La Fédération royale des industries des eaux et des boissons rafraîchissantes (FIEB) a interrogé 1.000 Belges (représentatifs en matière de sexe, de langue, d'âge et de diplôme) sur leurs achats transfrontaliers. Il apparaît que trois Belges sur dix achètent de temps en temps de l'eau ou des boissons rafraîchissantes à l'étranger. Et un Belge sur dix fait spécialement le déplacement pour réaliser ces achats. La raison principale de ces comportements réside, bien entendu, dans d'importantes différences de prix.

À moins de 50 km d'une frontière

La Fédération des eaux de rappeler que la moitié des Belges habite à moins de 50 km d'une frontière. Et d'ajouter qu'ils passent de plus en plus ces frontières en réaction aux augmentations successives des prix. Nos compatriotes qui vont à l'étranger vont surtout en France pour leurs achats (55 %) et aux Pays-Bas (18%). Viennent ensuite l'Allemagne et le Luxembourg.

Comparons les tarifs

Le secteur des boissons rafraîchissantes se plaint particulièrement des taxes plus lourdes qu'ailleurs et des cotisations sur les emballages. Une simple visite sur les sites internet de Colruyt (qui possède à la fois des magasins en France et en Belgique) permet de constater l'ampleur des différences. Le prix du Coca-Cola regular 2L est de 2 € en France contre 2,51 € en Belgique, pour la même marque et la même bouteille donc. L'eau la moins chère en France est la Cristaline 1,5L à 0,16 € contre la Boni 1,5L à 0,43 € en Belgique. La bouteille d'Evian 1,5L coûte 0,87 € en Belgique contre 0,51 € en France. Le consommateur y trouve, hélas pour les commerces belges, vite son compte à traverser une frontière. D'autant s'il fait le plein d'autres produits meilleur marché à l'étranger (produits laitiers, entretien, vins, etc.). Selon la FIEB, 86% des Belges achèteraient cependant des boissons dans leur propre pays si les prix venaient à baisser. Les consommateurs veulent simplement économiser de l'argent.

Trop de taxes tuent les taxes

A total, l'an passé, les Belges ont acheté pour 98 millions d'euros de boissons non alcoolisées à l'étranger. Ce qui correspond à 175 millions de litres. Selon la FIEB, les achats transfrontaliers réalisés en 2018 et 2019 correspondent à une perte de revenus non collectés de 55 millions provenant de TVA, de la cotisation sur les emballages et de la taxe "santé". Le même phénomène existe pour l'alcool selon le principe que trop de taxes tuent les taxes. Si la consommation d'alcool augmente en Belgique, les revenus des accises continuent paradoxalement à diminuer pour l'Etat. Les Belges prennent l'habitude de se fournir à l'étranger, car c'est moins cher tout simplement. Le pays n'étant pas une île.

La Fédération royale des industries des eaux et des boissons rafraîchissantes (FIEB) a interrogé 1.000 Belges (représentatifs en matière de sexe, de langue, d'âge et de diplôme) sur leurs achats transfrontaliers. Il apparaît que trois Belges sur dix achètent de temps en temps de l'eau ou des boissons rafraîchissantes à l'étranger. Et un Belge sur dix fait spécialement le déplacement pour réaliser ces achats. La raison principale de ces comportements réside, bien entendu, dans d'importantes différences de prix.La Fédération des eaux de rappeler que la moitié des Belges habite à moins de 50 km d'une frontière. Et d'ajouter qu'ils passent de plus en plus ces frontières en réaction aux augmentations successives des prix. Nos compatriotes qui vont à l'étranger vont surtout en France pour leurs achats (55 %) et aux Pays-Bas (18%). Viennent ensuite l'Allemagne et le Luxembourg.Le secteur des boissons rafraîchissantes se plaint particulièrement des taxes plus lourdes qu'ailleurs et des cotisations sur les emballages. Une simple visite sur les sites internet de Colruyt (qui possède à la fois des magasins en France et en Belgique) permet de constater l'ampleur des différences. Le prix du Coca-Cola regular 2L est de 2 € en France contre 2,51 € en Belgique, pour la même marque et la même bouteille donc. L'eau la moins chère en France est la Cristaline 1,5L à 0,16 € contre la Boni 1,5L à 0,43 € en Belgique. La bouteille d'Evian 1,5L coûte 0,87 € en Belgique contre 0,51 € en France. Le consommateur y trouve, hélas pour les commerces belges, vite son compte à traverser une frontière. D'autant s'il fait le plein d'autres produits meilleur marché à l'étranger (produits laitiers, entretien, vins, etc.). Selon la FIEB, 86% des Belges achèteraient cependant des boissons dans leur propre pays si les prix venaient à baisser. Les consommateurs veulent simplement économiser de l'argent. A total, l'an passé, les Belges ont acheté pour 98 millions d'euros de boissons non alcoolisées à l'étranger. Ce qui correspond à 175 millions de litres. Selon la FIEB, les achats transfrontaliers réalisés en 2018 et 2019 correspondent à une perte de revenus non collectés de 55 millions provenant de TVA, de la cotisation sur les emballages et de la taxe "santé". Le même phénomène existe pour l'alcool selon le principe que trop de taxes tuent les taxes. Si la consommation d'alcool augmente en Belgique, les revenus des accises continuent paradoxalement à diminuer pour l'Etat. Les Belges prennent l'habitude de se fournir à l'étranger, car c'est moins cher tout simplement. Le pays n'étant pas une île.