Interrogé dans le Tijd et l'Echo, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine se réjouit "de l'élargissement des droits des actifs à une pension d'entreprise, car c'est contribuer à la généralisation des pensions complémentaires".

La mesure est accueillie favorablement au parlement. Elle a été adoptée à l'unanimité en commission des Affaires sociales. Elle recueille également l'assentiment des syndicats. En revanche, les employeurs font la grise mine. "Pourquoi le ministre des Pensions va-t-il au-delà de ce que l'Europe exige de lui?", se demande la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans la presse économique. "Les salariés ouvrent leurs droits à la pension dès le premier jour, alors que l'Europe autorise un stage d'attente de trois ans", observe-t-elle. La plus grande organisation patronale du pays met en garde contre les coûts élevés de l'opération, mais également contre les tracasseries administratives qui pourraient en découler, écrit encore L'Echo.

Environ 75% des travailleurs du secteur privé cotisent pour une pension d'entreprise en complément de leur pension légale. À cet effet, l'employeur et l'employé versent une partie du salaire à un assureur-pension ou à un fonds de pension.