Un constat : "les assureurs reçoivent de plus en plus de demandes d'assurés pour obtenir un remboursement partiel des primes de leur assurance auto", avance Assuralia, l'Union professionnelle des entreprises d'assurances, dans un communiqué. Une réaction compréhensible de la part des consommateurs. Car, durant "la période de confinement, un grand nombre de gens n'ont pas utilisé leur voiture. Il en a résulté une baisse de la charge des sinistres pour les assureurs." Une question suit donc : votre prime auto va-t-elle baisser ? Euh, hélas non pour le moment. Et , l'Union professionnelle d'avancer plusieurs arguments.

Premier argument : les entreprises ont redémarré leurs activités depuis le début de ce mois de mai. Nombreux seront les travailleurs à préférer leur voiture aux transports en commun pour des raisons de sécurité... Les assureurs estiment donc que le risque d'accident va augmenter.

Deuxième argument : Durant les mois d'été, "il faudra sans doute renoncer aussi aux voyages en avion à l'étranger pour privilégier des vacances en voiture et des excursions d'une journée à intérieur du pays", estiment les assureurs. Il y aura donc plus de nouveau sinistres sur les routes.

Troisième argument : Assuralia estime que, annuellement, "le niveau de la charge des sinistres est déterminé par un nombre limité de sinistres graves. Et il est aujourd'hui difficile de faire des prévisions." On imagine cependant que, comme la circulation a été fortement réduite ces dernières semaines, le nombre de sinistres graves a aussi chuté. Selon l'Agence wallonne pour la sécurité routière, par exemple, alors que le confinement n'a été imposé qu'à la mi-mars, il apparaît que le nombre de tués a reculé de 5% durant le premier trimestre de cette année et le nombre d'accidents avec blessés a baissé de 13% par rapport à la même période de 2019. Le second trimestre sera meilleur.

Il y a aussi un quatrième argument plus financier que les compagnies avancent : "le secteur des assurances doit faire face aujourd'hui à un certain nombre d'incertitudes. Il constate une volatilité fortement accrue des marchés financiers qui peut avoir un impact défavorable sur la valeur des actifs des assureurs belges. Pour cette raison aussi, la Banque nationale de Belgique a demandé aux assureurs d'adopter une position d'attente en ce qui concerne l'octroi de dividendes, de participations bénéficiaires et de ristournes." En attente de ristournes, donc.

En clair ? Notre interprétation est la suivante : il n'y aura pas de miracle extravagant pour les primes "auto" des assurés. L'Union des es assureurs estime d'ailleurs "qu'un ajustement de la politique tarifaire ne pourra par conséquent être évalué qu'après que les assureurs auront digéré cette crise du coronavirus et qu'ils connaîtront les chiffres définitifs pour cette année." Quant aux éventuels remboursements, il faudra être patient. Chez Fédérale, par exemple dont le slogan est "l'assureur qui partage ses bénéfices avec vous", lesdits assurés devront attendre juin 2021 pour retoucher... éventuellement une partie de leur prime. Seuls les assurés aux kilomètres peuvent espérer mieux. Chez l'assureur Corona direct*, autre exemple, on a calculé que les clients couvriront jusqu'à 30% de kilomètres en moins avec leur véhicule cette année. Et il prévoit de rembourser plus de 4 millions d'euros à ses automobilistes selon une estimation provisoire.

* Dont le nom est antérieur à la crise actuelle.

Un constat : "les assureurs reçoivent de plus en plus de demandes d'assurés pour obtenir un remboursement partiel des primes de leur assurance auto", avance Assuralia, l'Union professionnelle des entreprises d'assurances, dans un communiqué. Une réaction compréhensible de la part des consommateurs. Car, durant "la période de confinement, un grand nombre de gens n'ont pas utilisé leur voiture. Il en a résulté une baisse de la charge des sinistres pour les assureurs." Une question suit donc : votre prime auto va-t-elle baisser ? Euh, hélas non pour le moment. Et , l'Union professionnelle d'avancer plusieurs arguments.Premier argument : les entreprises ont redémarré leurs activités depuis le début de ce mois de mai. Nombreux seront les travailleurs à préférer leur voiture aux transports en commun pour des raisons de sécurité... Les assureurs estiment donc que le risque d'accident va augmenter. Deuxième argument : Durant les mois d'été, "il faudra sans doute renoncer aussi aux voyages en avion à l'étranger pour privilégier des vacances en voiture et des excursions d'une journée à intérieur du pays", estiment les assureurs. Il y aura donc plus de nouveau sinistres sur les routes.Troisième argument : Assuralia estime que, annuellement, "le niveau de la charge des sinistres est déterminé par un nombre limité de sinistres graves. Et il est aujourd'hui difficile de faire des prévisions." On imagine cependant que, comme la circulation a été fortement réduite ces dernières semaines, le nombre de sinistres graves a aussi chuté. Selon l'Agence wallonne pour la sécurité routière, par exemple, alors que le confinement n'a été imposé qu'à la mi-mars, il apparaît que le nombre de tués a reculé de 5% durant le premier trimestre de cette année et le nombre d'accidents avec blessés a baissé de 13% par rapport à la même période de 2019. Le second trimestre sera meilleur. Il y a aussi un quatrième argument plus financier que les compagnies avancent : "le secteur des assurances doit faire face aujourd'hui à un certain nombre d'incertitudes. Il constate une volatilité fortement accrue des marchés financiers qui peut avoir un impact défavorable sur la valeur des actifs des assureurs belges. Pour cette raison aussi, la Banque nationale de Belgique a demandé aux assureurs d'adopter une position d'attente en ce qui concerne l'octroi de dividendes, de participations bénéficiaires et de ristournes." En attente de ristournes, donc. En clair ? Notre interprétation est la suivante : il n'y aura pas de miracle extravagant pour les primes "auto" des assurés. L'Union des es assureurs estime d'ailleurs "qu'un ajustement de la politique tarifaire ne pourra par conséquent être évalué qu'après que les assureurs auront digéré cette crise du coronavirus et qu'ils connaîtront les chiffres définitifs pour cette année." Quant aux éventuels remboursements, il faudra être patient. Chez Fédérale, par exemple dont le slogan est "l'assureur qui partage ses bénéfices avec vous", lesdits assurés devront attendre juin 2021 pour retoucher... éventuellement une partie de leur prime. Seuls les assurés aux kilomètres peuvent espérer mieux. Chez l'assureur Corona direct*, autre exemple, on a calculé que les clients couvriront jusqu'à 30% de kilomètres en moins avec leur véhicule cette année. Et il prévoit de rembourser plus de 4 millions d'euros à ses automobilistes selon une estimation provisoire. * Dont le nom est antérieur à la crise actuelle.