Ces applications médicales permettent notamment de suivre des exercices de revalidation après une intervention chirurgicale ou d'être suivi par voie électronique. Ce système est susceptible de générer des économies de 27 millions d'euros pour la Sécurité sociale, selon la start-up gantoise MoveUp.

Cependant, à l'heure actuelle, ces applis ne sont pas remboursées par l'Inami, ce qui empêche nombre de médecins à les prescrire.

La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) avait pourtant fait du lancement des applis médicales dans les soins de santé un de ses chevaux de bataille. À son initiative, un cadre légal a été créé: les applications doivent passer plusieurs niveaux de contrôle pour obtenir leur agrément et leur remboursement. Un processus très lent, déplorent les entreprises du secteur.

L'Inami s'emploie actuellement à élaborer une procédure de remboursement, mais ne peut avancer le moindre calendrier à cet égard.

La problématique du remboursement ne se limite pas au secteur des applications. Les téléconsultations, c'est à dire un contact à distance entre le patient et le médecin, ne sont pas remboursées non plus.