Axa a analysé les cas d'agression par des tiers auprès de ses clients professionnels entre 2015 et 2019. L'année 2020 a également été observée malgré son caractère atypique en raison du recours massif au télétravail dans un contexte de crise sanitaire.

Sur ces 5 dernières années, Axa Belgium a recensé en moyenne 910 cas d'agression par an, 90% sur le lieu de travail et 10% sur le chemin du travail. Les agressions physiques sont davantage déclarées en accidents du travail, ajoute l'assureur.

Les facteurs de risque

Près de 30% des victimes ont par ailleurs entre 20 et 30 ans, tandis que 47% ont entre une et cinq années d'expérience.

Il existe plusieurs facteurs susceptibles d'accroître le risque d'agression au travail:

  • Le secteur d'activité professionnelle : les risques sont plus élevés dans les secteurs de la santé et du social, de l'éducation, du transport, du commerce, de la sécurité, du secteur public et de l'HoReCa.
  • La nature de l'activité professionnelle : travailler en contact avec des tiers ; travailler seul ; manipuler de l'argent ou des biens de valeur ; ...
  • L'organisation du travail : temps d'attente importants pour les usagers, informations insuffisantes de la part des travailleurs, discordance entre les attentes du public et les services de l'entreprise, surcharge de travail, ...
  • Les caractéristiques personnelles de la victime : plusieurs études démontrent également que l'âge et l'expérience sont des facteurs de risque à ne pas négliger.

En 2020, environ 40% des cas se sont déroulés dans le secteur de la santé.

Des conséquences importantes

Pour la victime, les conséquences peuvent être tant physiques que psychologiques. Si les lésions physiques sont plus généralement superficielles, les travailleurs victimes d'agression peuvent ressentir un stress plus élevé.

Les répercussions d'une agression ne se limitent pas uniquement au travailleur qui en a été victime, elles peuvent aussi concerner l'organisation. En effet, on remarque souvent chez les victimes une plus faible satisfaction au travail, une baisse de la productivité et plus d'absentéisme.

En moyenne, ces agressions engendrent chaque année 23.800 jours de travail perdus. 68% de ces jours perdus concernent des absences de plus de 12 semaines

Peu d'analyse de risques spécifique à l'agression

Axa remarque cependant que 70% des répondants n'ont pas réalisé d'analyse de risques spécifique à l'agression, et que près de 75% ne disposent pas d'un inventaire spécifique mentionnant les différents cas d'agression. "Ces deux points sont pourtant essentiels en matière de prévention", souligne l'assureur.

Seul un répondant sur trois dit d'ailleurs évoquer la thématique de l'agression lors de l'accueil de nouveaux collaborateurs.

La législation impose pourtant à l'employeur de prendre des mesures en termes de prévention et de gestion des risques psychosociaux, notamment pour les agressions au travail.

Axa a analysé les cas d'agression par des tiers auprès de ses clients professionnels entre 2015 et 2019. L'année 2020 a également été observée malgré son caractère atypique en raison du recours massif au télétravail dans un contexte de crise sanitaire. Sur ces 5 dernières années, Axa Belgium a recensé en moyenne 910 cas d'agression par an, 90% sur le lieu de travail et 10% sur le chemin du travail. Les agressions physiques sont davantage déclarées en accidents du travail, ajoute l'assureur. Près de 30% des victimes ont par ailleurs entre 20 et 30 ans, tandis que 47% ont entre une et cinq années d'expérience. Il existe plusieurs facteurs susceptibles d'accroître le risque d'agression au travail:En 2020, environ 40% des cas se sont déroulés dans le secteur de la santé.Pour la victime, les conséquences peuvent être tant physiques que psychologiques. Si les lésions physiques sont plus généralement superficielles, les travailleurs victimes d'agression peuvent ressentir un stress plus élevé. Les répercussions d'une agression ne se limitent pas uniquement au travailleur qui en a été victime, elles peuvent aussi concerner l'organisation. En effet, on remarque souvent chez les victimes une plus faible satisfaction au travail, une baisse de la productivité et plus d'absentéisme. En moyenne, ces agressions engendrent chaque année 23.800 jours de travail perdus. 68% de ces jours perdus concernent des absences de plus de 12 semaines Axa remarque cependant que 70% des répondants n'ont pas réalisé d'analyse de risques spécifique à l'agression, et que près de 75% ne disposent pas d'un inventaire spécifique mentionnant les différents cas d'agression. "Ces deux points sont pourtant essentiels en matière de prévention", souligne l'assureur. Seul un répondant sur trois dit d'ailleurs évoquer la thématique de l'agression lors de l'accueil de nouveaux collaborateurs.La législation impose pourtant à l'employeur de prendre des mesures en termes de prévention et de gestion des risques psychosociaux, notamment pour les agressions au travail.