La pension libre complémentaire pour salariés (PLCS) donne la possibilité aux travailleurs qui ne possèdent aucune pension complémentaire via leur entreprise (assurance groupe ou fonds de pension) d'accéder tout de même au deuxième pilier et ainsi compléter la pension légale versée par l'Etat. Le salarié fixe ainsi librement sa contribution moyennant le respect de certaines limites. Ce montant est ensuite retenu sur son salaire par l'employeur qui le verse à l'organisme de pension choisi par le travailleur.

On constate que seuls trois assureurs se sont lancés sur le créneau. Chez Axa, le leader, 550 contrats ont été signés. Chez Belfius, seuls 11 contrats ont été souscrits et 21 offres ont été envoyées. Allianz ne communique pas de données.

"Le système connaît peu de succès, mais il faut dire qu'il porte sur un nombre limité de travailleurs, dont certains ont peu de moyens et pour qui le financement de la pension n'est pas une priorité", analyse Jean-Luc Vannieuwenhuyse, conseiller juridique au sein du secrétariat social SD Worx.

En 2019, les trois quarts des salariés (3.187.000 travailleurs précisément) bénéficiaient en effet d'un plan de pension complémentaire collectif.

Mais pour Belfius, c'est aussi le fonctionnement qui pêche. "Selon nous, la complexité du processus, qui implique tant le travailleur, l'employeur que la compagnie d'assurances, pèse sur le succès de cette solution", constate le bancassureur.

Le cabinet du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, refuse en tout cas de parler d'échec et n'envisage pas non plus une optimisation de la législation. "La PLCS est et doit rester résiduaire par rapport à l'initiative d'un employeur de prévoir une pension complémentaire pour ses travailleurs", recadre le porte-parole du ministre, qui rappelle. "L'objectif reste d'encourager la mise en place de plans de pension complémentaire collectifs".

La pension libre complémentaire pour salariés (PLCS) donne la possibilité aux travailleurs qui ne possèdent aucune pension complémentaire via leur entreprise (assurance groupe ou fonds de pension) d'accéder tout de même au deuxième pilier et ainsi compléter la pension légale versée par l'Etat. Le salarié fixe ainsi librement sa contribution moyennant le respect de certaines limites. Ce montant est ensuite retenu sur son salaire par l'employeur qui le verse à l'organisme de pension choisi par le travailleur. On constate que seuls trois assureurs se sont lancés sur le créneau. Chez Axa, le leader, 550 contrats ont été signés. Chez Belfius, seuls 11 contrats ont été souscrits et 21 offres ont été envoyées. Allianz ne communique pas de données. "Le système connaît peu de succès, mais il faut dire qu'il porte sur un nombre limité de travailleurs, dont certains ont peu de moyens et pour qui le financement de la pension n'est pas une priorité", analyse Jean-Luc Vannieuwenhuyse, conseiller juridique au sein du secrétariat social SD Worx. En 2019, les trois quarts des salariés (3.187.000 travailleurs précisément) bénéficiaient en effet d'un plan de pension complémentaire collectif. Mais pour Belfius, c'est aussi le fonctionnement qui pêche. "Selon nous, la complexité du processus, qui implique tant le travailleur, l'employeur que la compagnie d'assurances, pèse sur le succès de cette solution", constate le bancassureur. Le cabinet du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, refuse en tout cas de parler d'échec et n'envisage pas non plus une optimisation de la législation. "La PLCS est et doit rester résiduaire par rapport à l'initiative d'un employeur de prévoir une pension complémentaire pour ses travailleurs", recadre le porte-parole du ministre, qui rappelle. "L'objectif reste d'encourager la mise en place de plans de pension complémentaire collectifs".