La stimulation cérébrale profonde contre l'épilepsie utilisée pour la première fois en Belgique

31/05/15 à 13:03 - Mise à jour à 13:03

Un patient atteint d'épilepsie a, pour la première fois en Belgique, été traité par la méthode dite de stimulation cérébrale profonde. Elle consiste à stimuler une zone précise du cerveau afin de mieux contrôler les circuits responsables des crises d'épilepsie.

La stimulation cérébrale profonde contre l'épilepsie utilisée pour la première fois en Belgique

Le patient a reçu, au cours d'une intervention qui s'est déroulée à l'hôpital universitaire de Gand, un neurostimulateur - une sorte de pacemaker cérébral - qui génère des impulsions électriques qui sont ensuite transmises à une zone précise du cerveau par une extension et une électrode.

En Belgique, plus de 100.000 personnes souffrent d'épilepsie. Seule une partie d'entre elles répondent favorablement au traitement médicamenteux ou chirurgical. Un des avantages de la stimulation cérébrale profonde est sa réversibilité. Cette forme de traitement peut également s'adapter aux besoins spécifiques de chaque patient.

Zone très précise ciblée

Des électrodes sont implantées au millimètre près dans une zone très précise du cerveau. Elles sont reliées via un fil sous-cutané (sous le cuir chevelu et le long de la nuque) au neurostimulateur qui est lui placé dans le corps du patient, sous la clavicule ou à hauteur du ventre. Des impulsions électriques sont alors envoyées vers le cerveau, atteignant ses couches les plus profondes tout en étant capables de diminuer le nombre d'attaques. Un programmateur permet au médecin de contrôler et d'adapter à distance les paramètres du neurostimulateur.

Traitement combiné

Selon des études américaines, environ la moitié des patients traités par stimulation cérébrale profonde ont vu, cinq ans après l'intervention, le nombre d'attaques diminuer de moitié. Cette thérapie est généralement combinée avec un traitement à base d'antiépileptiques. La stimulation cérébrale profonde a déjà été utilisée pour les patients souffrant de la maladie de Parkinson, entre autres. Cette intervention pratiquée dans le cadre de l'épilepsie n'a été reconnue en Belgique qu'en début d'année et elle est désormais remboursée.

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