Diabète et performances sportives de haut vol ? C'est possible !

13/11/13 à 14:10 - Mise à jour à 14:10

" Bougez, même avec le diabète ! ", c'est ce que préconisait la 5e édition du Symposium du Diabète de MSD qui se déroulait la semaine passée. À cette occasion sont présentées les conclusions officielles de l'ascension du col du Stelvio par 12 personnes diabétiques qui prouvent, par cet exploit, que des performances physiques de haut niveau ne sont pas hors de portée des diabétiques.

Diabète et performances sportives de haut vol ?  C'est possible !

Le diabète est l'une des maladies les plus répandues au monde et le nombre de personnes diabétiques continue de croître en raison d'une hygiène de vie inappropriée. Cette affection touche d'ailleurs près d'un Belge sur 10. Bien entendu, un minimum d'exercice physique est important pour la santé de tout un chacun, y compris pour les personnes diabétiques. En effet, l'exercice constitue une activité extrêmement bénéfique et recommandable, non seulement parce qu'il améliore la condition physique et mentale mais permet aussi de maintenir son poids sous contrôle, d'augmenter sa sensibilité à l'insuline, d'obtenir un effet bénéfique sur la fonction rénale, de stabiliser le niveau de glucose dans le sang, etc.

Avec le soutien de MSD, une initiative de sensibilisation spécifique a ainsi vu le jour l'été dernier : l'ascension du Stelvio, un col italien légendaire de 2.758 mètres. Celui-ci est réputé dans le monde du cyclisme comme l'une des ascensions les plus difficiles qui soient. Douze personnes diabétiques belges ont relevé ce défi sportif, naturellement sous étroite surveillance médicale de la VUB et de la KUL.

" Le diabète a bel et bien un impact significatif sur la vie du patient mais, avec une préparation minutieuse et un encadrement attentif, des exploits sportifs restent parfaitement possibles. Ces participants en sont la preuve vivante ",déclare Rudi Caron, infirmier et coordinateur de l'équipe de diabète à la KUL, qui a supervisé l'ascension. " Il était particulièrement important de contrôler régulièrement le taux de glucose et de disposer d'une 'alimentation de secours' (sucres rapides, boissons énergétiques, etc.) pour ajuster la glycémie si nécessaire. Il va sans dire qu'une bonne dose de persévérance est aussi indispensable, ce que reflétait parfaitement la devise des participants : 'Le diabète ne nous arrête pas !' ".

Programme d'entraînement intensif

Après un examen médical préliminaire axé sur la condition sportive, le Dr. Luk Buyse, médecin du sport à la VUB, a sélectionné les participants. " Nous avons opté pour des candidats présentant des profils variés afin de garantir leur représentativité et de faciliter leur identification auprès des patients diabétiques. Pour ce faire, nous avons tenu compte de plusieurs paramètres, notamment le genre, l'âge, le type de diabète, la condition physique, etc. ", explique le Dr. Buyse. " Cette initiative remarquable peut donc être une source d'inspiration et servir de formidable coup de pouce pour la communauté des personnes diabétiques. "

Les participants ont en premier lieu suivi un programme d'entraînement intensif à Energy Lab, connu tant pour l'encadrement professionnel de sportifs amateurs que d'athlètes d'élite comme Kim Clijsters et Sven Nys. Le programme fut initialement axé sur des exercices d'endurance et de résistance d'intensité modérée, pour augmenter ensuite en durée et en intensité. Les candidats étaient ainsi fin prêts pour ce tour de force.

L'exercice est aussi crucial en phase de "pré-diabète"

" Dans la phase de pré-diabète, l'exercice physique régulier joue également un rôle fondamental et réduit considérablement les risques d'apparition définitive de la maladie ", souligne le Prof. Martin Buyssschaert des Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. "Une promenade quotidienne d'une demi-heure, par exemple, réduit déjà le risque de diabète de 30 %. " Ce que l'on appelle le " pré-diabète " est une phase préliminaire de l'affection durant laquelle le patient présente déjà des taux de glycémie accrus, mais qui, contrairement au diabète, est encore réversible si le patient se soumet à un traitement temporaire et adopte une hygiène de vie plus salutaire.

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