'attente pour les maisons de repos, nous devons faciliter les soins à domicile de toutes les façons possibles".