PRÊT REMBOURSÉ ? SONGEZ À L'ASSURANCE-VIE !

La majorité des Belges achète une habitation à l'aide d'un prêt hypothécaire. En tant que contribuable, nous disposons d'un " panier " fiscal que nous pouvons remplir avec divers frais, tels que les remboursements de capital, les intérêts et les primes d'assurance-vie dans le cadre du prêt hypothécaire. Un panier qu'on est bien sûr libre de remplir à ras bord. Pour l'exercice 2020, le maximum s'élève à 2.390 €.
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La majorité des Belges achète une habitation à l'aide d'un prêt hypothécaire. En tant que contribuable, nous disposons d'un " panier " fiscal que nous pouvons remplir avec divers frais, tels que les remboursements de capital, les intérêts et les primes d'assurance-vie dans le cadre du prêt hypothécaire. Un panier qu'on est bien sûr libre de remplir à ras bord. Pour l'exercice 2020, le maximum s'élève à 2.390 €. C'est un montant que l'on atteint facilement rien qu'avec les frais liés à un prêt hypothécaire. Mais une fois qu'on a fini de le rembourser, on peut songer à remplir son panier autrement. Par exemple avec une formule d'épargne sous forme d'assurance-vie individuelle, aussi appelée épargne à long terme. Sur les dépôts effectués, le fisc vous reverse 30 % par le biais d'une réduction d'impôts. A noter que cet avantage est plafonné à 717€ maximum (2.390 € x 30 %) par contribuable. Attention, vous devez contracter cette assurance avant vos 65 ans et elle doit courir sur minimum dix ans. Les montants versés après l'âge de 65 ans sont également pris en compte, à condition que vous ayez signé le contrat avant vos 65 ans.Par ailleurs, vous devez fournir deux éléments au fisc. Premièrement, une attestation dans laquelle l'assureur mentionne les éléments prouvant que le contrat d'assurance-vie peut effectivement faire l'objet d'une déduction fiscale ; et, deuxièmement, chaque année, une attestation de paiement avec les primes versées. Voici environ deux ans, les autorités ont mis en place une incitation au financement alternatif pour les entreprises. L'idée est de mobiliser l'épargne des particuliers pour contribuer au capital des entreprises. Soit par voie directe, soit via le crowdfunding. L'abattement fiscal s'élève à 30 % des paiements que vous aurez versés pour acheter des actions, voire à 45% s'il s'agit des actions de micro-entreprises - autrement dit les entreprises de moins de dix employés, avec un chiffre d'affaires ne dépassant pas 700.000€ par an, pour un bilan global de 350.000 €. Vous pouvez faire des versements à hauteur de 100.000€ par exercice fiscal. Concrètement, cela se traduit par une réduction d'impôts de 30.000 à 45.000 €. Pas mal pour des parents désireux, par exemple, d'aider leur enfant à se lancer dans une activité d'indépendant. Depuis l'année d'imposition 2019, la niche fiscale pour les start-up a été étendue aux sociétés en croissance qui ont besoin de capital-risque pour réaliser leurs ambitions. Cela ne concerne toutefois pas les nouvelles entreprises. Une entreprise en croissance doit employer au moins dix personnes et avoir vu depuis deux ans son chiffre d'affaires ou son personnel augmenter d'au moins 10 %. Vous pouvez investir jusqu'à 100.000 €, soit directement, soit via crowdfunding. Vous récupérerez 25 % de cette somme. La limite fixée à 100.000€ vaut pour les start-up et les scale-up. Ainsi, si vous avez déjà investi 60.000€ dans une start-up, il vous reste pour la même année 40.000€ à investir dans une scale-up. Vous pouvez aussi choisir de prêter jusqu'à 50.000 € à une entreprise et avoir droit à un avantage fiscal. C'est ce que l'on appelle un prêt win-win (gagnant-gagnant). Avec un bémol toutefois : les personnes résidant à Bruxelles ou en Wallonie ne sont pas concernées, car cet abattement fiscal ne concerne que les habitants de la Flandre. Ce prêt win-win a une durée de huit ans. L'entreprise peut emprunter par ce biais un maximum de 200.000 €. Le taux d'intérêt pour 2020 est de 1,75 % maximum et de 0,875 % minimum. L'avantage fiscal représente un crédit d'impôt de 2,5% du montant restant dû. Cet avantage est accordé chaque année pendant huit ans. Autrement dit, si vous prêtez un montant de 50.000 €, vous avez droit à une réduction de 1.250€ par an sur votre facture d'impôts.