Réduisez les risques d'ACV

29/10/12 à 00:00 - Mise à jour à 00:00

Comment reconnaître un accident vasculaire cérébral (AVC) ? En réagissant vite, on peut en éviter ou limiter au maximum les séquelles !

Chaque jour, 52 Belges sont victimes d'un accident vasculaire cérébral, appelé attaque. Quand on arrive à en reconnaître les signes, on peut les éviter ou en limiter les séquelles.

Beaucoup de victimes d'AVC consultent leur médecin car elles n'ont pas reconnu les premiers signes. Une intervention rapide permet de prévenir les séquelles. Si les facteurs de risque étaient appréhendés, la plupart des 16.000 AVC annuels pourraient être évités.

Infarctus ou hémorragie ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) est un arrêt de la circulation sanguine dans le cerveau. Dans 80 % des cas il s'agit d'un infarctus cérébral.

"C'est la conséquence de l'obturation d'un vaisseau sanguin par un caillot, explique le neurologue Geert Vanhooren, de l'Hôpital St-Jean de Bruges. Dans les autres cas, l'artère se déchire et on parle d' hémorragie cérébrale. L'obturation ou l'hémorragie empêchent l'irrigation et l'oxygénation du cerveau, d'où l'arrêt de certaines fonctions. La zone cérébrale touchée détermine les fonctions qui sont altérées.

L'AVC touche un peu plus d'hommes et le risque augmente avec l'âge. En revanche, on peut souvent contrôler les autres facteurs : tabac, tension artérielle élevée, taux de sucre et de cholestérol élevés, surcharge pondérale, manque d'exercice et abus d'alcool.

Comment prévenir un accident vasculaire cérébral ?

  • Cessez de fumer
  • Faites régulièrement contrôler votre tension artérielle : une tension artérielle supérieure à 14/9 (140/90 millimètres de mercure) représente un risque accrû.
  • A partir de 40 ans, contrôlez votre taux de cholestérol.
  • A partir de 45 ans, contrôlez votre glycémie.
  • Signalez à votre médecin palpitations ou pouls irréguliers.
  • Faites assez d'exercice physique.
  • Modérez votre consommation d'alcool.
  • Mangez sainement.

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Les avertissement

Si les symptômes durent moins de 20 minutes, il y a mini-attaque cérébrale ou d'attaque ischémique transitoire (AIT). Une mini-attaque ne cause pas de lésions au cerveau mais est un signal annonciateur d'un véritable AVC.

Une mini-attaque cérébrale sur 20 est suivie d'un AVC dans les 48 heures. Il faut donc consulter d'urgence un médecin qui contrôlera les facteurs de risque et décidera du traitement à suivre. " Si les facteurs de risque sont bien gérés, le patient court 70 % moins de risques de subir une nouvelle attaque."

Les autres signaux

Un accident cérébral est soudain et les premiers symptômes très variables : paralysie comme une bouche de travers, un bras ou une jambe paralysé ou qui a perdu toute force, confusion et des troubles de la parole, de même que la perte de la vision d'un oeil. Le patient ne ressent aucune douleur mais est pris de vertiges ou de violents maux de tête. "

FAST !

Le test " FAST" (qui signifie 'vite') permet de diagnostiquer un AVC et de réagir.

Face (Visage) :

La bouche paralysée, de travers, est un signal d'alarme typique de l'AVC.

Arm (Bras)

Un bras qui pend et semble vidé de toute force.

Speech (Parole) :

Difficulté ou incapacité à parler

Time (Temps) :

Si un médecin ne peut être sur place dans les 15 minutes, appelez le 100.

Sur le site www.reconnaitreunAVC.be : encore plus d'explications à ce sujet.

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Un traitement urgent

Si les symptômes persistent plus de 20 minutes, il faut être examiné de toute urgence. Une hospitalisation rapide peut éviter des lésions cérébrales. En cas d'infarctus cérébral (vaisseau bouché), il peut être utile de pratiquer une thrombolyse qui consiste à dissoudre le caillot. Mais le patient soit hospitalisé à temps. Trois heures après les premiers symptômes, la thrombolyse n'a plus beaucoup d'effet. "

La revalidation doit débuter dans les 24 h

La revalidation d'une victime d'AVC débute le plus tôt possible, soit 24 h après l'accident cérébral, et peut durer plusieurs semaines ou mois. Beaucoup de victimes d'un AVC ne se rétablissent pas complètement.

Quelques conseils nutritionnels

L'alimentation revêt une importance capitale dans la prévention de l'AVC ou de sa récidive.

Alimentation DASH

Selon l'étude américaine DASH, une alimentation riche en fruits, légumes, produits laitiers maigres et céréales fait baisser la tension artérielle.

" L'alimentation DASH n'est pas un régime mais un plan alimentaire sain, riche en minéraux qui abaissent la tension artérielle. En surveillant la teneur en graisses des produits laitiers, on garde en outre son poids sous contrôle. "

" Il ne faut pas maigrir de façon draconienne pour observer un effet positif notable sur la tension artérielle. Une perte de poids de 10 % peut faire baisser la tension plafond de 10 et la tension plancher de 20. Idéalement, la tension artérielle doit être inférieure à 14/9."

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PAGEBREAKPauvre en sel

On peut aussi faire baisser sa tension artérielle en surveillant sa consommation de sel. On ne devrait pas consommer plus de 6 grammes de chlorure de sel de cuisine par jour, objectif difficile en pratique. " Bouder la salière n'est pas suffisant. Près de 75 % du sel que nous ingérons provient d'aliments : pain, sauces, conserves, biscuits et pâtisseries. "

Graisses solides ou molles ?

Les graisses solides d'origine animale contiennent des acides gras saturés qui augmentent le taux de cholestérol et le risque d'AVC. On les trouve dans : le beurre, les produits laitiers, la viande grasse, les pâtisseries, les biscuits, etc.

Les graisses d'origine végétale (margarines, par exemple) sont, elles, riches en acides gras non saturés qui ont un effet légèrement hypotenseur. Utilisez de préférence de l'huile ou une matière grasse molle pour tartiner, cuire ou rôtir."

Associations AVC

Stroke, le mot anglais désignant l'accident cérébral vasculaire est aussi le nom de l'association belge des patients. Sa mission : informer le grand public des facteurs aggravant le risque d'AVC et des conséquences potentielles : www.strokenet.be

Le Belgian Stroke Council, l'association belge des médecins contre l'accident cérébral : www.belgianstrokecouncil.com


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