Parlez-vous le nouveau langage facebookien ?

29/02/16 à 13:45 - Mise à jour à 13:44

Au statut de votre voisin annonçant le décès de son chien, vous pouvez désormais afficher un visage attristé et larmoyant et non plus le célèbre pouce levé signifiant 'j'aime'. Facebook modernise ses émotions et élargit par conséquent nos façons de nous exprimer.

Parlez-vous le nouveau langage facebookien ?

© Facebook

Grrr, snif, hahaha, OMG (Oh My Gooood !), looooove: cinq nouvelles émoticônes sont disponibles depuis peu pour les près d'1,6 milliard d'utilisateurs de Facebook, le plus célèbre des réseaux sociaux. Si Mark Zuckenberg avait bien compris la nécessité d'étoffer les sentiments reliés au bouton 'J'aime' avec son petit pouce levé, il ne souhaitait en aucun cas introduire une option 'Je n'aime pas'. En effet, le fondateur de Facebook ne voulait pas voir son réseau transformé en un "forum où les gens votent pour ou contre les publications des gens".

Je suis Love, Grrr, Snif

Jusqu'il y a peu, on ne pouvait qu'aimer les publications des utilisateurs de Facebook. Certaines étaient 'likées' à tour de bras et à juste titre, tandis que d'autres recevaient des 'J'aime' plutôt gênants, notamment en cas de décès, de licenciement ou d'autres nouvelles peu réjouissantes. Les cinq nouvelles émotions - amour, rire, tristesse, étonnement et colère - ont été testées pendant quelques mois sur les plates-formes Facebook d'Irlande, d'Espagne, du Chili, du Portugal, des Philippines et du Japon, avant d'être étendues au reste du monde depuis le 24 février. Ces cinq émojis (terme japonais signifiant pictogramme) sont également disponibles sur mobile. Pour les activer, il suffit de survoler le bouton 'J'aime ' : un coeur blanc sur fond rouge apparaît ainsi que quatre visages jaunes à l'expression explicite. A vous de sélectionner celui qui traduit le plus exactement votre émotion par rapport à une publication. Ces nouveaux symboles ont été mis au point avec des sociologues dans le but de manifester l'empathie et la tristesse qui ne pouvaient jusqu'ici s'exprimer qu'avec des mots.

Les premières victimes

Leung Chun-ying, le chef du gouvernement de Hong Kong et proche de Pékin, a déjà fait les frais de la nouveauté facebookienne puisque son profil avait déjà reçu 133.000 Grrr (émoticône en colère) trois jours après l'introduction des nouveaux smileys ! Donald Trump, l'extravagant candidat républicain à la Maison Blanche n'en avait reçus qu'environ 1.330. L'actuel président des Etats-Unis Barack Obama en comptabilisait pour sa part 27.

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