J'ai testé : Piloter un hélicoptère dans le ciel namurois

15/06/16 à 16:47 - Mise à jour à 16:46

Après une brève formation (pas trop technique, ouf !) à l'aérodrome de Namur, nous avons pris place dans un hélicoptère en tant que... pilote. Eh oui, le manche, le stick et les pédales de l'appareil n'ont qu'à bien se tenir !

Rendez-vous à l'aérodrome de Namur. Une journée assez nuageuse et peu venteuse. Sur le tarmac, l'instructeur pilote François Grinberg nous présente son joujou : un Robinson R44. " Il est plus difficile de piloter un hélicoptère qu'un avion. Mais je ne vais pas vous donner un cours d'aérodynamique, c'est trop compliqué... Le but de cette initiation est de se faire plaisir, je vais donc vous expliquer à quoi servent les commandes. Face à elles, vous vous sentirez sans doute stressés mais je n'interviendrai qu'en cas de crispation et/ou de cris. Vous pouvez me faire confiance, j'ai environ 5.500 heures de vol ! " D'accord, je fais comme si j'étais rassurée et je tends bien l'oreille...

Un peu de théorie

Après une brève explication sur le rotor principal et le rotor anticouple (ne me demandez pas ce que c'est, j'ai déjà oublié), notre instructeur dévoile comment diriger les pales et soulever l'hélico avec le collectif (c'est un manche à tenir dans la main gauche). " Uniquement la main gauche pour monter et descendre donc, très simple... " Puis, il y a les pédales (les palonniers, en jargon d'hélico) pour tourner à droite ou à gauche. " Si elles deviennent dures, c'est parce que vous vous crispez, parce que vous appuyez sur les deux en même temps. " Et pour le déplacement, il y a un stick à gérer avec la main droite. " Manipuler les commandes et voler contre le vent est avant tout une question de feeling ! " Ok...

Un peu de stress

Après ce petit cours théorique, il est temps de passer à la pratique. Je m'installe donc aux commandes, à côté de notre pilote chevronné. Deux autres journalistes prennent place à l'arrière. Casques sur les oreilles, ceintures bouclées, nous pouvons décoller ! Rassurez-vous, c'est François Grinberg qui se charge d'élever l'appareil grâce à un système de double commande (comme dans les auto-écoles). Une fois en l'air, c'est à moi de jouer ! Euh... à quoi servait encore cette espèce de frein à main ? Et cette espèce de joystick ? Et ces deux pédales ? Où se trouve ma droite ? Ma gauche ? "Je vais reprendre les palonniers, vous êtes crispée là... " Bien vu, enfin plutôt senti !

Tenir le cap à 500 m d'altitude

Nous progressons à quelque 500 mètres d'altitude. " Dirigez-vous vers le champ jaune que vous voyez là-bas au loin. " D'accord... Tant bien que mal, je tente d'y aller en ligne droite. Pas évident de tenir le cap car les commandes de cette libellule géante sont vraiment hyper sensibles ! Après quelques mini bonds, ressentis dans la cabine comme de tout légers trous d'air, je trouve que je m'en rapproche plutôt correctement, même si ma passagère m'invite à essayer d'éviter les éoliennes (bien plus lointaines que le champ, donc aucun souci, vraiment). Le stress passé, je prends réellement goût à l'aventure. La vue magnifique sur la région namuroise, le sentiment de liberté, de légèreté, la compagnie très agréable et sereine... L'excursion se poursuit d'un champ à l'autre, en survolant bien sûr de temps à autre des routes et des maisons...

Des exercices de vol stationnaire

On passe à l'étape suivante de l'initiation : les exercices de vol stationnaire. En gros, il s'agit de maintenir l'hélicoptère en équilibre, dans le même axe, à la même hauteur, soit à environ 1,5 m du sol, en l'occurrence d'un champ. Pour cela, il faut fixer un point précis, le château d'eau à l'horizon, par exemple, en contrôlant tant bien que mal, les commandes l'une après l'autre et puis... simultanément. Une tâche compliquée qui suscite des rires dans la cabine surtout lorsque l'appareil se met à tourner comme une toupie. Ah oui, l'utilité du fameux rotor anticouple me revient soudainement: via le mouvement des pédales, il empêche l'hélico de tourner sur lui-même. Allez, il est temps de mettre le cap sur le tarmac. Pas de Mayday aujourd'hui mais bien un Magnifiqueday !

Infos: Best in Sky. Aérodrome de Namur, 44 rue capitaine Aviateur Jacquet, 5020 Suarlée. Vols d'initiation au pilotage : àpd 269,90 €. La société propose aussi des baptêmes de l'air avec un circuit sur mesure ou un circuit touristique au-dessus de la province de Namur, du Brabant wallon ou des Ardennes. Infos :081 73 05 00 www.bestinsky-helicoptere.be

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