Un Belge sur quatre autorise l'échange sécurisé de ses données médicales

28/02/16 à 06:17 - Mise à jour à 06:24

Plus de 2,8 millions de Belges ont donné leur consentement pour l'échange électronique sécurisé de leurs données médicales entre prestataires de soins. C'est ce qu'a annoncé à la Chambre Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

Un Belge sur quatre autorise l'échange sécurisé de ses données médicales

© iStock

"Il est dans l'intérêt des patients que les prestataires de soins puissent les traiter sur la base de l'information la plus récente dans leur dossier médical. Cela vaut également lorsqu'un patient qui se balade de l'autre côté du pays doit se rendre en consultation chez un prestataire qu'il n'a encore jamais vu auparavant", souligne la ministre. Grâce à ces informations mises à jour, ce prestataire de soins pourra par exemple connaître les allergies du patient et il disposera immédiatement de toutes les informations opportunes afin d'établir plus rapidement un diagnostic et, éventuellement, d'éviter de faire certains examens en double".

Comment donner son autorisation ?

On peut donner donner son consentement via un formulaire électronique sur la plate-forme eHealth (https://www.ehealth.fgov.be/fr) ou informer son médecin, son pharmacien ou tout autre prestataire de soins via sa mutuelle ou le service d'enregistrement de l'hôpital où on est soigné.

Le nombre de Belges ayant donné leur accord ne fait qu'augmenter : il était de 30.000 voici deux ans, de près de 600.000 voici un an et 1,93 million début octobre 2015. La ministre De Block estime que l'évolution technologique va encore se poursuivre dans le secteur des soins de santé. A partir de 2018, les attestations vertes et blanches ainsi que les vignettes des mutualités vont notamment disparaître. Et d'ici le 1er janvier 2017, la prescription électronique de médicaments aura priorité sur la prescription papier, qui disparaîtra en principe, sauf à la demande explicite du patient.

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