En vertu des nouvelles directives, le prêteur doit, face à un consommateur intéressé par un crédit, examiner la situation financière de ce dernier.

Le consommateur doit être interrogé au minimum sur les éléments suivants: le but du crédit, le revenu, les personnes à charge et les engagements financiers en cours (autres crédits en cours, loyer, etc.)

En outre, le prêteur doit consulter la centrale des crédits aux particuliers afin de vérifier si il y a d'autres crédits en cours, a précisé M. Peeters.

De nombreux commerçants offrent à leurs clients un crédit de consommation, par exemple pour l'achat d'une machine à laver, un GSM ou un laptop.

Ces crédits permettent aux personnes avec des revenus limités de payer le produit en plusieurs tranches. Mais ils peuvent aussi les pousser dans les dettes, si on ne contrôle pas suffisamment la capacité à assumer le crédit, a prévenu M. Peeters (CD&V).

En octobre 2017, 364.645 consommateurs avaient au moins un arriéré de paiement, impliquant un montant total de trois milliards d'euros, a expliqué le ministre dans un communiqué.

Ces chiffres sont en recul. Par rapport au mois d'octobre 2016, le nombre de consommateurs ayant des dettes a baissé de 1,9%, alors que le montant total des dettes a baissé de 4%. Pourtant, des milliers de gens continuent à faire face à des dettes qu'ils ne peuvent rembourser.