"Certains vont dire que c'est difficile" de décrocher un emploi à 55 ans. "Et cela crée un climat incertain. Mais c'est faux. L'évolution est positive", note Benoît Caufriez, directeur d'Acerta Consult.

Dans 7% des engagements en Belgique en 2018, le choix s'est porté sur un travailleur de plus de 55 ans. "7%, ce n'est pas très parlant. Ce qui est important c'est de voir que c'est 9% de plus qu'il y a un an, et 71,4% de plus qu'en 2011. Cette progression est énorme", poursuit-il. Seule la Wallonie a connu une petite baisse entre 2017 et 2018.

La hausse générale peut s'expliquer par le fait que la législation et la sensibilisation ont permis de "rajeunir" les travailleurs plus âgés. "L'âge de la pension a reculé. À 55 ans, on a encore pas mal d'années à travailler. Aujourd'hui à 45 ans, on est au milieu de sa carrière. (...) De plus, contrairement à ce qui se faisait avant, il devient très rare de faire toute sa carrière chez le même employeur. À 55 ans, un collaborateur va peut­-être avoir encore envie de changer et pourra trouver un employeur qui apprécie son expertise", analyse encore M. Caufriez.

Engager des travailleurs plus âgés est également une réponse aux problèmes de pénurie de certains profils. Si la part des plus de 55 ans augmente dans le nombre d'engagement, celle des moins de 25 ans diminue, car ils arrivent plus tard sur le marché du travail.