L'intolérance au lactose, qu'est-ce que c'est ?

25/02/16 à 13:06 - Mise à jour à 13:05

Quand l'organisme ne produit pas assez de lactase, la digestion du lactose se complique ! Maux de ventre et ballonnements deviennent alors incommodants au quotidien. Que faut-il savoir sur cette intolérance avant de se décider à faire table rase des produits laitiers ?

L'intolérance au lactose, qu'est-ce que c'est ?

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En consommant un à deux verres de lait à jeun, il est possible de savoir si on est intolérant au lactose. Si, au bout de quelques instants, vous souffrez de maux de ventre, il est probable que vos intestins ne produisent pas assez de lactase, une enzyme qui permet la digestion du lactose, une sorte de sucre naturellement présent dans le lait. La lactase scinde le lactose en glucose et en galactose qui est transformé à son tour en glucose. Le glucose pénètre dans le sang et élève notre glycémie (taux du sucre sanguin).

Si vous soupçonnez une intolérance, il est préférable de consulter un médecin qui vous prescrira un test d'hydrogène expiré, qui se pratique en ambulatoire. L'hydrogène expiré par le patient est analysé avant et après l'ingestion d'une quantité précise de lactose. Celui-ci, lorsqu'il n'est pas digéré dans l'intestin grêle, se transforme en gaz - dont l'hydrogène - sous l'action des bactéries présentes dans le gros intestin. Ce dernier passe ensuite dans le sang pour rejoindre les poumons et il est libéré en même temps que l'air expiré. Plus le niveau d'hydrogène rejeté est élevé, moins la digestion du lactose est efficace, ce qui signifie que l'organisme produit difficilement du lactase.

Test et diète

Une autre manière de déceler une intolérance au lactose est d'effectuer un TTL, test de tolérance au lactose. Il se pratique après l'absorption d'une quantité précise de lactose et l'intolérance se vérifie par simple prise de sang au bout du doigt. La glycémie est ainsi mesurée et son taux peut refléter une anomalie au niveau de la digestion du lactose.

Une troisième méthode est la diète qui repose sur l'élimination ou la provocation de certains aliments. Le patient reçoit d'abord une alimentation sans lactose pour permettre au spécialiste d'observer le niveau de plaintes (diminution ou augmentation). Ensuite, il bénéficie de nouveau d'un menu à base de lactose. Les symptômes éventuels sont alors étudiés.

Des niveaux de lactase différents

La production de lactase est particulièrement élevée juste après la naissance. Les nouveau-nés disposent d'une quantité suffisante de cette enzyme pour pouvoir digérer le lactose présent dans le lait maternel. Une intolérance peut toutefois survenir pendant la période d'allaitement. Un médecin détermine si c'est le cas au moyen d'une analyse d'acidité dans les selles du nourrisson. Le cas échéant, son alimentation sera adaptée.

La production de lactase diminue ensuite entre l'âge de deux et cinq ans. C'est à cette période que les enfants mangent davantage de légumes et de viande. Même si on ne boit plus de lait, notre organisme continue à produire de la lactase, mais sa production chute fortement avec l'âge.

De la lactase en comprimé

La plupart des personnes qui ont développé une intolérance au lactose supportent encore une certaine quantité de ce sucre et préconisent une alimentation faible en lactose. Lorsque le lactose est assimilé tout au long de la journée et que cette quantité est ingérée en même temps qu'un repas, le corps le tolère mieux. Pour les personnes totalement intolérantes, une alimentation sans lactose est inévitable, ce qui n'est pas si évident puisque de nombreux aliments et médicaments en contiennent. La prise de comprimés à base de lactase peut aussi soulager, voire supprimer, les problèmes inhérents à l'intolérance au lactose. Ils sont disponibles en pharmacie.

Et l'allergie au lait ?

L'intolérance au lactose ne doit pas être confondue avec une allergie au lait. Dans les deux cas, le corps réagit lors de l'absorption de lait ou de produits laitiers, mais l'allergie au lait se caractérise par une réaction immunitaire. L'organisme va en effet produire des anticorps contre les protéines du lait de vache, se traduisant par une réaction de type allergie.

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