Une nouvelle façon de prévenir le cancer de l'oesophage

06/04/14 à 10:47 - Mise à jour à 10:47

Le cancer de l'oesophage est souvent la conséquence de la maladie dite "oesophage de Barrett". Il s'agit d'une affection qui voit la muqueuse gastro-oesophagienne irritée et abîmée par des années de reflux. Le risque de développer des cellules cancéreuses dans la muqueuse atteinte peut désormais être limité, voire prévenu, grâce à l'ablation par radiofréquence (ARF).

Une nouvelle façon de prévenir le cancer de l'oesophage

© Getty Images/iStockphoto

Cette avancée résulte d'une étude à grande échelle menée auprès de neuf centre européens, dont l'UZ Leuven. Depuis trente ans, le nombre de cancers de l'oesophage a considérablement augmenté. Il s'agit du type de cancer qui connaît la plus forte progression un peu partout dans le monde. Les chercheurs ont donc décidé d'agir. Ils se sont pleinement engagés dans un combat contre l'oesophage de Barrett. Car la maladie semble être souvent à l'origine du cancer de l'oesophage.

L'affection touche en particulier la partie inférieure de l'organe. Or souffrir de reflux gastro-oesophagien à long terme expose à une irritation et un endommagement de la paroi interne de l'oesophage. Cela modifie la muqueuse locale, avec le risque de voir se développer une dysplasie, un ensemble de cellules pré-cancéreuses.

Traitement

Pour l'ablation des tissus muqueux, on procède en général par chirurgie endoscopique. Chez les patients qui souffrent d'une forte dysplasie, le traitement est le plus souvent associé à une ARF ou ablation par radiofréquence. Il s'agit de chauffer la muqueuse oesophagienne à l'aide d'un petit ballon que l'on introduit dans l'oesophage, ce qui a pour conséquence de nécroser les tissus indésirables.

Les chercheurs ont voulu savoir si l'ARF était aussi aussi efficace comme moyen de prévention du cancer de l'oesophage, tant chez des patients présentant des cellules pré-cancéreuses nettes que des cellules pré-cancéreuses légères. Les résultats ont été si probants qu'on est arrivé à la conclusion que les cas légers avaient tout intérêt à être, eux aussi, traités préventivement par ARF. Cette méthode réduit de 25 % le risque de voir la situation évoluer vers un cancer de l'oesophage.

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