La ministre aimerait mettre fin aux différences de statuts entre les travailleurs. "Aujourd'hui, de plus en plus de personnes changent plusieurs fois de statut pendant leur carrière. Et ils sont pénalisés, car ceux qui mettent par exemple fin à leur carrière de fonctionnaire doivent sacrifier leur pension élevée. C'est pourquoi nous devons harmoniser tous ces statuts", justifie-t-elle.

La ministre assure toutefois que les droits acquis doivent le rester. "Mais il ne devrait plus y avoir de différence entre ceux qui font aujourd'hui leur entrée sur le marché de l'emploi, qu'ils soient employés, fonctionnaires ou indépendants", estime-t-elle. "Nous voulons qu'ils aient les mêmes droits à la pension et aux allocations de chômage ou de maladie."

Sous la prochaine législature, elle aimerait en outre entamer le chantier d'une réforme du mode de financement de la sécurité sociale. "Si nous sortons une petite partie des soins de santé de la Sécurité sociale, nous aurons la possibilité de réduire les cotisations. Les entreprises auraient de l'oxygène, elles recruteraient davantage, le gouvernement percevrait plus de revenus et les cotisations pourraient encore être réduites. C'est un travail pour plusieurs législatures, mais nous devons commencer dès maintenant."

C'est pour introduire de telles réformes que la libérale aimerait rester ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sous le prochain gouvernement.