Le compostage de surface ou mulch

04/06/10 à 00:00 - Mise à jour à 00:00

S'inspirer du fonctionnement spontané de la nature pour appliquer ces techniques au potager, une démarche intellgente. Parmi ces observations, le compostage de surface également appelé le mulching.

C'est la décomposition de matières organiques à même le sol. Comme dans la nature, le sol n'est jamais totalement à nu. Si une terre est laissée à l'abandon, elle sera toujours recouverte spontanément des matières organiques, tiges, feuilles, etc qui vont nourrir le sol et la petite faune. C'est de cette observation qu'est née la technique du compostage de surface appelé aussi le mulch.

Ces déchets organiques à destination du compost sont principalement les déchets verts du potager, les tontes de pelouse, les feuilles et broyats, cendres de bois. Il est conseillé, surtout si vos déchets contiennent des matières ligneuses, de passer par une période de compostage en tas. Répartissez dans les coins les plus discrets de votre jardin, des tas de déchets (50 cm de haut) à remuer de temps en temps pour assurer une bonne aération. Laissez ces tas mûrir entre 6 mois et un an s'ils sont fort ligneux. Ensuite intégrer ce mulch (une couche de 5 cm maximum) entre les lignes de votre potager. Il est possible de l'incorporer correctement avec une griffe de jardin ou de le placer dans des petites tranchées creusées entre les lignes. Recouvrir ces déchets organiques d'une fine couche de tonte de pelouse qui ne doit pas dépasser les 3 cm.

Les avantages de ce procédé sont nombreux. Bien que des allées claires et bien nettoyées sont rassurantes pour le jardinier, l'incorporation de mulch permet au sol de ne pas se dessécher trop rapidement. Il contribue à la minéralisation du sol et à limiter la prolifération des mauvaises herbes. Il permet à la vie biologique de se développer dans le potager. Et enfin, cet amas organique permet également au jardinier de se déplacer plus facilement entre ses rangées de légumes lorsque le sol est gorgé d'eau.

La couverture de sol est abordé par Marisa et Guy Pirlet dans "Les culures associées" édité chez Nature et Progrès Belgique

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