Pascale Halleux tricote la laine locale

11/07/17 à 18:50 - Mise à jour à 17/08/17 à 07:03

Source: Plusmagazine

Des gens comme vous et nous parlent de leur passion

Pascale Halleux tricote la laine locale

© Géraldine Dardenne

" Tricoteuse depuis l'enfance, j'ai décidé de me réapproprier la laine locale d'autant plus que la région est très riche en moutons de races variées. " Pascale Halleux, 53 ans, ex-lenseignante, a rejoint l'association " Laine en Transition ", à Gesves, qui compte recréer une filière de laine locale.

" Avec les six autres tricoteuses de ce groupe, nous avons été formées par une fi-leuse avant de commencer à récolter des toisons chez les éleveurs de la région. Celles-ci finissaient de toutes façons soit dans le compost, soit au feu, soit en Chine. Je lave ces toisons, les fait sécher puis je peigne la laine afin de remettre les poils dans le bon sens avant de pouvoir la filer pour en faire des bobines et enfin la tricoter. Ce processus prend énormément de temps mais je ne suis pas pressée et il me permet de me replonger dans un travail que nos ancêtres maîtrisaient très bien.

Aujourd'hui, les magasins proposent souvent de la laine synthétique. En six mois, j'ai fait une quinzaine de bobines dont l'odeur me rappelle mon enfance... J'ai notamment crocheté un adorable mouton devenu la mascotte de l'association ! " Laine en Transition " a récemment été récompensée par la Fondation Roi Baudouin pour ce projet qui rassemble, vise à tricoter du lien, à ramener via les ateliers de l'activité dans le village autour d'un savoir-faire qui a quasi disparu en Belgique.

C'est important de perpétuer les traditions. Notre association a l'intention de faire un marché de Noël dans la région pour sensibiliser le public ainsi que les éleveurs et pour agrandir notre groupe de tricoteuses de laine " fraîche " locale ! L'idée sera aussi de montrer et de vendre nos créations que nous aurons réalisées durant cet été pour financer une petite société locale de filage.

Et cet automne, je compte acquérir une dizaine de moutons pour le pâturage de mon verger et, bien sûr, pour récupérer leur laine. Reste à apprendre la tonte ! Ma première oeuvre sera un long gilet. "

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