Près de 70 % des employeurs voient l'épargne-carrière comme une opportunité, à condition que les frais salariaux n'augmentent pas. Selon un communiqué d'Acerta, une entreprise sur trois offre actuellement à ses collaborateurs la possibilité "d'acheter" d'une manière ou d'une autre du temps, bien qu'il n'existe pas encore de cadre légal à cet égard. Une enquête a été menée auprès de plus de 100 CEO et HR managers pour arriver à ce constat.

Mais au fait, c'est quoi l'épargne-carrière ? Elle permet à ses travailleurs d'acheter des jours de vacances supplémentaires avec leur salaire, un bonus ou une prime, voire d'épargner des heures supplémentaires ou des congés extralégaux. L'entreprise répond ainsi aux désirs de son personnel de s'absenter plus longtemps de son travail à un moment donné de sa carrière.

Une solution créative

"Les options qui s'offrent au travailleur qui désire s'absenter de son travail pour une période plus courte sont limitées, indique Amandine Boseret, conseillère juridique. Le congé parental, même avec des conditions d'application plus souples, demeure tout de même une absence plus longue et moins flexible. Ce qui ne constitue pas le scénario le plus souhaitable pour de nombreux employeurs en période de pénurie sur le marché du travail.

Il n'est dès lors pas surprenant que les employeurs voient l'épargne-carrière comme une opportunité. Ils sont d'ailleurs déjà nombreux à se pencher sur la question." Certaines commissions et sous-commissions paritaires (CP de l'industrie et du commerce du pétrole, la CP de l'industrie chimique, la CP 200 pour les employés et la CP du transport urbain et régional) ont d'ailleurs inscrit l'épargne-carrière à l'ordre du jour de leurs réunions.

Combien de jours ?

Environ 33% des employeurs pensent à 10 jours supplémentaires à épargner. Près d'un quart sont prêts à aller jusqu'à 20 jours et 23 % n'imposeraient pas de limite de jours.