"La dynamique soutenue du marché immobilier au cours des deuxième et troisième trimestres peut paraître surprenante", annonce ING dans son dernier rapport sur l'état du marché immobilier en Belgique. "La hausse des prix a été très supérieure aux prévisions, avancent les économistes de l'institution financière. Cette situation peut toutefois s'expliquer par le fait que la croissance des revenus a été moins négative que prévu et par une activité importante dans le chef des investisseurs. C'est pourquoi nous avons revu nos prévisions à la hausse et nous tablons désormais sur une croissance nominale des prix de 5% en 2020. Le marché immobilier devrait ralentir en 2021, mais en raison de certains effets de base, notre prévision de croissance pour l'année 2021 demeure élevée, à hauteur de 3 %." En avril, les économistes s'attendaient, vu la crise, à une pression à la baisse sur les prix. Mais l'intérêt accordé à l'immobilier a rapidement repris après le confinement.

Appartements wallons et bruxellois

Selon le rapport, "ce sont surtout les prix des appartements wallons et bruxellois qui ont connu une augmentation très rapide, respectivement de 6% et 7%. En Flandre, les maisons à deux ou trois façades ont également connu une forte croissance (+8 %), mais cette hausse importante s'explique en partie par une reprise après la croissance négative du premier trimestre provoquée par la suppression du bonus logement."

Quatre facteurs expliquent le dynamisme du marché :

  • Taux faibles. Il faut prendre en compte la persistance du faible niveau des taux hypothécaires. De légères variations des taux hypothécaires peuvent avoir un effet relativement important sur la capacité d'emprunt. Lorsque le taux d'intérêt hypothécaire passe de 2% à 1,5%, la capacité d'emprunt augmente de 5% pour un prêt sur 20 ans.
  • La brique, ce refuge.Les investisseurs soutiennent toujours le marché immobilier. La faiblesse ou la volatilité des rendements sur les marchés financiers confèrent à l'investissement immobilier un caractère (encore) plus attractif
  • Besoin d'air !La hausse des prix a été plus importante pour les maisons les plus chères par rapport aux maisons meilleur marché. Après le confinement, les maisons avec jardin et les appartements situés à la côte ont été particulièrement prisés.
  • Du cash disponible. Selon les économistes, "l'impact négatif sur les revenus ces derniers mois a été moins brutal qu'on ne le pensait. Ce phénomène est principalement dû aux mesures de soutien au revenu prises par les pouvoirs publics (...) et les ménages qui ont réellement subi une perte de revenus ne sont généralement pas ceux qui achètent des maisons."

Cette flambée des prix va-t-elle se poursuivre ?

"Nous ne le pensons pas, estiment les économistes. Nous estimons que les facteurs évoqués plus haut, qui ont soutenu les prix de l'immobilier au-delà des prévisions initiales, vont s'affaiblir au cours des prochains mois. La deuxième vague et les effets négatifs de la première vague aggraveront le chômage même dans les secteurs qui ne sont pas directement touchés par la pandémie, ce qui entraînera une pression à la baisse sur les prix (...). De surcroît, les fortes hausses de prix que nous avons observées récemment réduiront l'attrait de l'immobilier pour les investisseurs."

"La dynamique soutenue du marché immobilier au cours des deuxième et troisième trimestres peut paraître surprenante", annonce ING dans son dernier rapport sur l'état du marché immobilier en Belgique. "La hausse des prix a été très supérieure aux prévisions, avancent les économistes de l'institution financière. Cette situation peut toutefois s'expliquer par le fait que la croissance des revenus a été moins négative que prévu et par une activité importante dans le chef des investisseurs. C'est pourquoi nous avons revu nos prévisions à la hausse et nous tablons désormais sur une croissance nominale des prix de 5% en 2020. Le marché immobilier devrait ralentir en 2021, mais en raison de certains effets de base, notre prévision de croissance pour l'année 2021 demeure élevée, à hauteur de 3 %." En avril, les économistes s'attendaient, vu la crise, à une pression à la baisse sur les prix. Mais l'intérêt accordé à l'immobilier a rapidement repris après le confinement.Selon le rapport, "ce sont surtout les prix des appartements wallons et bruxellois qui ont connu une augmentation très rapide, respectivement de 6% et 7%. En Flandre, les maisons à deux ou trois façades ont également connu une forte croissance (+8 %), mais cette hausse importante s'explique en partie par une reprise après la croissance négative du premier trimestre provoquée par la suppression du bonus logement." Quatre facteurs expliquent le dynamisme du marché :"Nous ne le pensons pas, estiment les économistes. Nous estimons que les facteurs évoqués plus haut, qui ont soutenu les prix de l'immobilier au-delà des prévisions initiales, vont s'affaiblir au cours des prochains mois. La deuxième vague et les effets négatifs de la première vague aggraveront le chômage même dans les secteurs qui ne sont pas directement touchés par la pandémie, ce qui entraînera une pression à la baisse sur les prix (...). De surcroît, les fortes hausses de prix que nous avons observées récemment réduiront l'attrait de l'immobilier pour les investisseurs."