Vous êtes ici : Homepage > Santé > Prévention > Arreter de fumersi je veux

Arrêter de fumer ? Si je veux !

rookstop
Comment convaincre un fumeur d'abandonner sa sacro-sainte cigarette ? Lui parler santé ? Porte-monnaie ? Renoncer au tabac n'est pas une mince affaire. Et selon les spécialistes, inutile d'essayer d'arrêter... avant d'être vraiment prêt ! Oui, mais quand ?

Contenu :

- La lente maturation du fumeur 
- Plein de bonnes raisons...
- Se faire accompagner
- Des alternatives ?
- Conseils d'experts...
- Et le poids ?
- Un plan en 12 étapes pour arrêter
- Témoignages

A l’ occasion de la journée mondiale sans tabac le 31 mei, 85 hôpitaux ouvrent leurs portes aux fumeurs et organisent une journée de sensibilisation à la dépendance tabagique.

Les hôpitaux qui participent à l’action proposeront différents tests aux fumeurs en plus des conseils avisés de professionnels de la santé, comme :
• L’évaluation de la dépendance tabagique (test de Fagerström). Quelques questions suffisent pour évaluer la dépendance physique à la nicotine et en savoir plus sur les habitudes du fumeur. Combien de cigarettes par jour fumez-vous, combien de temps après le réveil fumez-vous …. 
• La mesure du taux de monoxyde de carbone (gaz toxique formé lors de la combustion de la cigarette) dans les poumons. Pour réaliser cette mesure, le fumeur doit retenir sa respiration pendant 15 secondes avant de souffler dans un petit appareil. Les résultats se mesurent en PPM (parties par million) et sont interprétés par le professionnel de la santé qui réalise le test sur place.
• L’évaluation de l’âge réel des poumons qui s’effectue par l’expiration du souffle dans un appareil. Ce test est assez interpellant, un fumeur de 40 ans peut en effet découvrir qu’il a les poumons d’une personne de 60 ans.

Une fois ces tests effectués, chaque fumeur recevra un passeport personnalisé et sera encouragé à consulter un médecin ou un tabacologue pour analyser les résultats et discuter de l’aide et du soutien que celui-ci pourrait préconiser  dans une tentative d’arrêt.

Pour obtenir un aperçu des hôpitaux participants, il suffit de consulter le site www.journeesanstabac.be.

Ils ont tout essayé : les propos moralisateurs, les slogans et photos explicites sur les paquets de cigarettes, la hausse du prix du tabac, et jusqu'aux récentes mesures législatives faisant du fumeur un lépreux des temps modernes, contraint d'aller prendre l'air pour en griller une, qu'il pleuve ou qu'il vente...

La Belgique compte 29 % de fumeurs. Un chiffre stable. Mais depuis l'application, le 1er janvier 2007, de l'arrêté royal interdisant le tabac dans les restaurants comme dans le reste des lieux fermés accessibles au public, fumer devient encore un peu plus difficile. Et, à en croire certains pharmaciens, les ventes de substituts nicotiniques ont légèrement augmenté depuis. Alors, va-t-on arrêter de fumer parce que la loi nous y pousse ? Pas si sûr...

La lente maturation du fumeur

Pas la peine de lui faire des discours : si votre fumeur n'est pas « mûr », il ne lâchera pas sa cigarette... Mûr ? Un fumeur passe en effet par trois stades de maturation. Comme six fumeurs sur dix, c'est d'abord un fumeur heureux : il aime sa cigarette et ne se pose pas vraiment de questions à son sujet. Puis vient le stade de l'ambivalence, comme pour trois fumeurs sur dix : il s'interroge sur la toxicité du tabac, mais continue à fumer, tout en ressentant un certain inconfort. Enfin, c'est le stade de préparation à l'arrêt : ayant mûri, le fumeur est prêt à prendre sa dernière cigarette dans un délai raisonnable (moins d'un mois).

« Seul un fumeur sur dix est donc prêt à arrêter, insiste le Dr Juan Coulon, médecin-tabacologue. C'est peu ! Selon moi, la contrainte liée à l'arrêté royal a comme effet de stimuler le passage d'un stade à l'autre dans ce processus de maturation. Mais la motivation pour arrêter, elle, est strictement personnelle. »

Pas de fumée sans feu

La fumée de tabac se compose de 4.700 substances, dont 43 au moins sont connues pour être cancérigènes. La substance la plus tristement célèbre, sans être la plus nocive, est la nicotine. Tristement célèbre, car la nicotine est responsable de l’effet d’accoutumance du tabac. Elle pénètre dans le sang via les voies respiratoires et se diffuse dans le corps.

Conséquences : accélération du rythme cardiaque, augmentation de la pression artérielle, rétrécissement des vaisseaux sanguins, perte d’appétit, aggravation du cholestérol, réduction de la vitamine C dans l’organisme et irritation du transit intestinal. Le corps a rapidement besoin d’une certaine dose de nicotine.

Le monoxyde de carbone est un gaz produit par combustion qui pénètre dans les globules rouges via la fumée inhalée. A cause de cela, le cœur doit travailler plus durement pour fournir suffisamment d’oxygène à tous les tissus.

Les substances les plus redoutables sont contenues dans le goudron. Le goudron est responsable d’un cancer sur quatre et 90 % des cancers du poumon sont causés par le tabac. Enfin, fumer dégage aussi des gaz nocifs et irritants qui sont responsables de toux, de sécrétion de mucus, de spasmes des voies respiratoires, de la paralysie des cils vibratiles qui évacuent les substances étrangères et le mucus de l’organisme.

Retour 





Réactions


Pas de réactions. Au forum




Holidayline
abonnements-be