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Dani Klein, la voix de l'émotion

dani
La voix de l'émotion Vaya Con Dios, c'est avant tout la voix chaude de Dani Klein qui raconte la vie et la mort, les amours déçues et les douleurs de l'existence. Une voix qui émeut les publics par-delà les frontières. Elle nous revient avec un album en français, le premier.

Elle a appelé son album Comme on est venu..., comme pour insister sur la fragilité de l'existence de chacun, passage sur une terre où tous les hommes sont égaux. Une fois de plus, la chanteuse de Just a friend of mine et de What's a woman prouve que sa voix véhicule l'émotion, en anglais comme en français. Une voix qu'elle met au service de textes forts, à l'image des plus grands qu'elle admire tant, Brel, Barbara, Brassens et surtout Ferré.

Dès les premières notes, on reconnaît d'emblée le style Vaya Con Dios. Comment le définiriez-vous ?

Il s'agit d'un métissage. Le fait de vivre à Bruxelles, une ville ouverte sans culture musicale précise, m'a beaucoup influencée. Mes parents écoutaient aussi bien du jazz que de la chanson française. Plus jeune, j'écoutais beaucoup de soul music et de rythm'n blues, ce que je fais toujours. Ma musique se veut la synthèse de tout ce que j'ai aimé au fil du temps.

Pourquoi n'aviez-vous encore jamais chanté en français ?

J'en avais envie depuis longtemps mais je ne me sentais pas à la hauteur de mes maîtres, à savoir Barbara, Ferré, Brel ou Reggiani. J'ai la chance d'avoir déjà une carrière bien remplie, j'ai fait le tour du monde à plusieurs reprises, alors j'ai enfin décidé de me faire plaisir. Le français est ma langue maternelle. J'ai vécu aux USA pendant plusieurs années et j'y parlais l'anglais au quotidien. Mais il suffisait que je rentre en Belgique pour retrouver toute la musicalité du français. Pourtant, je suis bilingue, j'ai été élevée en néerlandais et en français. Il paraît, ce serait prouvé scientifiquement, que si notre cerveau enregistre très tôt des sonorités différentes, elles s'y inscrivent.

Chaque nouvel album donne-t-il l'occasion de se pencher sur le chemin parcouru ?

Et comment, c'est une manière de régler ses comptes ! Avec moi-même et d'autres. Je pense que cet album est celui de la désillusion. Beaucoup vivent leurs désillusions comme quelque chose de négatif, mais je ne les ressens pas comme telles. Je viens d'avoir 57 ans et je trouve très sain de laisser ses désillusions derrière soi. C'est important de ne pas courir après des chimères. Bien sûr, les illusions et les rêves sont importants dans la vie, ils nous font avancer. Mais il faut aussi parfois arriver à s'en débarasser pour mieux dégager le chemin qu'il reste à parcourir.





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