Dans son spectacle précédent, On the road...A, Roda Fawaz évoquait ses racines et concluait à la nécessité d'être de quelque part, lui qui est né au Maroc de parents libanais, a grandi en Guinée, et a la nationalité belge. Dans Dieu le Père, Roda part à la recherche de ce père absent et fantasmé qu'il finit par rejoindre. Il évoque sa mère avec une grande honnêteté et sans fausse pudeur, le repli religieux qu'elle fit et le salon de beauté qu'elle créa dans le même temps : l'institut Makki, banc solaire et pédicure- qui fit sa fortune. Pour la comprendre, Roda en appelle à Dieu, avec lequel, il forme, sa mère et lui, un trio infernal. Son père est absent, Allah, lui, est omniprésent. Avec Dieu, il négocie tant le bonheur des siens que l'achat de nouvelles baskets. Avec Lui, il se permet une conversation honnête sans parti pris. Quoique...

ODE A LA FEMMEFéminisme islamique, courage, polygamie et patriarcat. À travers l'histoire de sa mère, il met la lumière sur ces femmes fortes qui n'ont pas eu d'autres choix que d'éduquer seules leurs enfants. De mener de front une vie familiale et professionnelle dans un pays qui n'est pas le leur, et dans une culture, notamment religieuse, différente. Si le spectacle questionne le féminisme et la féminité, il l'aborde sous un angle surprenant à l'heure actuelle : celui de ce que l'on appelle le féminisme islamique. Mais attention, le but n'est pas de plonger dans le communautarisme et d'enfermer une fois de plus les femmes musulmanes dans une identité de victime à défendre. Au contraire, avec cette histoire qui est la sienne il réinjecte une dose de complexité au portrait de la femme musulmane et dynamite les clichés.

IDENTITÉ, CONDITIONNEMENT ET TRANSMISSION

Avec "Dieu le père", Roda va au-delà de l'origine de la naissance et en explore d'autres facettes. Il parle davantage du conditionnement identitaire, et du poids de la transmission. Qu'est-ce qu'on apprend, et qui nous forme ? Quelles sont toutes ces actions, ces gestes que l'on accomplit consciemment ou inconsciemment et qui finissent par créer notre identité ? Il s'intéresse à tout ce qui dépasse l'origine, à tout ce qui vient après ça, avec comme point de départ une femme - sa mère. Voici la question qu'il se pose, qu'il nous pose : quelle place reste-t-il pour nos choix, à force de conditionnement éducatif, religieux, culturel ?

Infos pratiques :

Quand : du 7 au 25 janvier

Où : A la Vénerie / Espace Delvaux

Infos et réservations : reservation@poche.be ou au 02/649.17.27

Envie d'assister au spectacle ce lundi 6 janvier à 20h30 ? Plus Magazine vous offre 5 duotickets. Tentez vite votre chance en partipant à notre concours...

Dans son spectacle précédent, On the road...A, Roda Fawaz évoquait ses racines et concluait à la nécessité d'être de quelque part, lui qui est né au Maroc de parents libanais, a grandi en Guinée, et a la nationalité belge. Dans Dieu le Père, Roda part à la recherche de ce père absent et fantasmé qu'il finit par rejoindre. Il évoque sa mère avec une grande honnêteté et sans fausse pudeur, le repli religieux qu'elle fit et le salon de beauté qu'elle créa dans le même temps : l'institut Makki, banc solaire et pédicure- qui fit sa fortune. Pour la comprendre, Roda en appelle à Dieu, avec lequel, il forme, sa mère et lui, un trio infernal. Son père est absent, Allah, lui, est omniprésent. Avec Dieu, il négocie tant le bonheur des siens que l'achat de nouvelles baskets. Avec Lui, il se permet une conversation honnête sans parti pris. Quoique...ODE A LA FEMMEFéminisme islamique, courage, polygamie et patriarcat. À travers l'histoire de sa mère, il met la lumière sur ces femmes fortes qui n'ont pas eu d'autres choix que d'éduquer seules leurs enfants. De mener de front une vie familiale et professionnelle dans un pays qui n'est pas le leur, et dans une culture, notamment religieuse, différente. Si le spectacle questionne le féminisme et la féminité, il l'aborde sous un angle surprenant à l'heure actuelle : celui de ce que l'on appelle le féminisme islamique. Mais attention, le but n'est pas de plonger dans le communautarisme et d'enfermer une fois de plus les femmes musulmanes dans une identité de victime à défendre. Au contraire, avec cette histoire qui est la sienne il réinjecte une dose de complexité au portrait de la femme musulmane et dynamite les clichés.IDENTITÉ, CONDITIONNEMENT ET TRANSMISSIONAvec "Dieu le père", Roda va au-delà de l'origine de la naissance et en explore d'autres facettes. Il parle davantage du conditionnement identitaire, et du poids de la transmission. Qu'est-ce qu'on apprend, et qui nous forme ? Quelles sont toutes ces actions, ces gestes que l'on accomplit consciemment ou inconsciemment et qui finissent par créer notre identité ? Il s'intéresse à tout ce qui dépasse l'origine, à tout ce qui vient après ça, avec comme point de départ une femme - sa mère. Voici la question qu'il se pose, qu'il nous pose : quelle place reste-t-il pour nos choix, à force de conditionnement éducatif, religieux, culturel ?Infos pratiques : Quand : du 7 au 25 janvierOù : A la Vénerie / Espace Delvaux Infos et réservations : reservation@poche.be ou au 02/649.17.27Envie d'assister au spectacle ce lundi 6 janvier à 20h30 ? Plus Magazine vous offre 5 duotickets. Tentez vite votre chance en partipant à notre concours...