Allergies : la saison des pollens

09/04/11 à 00:00 - Mise à jour à 00:00

Cette année la saison des pollens dûre plus longtemps que d'habidtude. Gros plan sur les causes du rhume des foins, ses conséquences et ses traitements.

A l'origine, le rhume des foins désignait l'allergie au pollen de l'herbe. Aujourd'hui, il désigne toutes les hypersensibilités aux pollens. Selon le Pr Stevens, allergologue à la Clinique universitaire d'Anvers (UZA), il serait plus correct de parler de rhinite allergique.

Qu'est-ce qui provoque la rhinite allergique ?

Pr Stevens : Les étamines des plantes mâles : des petites particules sphériques qui pénètrent dans le système respiratoire et activent les cellules de la peau et des muqueuses. Celles-ci libèrent de l'histamine et des prostaglandines qui dilatent les vaisseaux sanguins des narines. Le nez est congestionné, les yeux chatouillent et pleurent. Quand ces allergènes pénètrent plus bas dans les voies respiratoires, les cellules musculaires se contractent, ce qui peut provoquer une crise d'asthme.

Est-elle héréditaire ?

Souvent. On constate une augmentation de l'hypersensibilté aux allergènes au sein de la population, qui semble liée aux évolutions de notre mode de vie. Selon l'hypothèse hygiéniste, les enfants de moins de 4 ans ne sont plus assez exposés aux infections bactériennes banales, responsables du développement du système immunitaire. L'excès d'hygiène et un manque de contact avec d'autres enfants seraient à l'origine du problème.

Qu'est-ce qu'une allergie secondaire ?

Les adultes allergiques aux pollens développent souvent une sensibilité secondaire : aux pommes, aux poires, etc. Les protéines présentes dans les pollens sont aussi présentes dans les fruits. Chez les enfants, il y a de plus en plus d'allergies de ce type, sans qu'ils aient d'allergie aux pollens.

Peut-on prévenir la rhinite allergique ?

Non. Les enfants dont les parents sont fumeurs ont deux fois plus de risques de développer une allergie. Ceux qui ont été nourris au sein durant six mois présentent moins d'allergies.

Comment traiter les symptômes ?

En général, avec un spray nasal faiblement dosé en cortisone, à utiliser deux fois par jour. Ce traitement très efficace car il lutte aussi contre le phénomène inflammatoire. Si les symptômes ne disparaissent pas, on peut aussi prescrire un antihistaminique .

Et les vaccins ?

Ils sont efficaces mais il s'agit d'un traitement lourd et cher. Ces injections ont pour but d'insensibiliser progressivement le système immunitaire aux allergènes. Dans 85 % des cas, on réussit à réduire les symptômes.

L'acupuncture : aucune preuve scientifique, mais...

" L'acupuncture n'est efficace qu'en cas de véritable rhume des foins, affirme Liesbet Bynens, spécialiste en médecine chinoise. On obtient les meilleurs résultats chez les patients pris en charge dès le début de l'hiver. A la saison des pollens, on peut décongestionner le nez grâce à l'acupuncture oculaire. Un seul traitement suffit, et peut être complété par un traitement à base de plantes lors de pic de pollens. Ça fonctionne dans 70 % des cas. Pour les autre 30 %, on prévoit une heure de traitement qui donne d'excellents résultats. "

Peut-on espérer un médicament miracle à l'avenir ?

Dans un avenir lointain, on espère mettre au point des vaccins basés sur l'ADN des protéines contenues dans les pollens. Mais les travaux sont loin d'être achevés.

Bon à savoir

1. Si vous avez le rhume des foins et faites du sport, faites-le le matin, avant que les pollens ne soient libérés.

2. Au-dessus de 1.500 m d'altitude et en bord de mer, il y a une très faible présence de pollens.

3. Les pollens collent aux vêtements et aux cheveux. Brossez-les en rentrant chez vous.

4. Bouleaux, noisetiers, aulnes, chênes et fleurent peu colorées libèrent beaucoup de pollens. Evitez d'en avoir dans le jardin.

5. Suivez l'évolution des pollens dans l'air sur le sitewww.airallergy.com ou au 0900 10073

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