Au sein de l'Union européenne, le prix moyen de l'électricité facturée aux ménages a en moyenne augmenté de 3,5% entre le deuxième semestre 2017 et le deuxième semestre 2018, pour s'établir à 21,1 euros les 100 kWh. En Belgique, le prix atteint 29,4 euros (dont 32% de taxes et redevances), contre 31,2 au Danemark et 30 en Allemagne.

Sur la même période, le prix de l'électricité a augmenté de 2,1% en Belgique.

Le Wallon paie trois fois plus que le Bruxellois pour le renouvelable

Le Wallon paie près de trois fois plus cher pour le soutien aux énergies renouvelables que le Bruxellois, ressort-il de statistiques de la Creg, le régulateur fédéra de l'énergie, compilées par La Libre.

Le ménage bruxellois est, de loin, le mieux loti avec un coût global d'une soixantaine d'euros par an pour soutenir les énergies renouvelables. Pour une consommation moyenne d'électricité de 3 500 kWh, il paie environ 35 euros pour le soutien régional au renouvelable, et 25 euros pour les éoliennes en mer du Nord. En ajoutant la TVA, on arrive à un peu plus de 70 euros par an.

En Wallonie, le coût est plus élevé. Les objectifs climatiques assignés à la Région wallonne sont plus ambitieux, note La Libre, car il est plus aisé d'installer des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques dans le sud du pays qu'à Bruxelles. Résultat, le ménage wallon paie, pour une consommation moyenne, environ 165 euros par an pour soutenir les énergies renouvelables: 90 euros pour le soutien régional, 50 pour le dérapage du photovoltaïque, et environ 25 euros pour les éoliennes en mer du Nord. En ajoutant la TVA, on arrive à 200 euros par an environ.

C'est du côté flamand que le soutien aux énergies renouvelables est le plus onéreux. En plus des 85 euros pour le mécanisme général des certificats verts et les 25 euros pour les éoliennes en mer, une surcharge spéciale de 134 euros par an est appliquée dans les tarifs de distribution, soit 244 euros au total. Avec la TVA, on arrive donc quasiment à 300 euros.