Vers un financement forfaitaire des hôpitaux?

28/01/10 à 00:00 - Mise à jour à 00:00

Réorganiser le financement des soins de santé en Belgique pour se diriger vers une formule all-in, c'est ce que conseille le Centre fédéral d'expertise des soins de santé, qui vient de publier son rapport sur le sujet.

Pour cet organisme d'intérêt public, la formule all-in déjà appliquée chez plusieurs de nos voisins recèle de nombreux avantages mais devrait s'accompagner de nombreuses précautions.

Actuellement en Belgique, la plupart des recettes hospitalières sont liées au nombre de prestations effectuées. Dans certains services, les médecins peuvent être payés à l'acte et ce sont les médecins qui ristournent une partie de leurs honoraires à l'hôpital pour lui permettre de couvrir ses coûts. Ce système a pour inconvénient d'être complexe et peu transparent. Les montants payés ne correspondent pas toujours aux frais réels couverts par les hôpitaux. Vers un système all-in ? Le système tout compris changerait pas mal de choses d'un point de vue économique, culturel et managérial. En effet, avec ce système les hôpitaux recevraient un montant forfaitaire en fonction du nombre et de la nature des pathologies prises en charge et ne seraient plus " rémunérés " en fonction des prestations des médecins. De cette manière, les hôpitaux seraient obligés d'optimaliser leur gestion des coûts.

L'introduction de ce système pourrait entraîner des glissements de revenus entre les hôpitaux et principalement dans les services où les prix sont surfaits par rapport aux coûts réels. L'impact sur les relations entre les médecins et les gestionnaires d'hôpitaux seraient également important, dans la mesure où le transfert d'argent serait inversé. Les médecins ne donneraient plus une partie de leurs honoraires après avoir été payés mais c'est l'hôpital qui rémunérerait le médecin comme le reste de ses employés.

Le glissement vers ce système devrait s'accompagner de pas mal de précautions, mais il offre aux autorités, aux gestionnaires hospitaliers et aux assureurs l'opportunité de repenser de nouveaux modes de collaboration.

Le rapport complet ici

Nos partenaires