"Il y a un véritable érotisme du cheveu blanc"

20/09/17 à 21:00 - Mise à jour à 04/10/17 à 13:02
Du Plusmagazine du 21/09/17

À 53 ans, Sophie Fontanel, journaliste et écrivain, a décidé de ne plus se teindre les cheveux. Dans son livre, " Une apparition ", elle raconte cette métamorphose que désapprouve une partie de son entourage, mais qui la mènera vers toujours plus de liberté et de sensualité.

Tout au long de votre métamorphose, vous êtes confrontée à un malentendu : les gens pensent que vous laissez vos cheveux blanchir parce que vous assumez votre âge et/ou que vous vous laissez aller. Mais vous écrivez : " Je ne le fais pas pour assumer mon âge. Je ne le fais pas par renoncement à une puissance que serait la jeunesse ". C'est plutôt un désir de beauté qui vous guide...

Oui, car il y a une beauté de la maturité, de la patine de l'âge. Je le crois vraiment. Mais il y a une convention qui dit que lorsque les femmes se laissent blanchir les cheveux, c'est parce qu'elles en ont assez des contraintes liées aux teintures. Ce serait donc un refus de coquetterie. Mais je pense au contraire que c'est une coquetterie d'avoir les cheveux blancs ! C'est un atout extraordinaire qui est donné aux femmes qui, contrairement aux hommes, perdent rarement leurs cheveux. C'est aussi pourquoi cette chevelure est soumise à toute une série de conventions : les cacher, les laisser longs quand on est une petite fille, etc. Quand on avance en âge, la convention serait de les avoir courts parce que c'est pratique : on veut bien à la limite qu...

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