Le 6 février, laissez tomber le portable et lancez le débat

03/02/14 à 09:55 - Mise à jour à 09:55

"Gaston y a l'téléfon qui son et y a jamais person qui y répond ". En 1967, Nino Ferrer laissait à la postérité ce petit refrain énigmatique. Depuis 2001, Phil Marso, écrivain français indépendant, lui rend hommage chaque 6 février en proposant de laisser sonner son téléphone portable... dans le vide.

Plus sérieusement, l'auteur lance, à la date où l'on fête les Gaston, le débat sur la relation que nous entretenons avec notre GSM. A partir de ce rendez-vous citoyen annuel, il propose trois journées de réflexion autour du mobile, " outil technologique qui a changé le comportement humain dans sa manière de communiquer ", dixit Marso. Les 6, 7 et 8 février, il souhaite ouvrir le dialogue sur tous les aspects du téléphone portable (comportement, SMS, précautions de santé, antennes-relais, surveillances, ...). Les 7 et 8 de ce mois, il invite notamment les usagers à modérer leurs conversations dans les lieux publics, en usant discrètement des SMS. L'objectif étant d'éviter des interdictions radicales de l'appareil en lui réservant des zones dédiées à l'utilisation du GSM.

Langage SMS

Cette année, le thème débattu lors de la journée mondiale sera le langage SMS abrégé. "Qui aurait pu imaginer, en l'an 2000, qu'envoyer un SMS de 160 caractères maximum, imposés par les opérateurs de la téléphonie mobile allait bousculer les règles établies de la langue française ? ", s'interroge Phil Marso. Celui-là même qui publia, en 2004, le premierlivre enlangage SMS: Pa sage a taba vo SMS (Ed Megacom-ik). Cinq ans plus tôt, il avait déjà publié le premier polar autour du GSM,Tueur de portable sans mobile apparent. Estimant ne pas avoir été assez entendu, il réitèrera l'événement en 2004 avec un second ouvrage, Mobilou (Edition Megacom-ik), présentant une série de sondages humoristiques sur les différentes facettes du mobile.

Notons toutefois que Marso ne se positionne pas anti-portable, même s'il a pris son temps pour en posséder un. En 2012, on comptait en Belgique plus de 13 millions de GSM, soit 12,3 millions d'abonnés mobiles. Près de 25,5 millions de SMS ont été envoyés au cours de cette année, selon l'Institut belge des Services postaux et des Télécommunications.

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