A la naissance, le propriétaire d'un poulain doit déclarer si son animal est destiné soit aux loisirs/sport soit s'il peut finir en boucherie. C'est irréversible. Un animal sur deux va, selon cette déclaration, entrer dans la chaîne alimentaire. Il y a donc fraude quand des équidés exclus de la chaîne alimentaire se retrouvent malgré tout en boucherie.

C'est dans ce contexte qu'est intervenue l'AFSCA, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. L'Agence possède une Unité nationale d'enquête, une cellule qui participe à des opérations internationales. La dernière nommée "Opson" a impliqué les services de lutte contre la fraude alimentaire de 83 pays de décembre 2019 à juin 2020. Et les résultats de cette action d'envergure sont désormais en partie connus. On y apprend que la Belgique a fait partie d'un projet spécifique dans la lutte contre la vente de viande chevaline produite illégalement. Ainsi, 157.000 chevaux provenant de 8 pays et d'environ 117 tonnes de viande chevaline ont été contrôlés. Résultats ? Des animaux vivants et plus de 17 tonnes de viande chevaline ont été saisies dans plusieurs abattoirs européens. Les inspections des chevaux d'abattage dans plusieurs pays ont montré qu'environ 20% des passeports étrangers utilisés pour ces chevaux présentaient des signes de falsification.

Et en Belgique ?

Vingt opérations de contrôles ont été menées dans nos contrées, dont quatre dans des abattoirs. Ce sont 308 passeports et chevaux qui ont été passés au crible, dont 88% de ceux-ci étaient en règle. Mais 28 passeports falsifiés ont été identifiés, dont 13 qui concernaient de fausses identités. L' AFSCA communique que "ces falsifications ont essentiellement pour but d'introduire illégalement des équidés exclus de la chaîne alimentaire (statut légal, irréversible) dans la chaîne alimentaire en modifiant frauduleusement ce statut via leurs passeports." Cela pose deux problèmes. Le premier : "ces chevaux de selle ont potentiellement pu recevoir un traitement médicamenteux exclusivement réservé aux animaux exclus de la chaîne alimentaire". Le second : "il s'agit également d'une potentielle fraude éthique puisqu'un des propriétaires précédents, voire le naisseur, en choisissant ce statut, ne désirait pas que les chevaux concernés entrent dans la chaîne alimentaire."

Suite à ces contrôles, 13 dossiers ont été ouverts par l'AFSCA et 12 saisies sanitaires effectuées. Un camion utilisé pour transporter des chevaux aux identifications falsifiées a aussi été saisi. De manière plus générale, outre cette opération, l'AFSCA avance qu'en 2019, ce sont près de 5.600 chevaux qui ont été contrôlés à l'abattoir par ses services. Plus de 98% de ceux-ci étaient conformes, tant d'un point de vue sanitaire que d'un point de vue réglementaire.

A la naissance, le propriétaire d'un poulain doit déclarer si son animal est destiné soit aux loisirs/sport soit s'il peut finir en boucherie. C'est irréversible. Un animal sur deux va, selon cette déclaration, entrer dans la chaîne alimentaire. Il y a donc fraude quand des équidés exclus de la chaîne alimentaire se retrouvent malgré tout en boucherie. C'est dans ce contexte qu'est intervenue l'AFSCA, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. L'Agence possède une Unité nationale d'enquête, une cellule qui participe à des opérations internationales. La dernière nommée "Opson" a impliqué les services de lutte contre la fraude alimentaire de 83 pays de décembre 2019 à juin 2020. Et les résultats de cette action d'envergure sont désormais en partie connus. On y apprend que la Belgique a fait partie d'un projet spécifique dans la lutte contre la vente de viande chevaline produite illégalement. Ainsi, 157.000 chevaux provenant de 8 pays et d'environ 117 tonnes de viande chevaline ont été contrôlés. Résultats ? Des animaux vivants et plus de 17 tonnes de viande chevaline ont été saisies dans plusieurs abattoirs européens. Les inspections des chevaux d'abattage dans plusieurs pays ont montré qu'environ 20% des passeports étrangers utilisés pour ces chevaux présentaient des signes de falsification.Vingt opérations de contrôles ont été menées dans nos contrées, dont quatre dans des abattoirs. Ce sont 308 passeports et chevaux qui ont été passés au crible, dont 88% de ceux-ci étaient en règle. Mais 28 passeports falsifiés ont été identifiés, dont 13 qui concernaient de fausses identités. L' AFSCA communique que "ces falsifications ont essentiellement pour but d'introduire illégalement des équidés exclus de la chaîne alimentaire (statut légal, irréversible) dans la chaîne alimentaire en modifiant frauduleusement ce statut via leurs passeports." Cela pose deux problèmes. Le premier : "ces chevaux de selle ont potentiellement pu recevoir un traitement médicamenteux exclusivement réservé aux animaux exclus de la chaîne alimentaire". Le second : "il s'agit également d'une potentielle fraude éthique puisqu'un des propriétaires précédents, voire le naisseur, en choisissant ce statut, ne désirait pas que les chevaux concernés entrent dans la chaîne alimentaire."Suite à ces contrôles, 13 dossiers ont été ouverts par l'AFSCA et 12 saisies sanitaires effectuées. Un camion utilisé pour transporter des chevaux aux identifications falsifiées a aussi été saisi. De manière plus générale, outre cette opération, l'AFSCA avance qu'en 2019, ce sont près de 5.600 chevaux qui ont été contrôlés à l'abattoir par ses services. Plus de 98% de ceux-ci étaient conformes, tant d'un point de vue sanitaire que d'un point de vue réglementaire.