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Bruno Coppens - 50 ans de jeux de mots

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Bruno Coppens a 50 ans et ne compte pas se laisser abattre, loin de là ! Son nouveau spectacle « Mes singeries vocales » analyse, dans l’humour, et les chansons, cette récente maturité. Coppens, le farfelu des mots, un homme mûr ?

Les journées ne comportent que 24h… Arrivez-vous, malgré vos nombreuses activités, à vous arrêter de temps en temps ?

Ah la la ! Pourtant, je vous assure, j’arrive à me poser, je prends des vacances, je lis, je vais au cinéma… Même si à chacune de mes lectures, je décortique les mots pour voir comment les utiliser, une vraie déformation professionnelle.

L’une des étapes déterminantes de votre carrière est votre participation à « Ici Bla-Bla » qui vous a rendu très populaire.

Qu’on me demande d’écrire des textes et de créer un personnage dans une émission pour enfants me semblait incroyable. Mais là, encore, je me suis dit que j’en étais capable puisqu’on me le proposait. On ne m’a jamais demandé d’effectuer un travail de plomberie ou d’élaguer des arbres, j’en serais incapable ! Mais si on vient me chercher pour travailler et jouer avec les mots, c’est dans mes cordes.

Etes-vous comédien, artiste, comique, auteur ? Et si on vous définissait comme « un jongleur de mots » ?

Très bien, ça me convient parfaitement. Il y a dans cette appellation un côté rigolo et léger, une image de mots qui rebondissent. Je veux rester léger. J’ai beau parler de la vie ou de la politique dans mes spectacles, je ne donne jamais de leçons et je n’ai pas de solutions. Je répercute ce que j’entends en lançant des pistes loufoques pour soulager et amuser le public.

Qu’est-ce qui vous réjouit le plus ?

Les gens ! Que ce soit à Madagascar via l’organisation Louvain Coopération au développement, à la rencontre de gens qui vivent dans des situations impossibles et qui veulent s’en sortir avec un enthousiasme délirant, ou au fin fond du Québec, en Gaspésie où j’ai rencontré des Acadiens incroyables. Savez-vous ce qu’ils ont fait ? Ils sont partis investir une terre et s’y sont installés. Puis les Anglais sont arrivés et ont voulu les obliger à payer leur droit d’y habiter. Ils ont refusé et pour s’opposer aux Anglais et donc à la reine d’Angleterre, ils ont supprimé le « r » de tous leurs mots. Aujourd’hui encore, ils disent « je vais à la phamacie et chez le docteu ». Ce qu’ils ont inventé par rapport au langage, comme acte de rébellion, me réjouit au plus haut point. Le monde est vraiment extraordinaire.

Vous vous partagez entre Tournai et Bruxelles. Avez-vous besoin de ces deux environnements ?

Je vis à Tournai. J’y ai mes enfants, ma maison. Tournai signifie pour moi le calme, la nature, la campagne, j’y écris en toute sérénité. A Bruxelles, c’est l’effervescence, je me rends à des rendez-vous, des interviews. Mais j’y retrouve aussi ma compagne. En fait, comme je voyage beaucoup, ce mode de vie me semble idéal.

Rens. www.louvaindev.org

« Mes singeries vocales ». Du 23/11 au 3/12 à l’Atelier théâtral de Louvain-la-Neuve. Du 16 au 18/12 et du 28 au 29/12 à Wolubilis à Bruxelles. Deux représentations sont programmées la soirée du 31/12.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans le Plus Magazine du mois de décembre.  

 

 


Auteur: Gilda Benjamin | Mise en ligne: 18-11-2010 | Mise à jour: 25-11-2010



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