3 conseils pour se baigner sans danger

28/07/16 à 09:42 - Mise à jour à 09:42

La natation est un sport bénéfique à plusieurs niveaux. Il y a cependant quelques précautions à prendre pour se baigner, dans la mer ou dans une piscine, en toute sécurité.

3 conseils pour se baigner sans danger

© Getty Images/iStockphoto

1. Attention aux crampes!

Cette contraction brutale, douloureuse et involontaire du muscle est davantage encore source de panique lorsque vous n'avez plus pied. C'est en cela qu'elle peut entraîner un risque de noyade. Que faire pour les éviter?

- Consulter si nécéssaire: la récurrence des crampes peut être liée à un diabète, une insuffisance veineuse, une artérite. Si nécessaire, votre médecin pourra vous prescrire une supplémentation en magnésium ou un traitement à base de quinine. Et il vous conseillera si vous prenez des diurétiques ou des laxatifs, sources de déshydratation.

- Bien s'hydrater: faute de compenser la perte en eau et en sels minéraux due à la transpiration, le muscle se dessèche et la crampe guette. Hydratez-vous tout au long de la journée avec une eau riche en minéraux. Avant la baignade, avalez un grand verre de jus de fruit coupé d'eau et additionné d'un peu de sel: cela permet de retenir l'eau dans les cellules (avis médical si hypertension artérielle). Bannissez caféine et alcool qui déshydratent tout comme le tabac qui resserre le diamètre des artères et entrave l'oxygénation musculaire.

- S'échauffer : échauffer le muscle ne serait-ce que 5 min en trottinant avant de rentrer progressivement dans l'eau (surtout si elle est fraîche) évite de le tétaniser. Et évitez de mettre des palmes qui crispent le muscle.

2. Bien choisir son type de nage

Dans l'eau, le poids du corps est divisé par quatre, ce qui facilite les mouvements et soulage les articulations. Pour autant, toutes les nages ne sont pas compatibles avec les petites douleurs. Et faute d'avoir le geste technique idéal, mieux vaut varier les nages dans une même séance. Quelle nage vous conviendra le mieux ?

- La brasse : c'est la nage la plus accessible, mais elle comporte une succession de flexions-extensions pouvant agresser hanches et/ou genoux fragilisés. Et elle peut aussi faire le lit de tensions musculaires au niveau de la nuque et des lombaires si elle n'est pas pratiquée en brasse coulée: en soufflant dans l'eau avant de remonter la tête pour inspirer, en gardant le corps bien aligné et en prenant le temps de bien dérouler les mouvements.

- Le crawl : c'est la nage la plus rapide mais le geste répétitif des bras tout en amplitude, vitesse et force peut faire souffrir les épaules. Pour une bonne coordination gestuelle elle implique de ne tourner que légèrement la tête hors de l'eau pour inspirer et la replonger pour souffler avant que le bras n'arrive à la verticale. Sinon, pratiquer les battements des jambes, les mains sur une planche, est une bonne solution pour lutter contre les jambes lourdes sans risque.

- Le dos crawlé : c'est la nage recommandée à tous ceux qui souffrent du dos, sont trop voûtés, trop cambrés car elle renforce les dorsaux, tonifie les abdos... sans devoir mettre la tête dans l'eau. Seuls bémols: ne pas voir où l'on va désoriente et l'efficacité des mouvements nécessite une bonne position en planche (ne pas "s'asseoir"), de frôler ses oreilles à chaque mouvement de bras et battre des genoux et pieds à fleur d'eau.

3. Ne pas se baigner n'importe quand

Bien évidemment, pas question de plonger dans une mer agitée, peuplée de méduses ou sans se soucier des marées. Mais, mer ou piscine, d'autres critères sont à prendre en compte pour se baigner en toute sécurité.

- La forme physique : même mis au défi par des petits-enfants, ne surestimez pas vos possibilités d'aller au large et surtout d'en revenir. Et si vous ressentez des frissons ou le moindre trouble physique abstenez-vous, même en piscine.

- Les repas : il n'y a pas de risque à se baigner après un déjeuner léger et équilibré. Mais après un repas riche en graisses et en alcool, mieux vaut attendre deux à trois heures afin de retrouver une bonne vigilance, éviter les inconforts dus à la digestion et laisser redescendre l'élévation de la température corporelle.

- La chaleur : le risque d'hydrocution résulte du choc thermique entre un corps longuement chauffé au soleil et sa plongée brutale dans l'eau fraîche qui perturbe le rythme cardiaque et peut entraîner une noyade. Ne plongez jamais après avoir lézardé des heures au soleil (surtout entre 11 et 16 heures, heures les plus chaudes de la journée) et entrez toujours dans l'eau progressivement en humectant les zones sensibles: ventre, poitrine, cou, tête.

Auteur: Magali Quent (nt-f.com)

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