Autre constat: les indépendants à titre complémentaire passent en activité principale de plus en plus vite après leur démarrage, note l'entreprise de services, qui a étudié des données concernant un échantillon de 140.000 indépendants en Belgique.

Avant la crise de 2008, qui a quelque peu freiné la vague d'enthousiasme, ils étaient un peu plus d'un quart en activité complémentaire à systématiquement poursuivre l'activité à titre principal, et ce après trois à quatre ans en moyenne. Ensuite, les indépendants sont restés principalement actifs en complémentaire.

Mais ces cinq dernières années marquent un retour à la confiance et de plus en plus d'indépendants complémentaires sautent à nouveau le pas, analyse Acerta. "Leur part n'a fait que croître pour atteindre 29,8% en 2018, soit le taux le plus élevé pour l'instant depuis 1999, qui avait enregistré 30%. Pour 2019, nous constatons déjà en octobre que 28,15% des indépendants à titre complémentaire ont sauté le pas. La tendance se poursuit donc", commente Nadine Morren, directrice service à la clientèle chez Acerta, citée dans un communiqué.

Enfin, plus tôt un indépendant se lance dans une activité complémentaire, plus il est probable qu'elle devienne un jour son activité principale. C'est le cas de 40% des personnes qui ont démarré avant 20 ans.

"Ce n'est pas si étonnant: la mentalité de l'individualisation sera renforcée chez les plus jeunes générations. Et cette mentalité est déjà anticipée pendant la formation: si les formations prévoyaient surtout des stages en entreprise autrefois, nous constatons aujourd'hui que la possibilité d'une carrière d'indépendant est également abordée", conclut Nadine Morren.