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Maigrir sans souffrir

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Manger en réaction à des émotions

Nous avons tous déjà pu remarquer le lien qui existe entre l'acte de manger et les émotions. Certains mangent par ennui, d'autres se jettent sur des sucreries chaque fois qu'ils traversent ont un coup de stress.

« Manger est une activité basique centrale, explique Wout Van der Borght, psychologue clinique et spécialiste en thérapie du comportement cognitif à l'hôpital universitaire du Gasthuisberg de Louvain. C'est pourquoi de nombreuses émotions y sont liées. Mais de nombreux processus d'apprentissage interviennent également. Manger peut procurer un sentiment de satisfaction, de satiété, de calme, ce qui peut inciter certains à se tourner vers la nourriture dans l'espoir de ressentir à nouveau ces sentiments.

Des études montrent que 5 à 30 % des obèses souffrent de boulimie. Ce sont des gens qui, en peu de temps, avalent de grandes quantités de nourriture en perdant tout contrôle. Leur comportement nutritionnel n'a rien à voir avec un manque de volonté, leurs émotions l'emportent tout simplement sur le bon sens. Ces binge-eaters (personnes ayant un comportement boulimique) constituent un premier groupe de patients qui ont besoin d'un encadrement psychologique pour aborder leur problème. Ceux qui, sous le coup d'une émotion intense, mangent systématiquement de grandes quantités de sucreries ou d'aliments riches en calories constituent un deuxième groupe. Enfin, ceux que nous aidons à maîtriser leur comportement alimentaire en général forment un troisième groupe.

La thérapie comportementale est surtout axée sur le développement de stratégies visant à acquérir et à conserver un contrôle accru sur le choix des aliments et sur le comportement alimentaire. Il est important que le patient prenne conscience de son comportement alimentaire, qu'il sache quand et pourquoi il mange. Nous tentons en outre de favoriser la motivation. L'obésité est effectivement un problème chronique que le patient doit apprendre à gérer en permanence. On apprend en outre aux patients à prévenir un mauvais comportement alimentaire en contrôlant les nombreux stimuli qui déterminent le comportement alimentaire. Il est, par exemple, possible de restructurer son environnement de manière à réduire les contacts avec des aliments tentants ou à être davantage incité à faire de l'exercice. On peut également apprendre à se maîtriser davantage de manière à mieux résister aux situations émotionnelles et donc à moins facilement perdre le contrôle de son comportement alimentaire. »

En outre, ceux qui souffrent d'embonpoint ont souvent une image très négative d'eux-mêmes et ont peu confiance en eux. Je ne me mets pas au régime, je ne tiendrai de toute façon pas le coup ! La thérapie comportementale enseigne des techniques destinées à positiver ces idées négatives. Beaucoup de gens doivent également se réconcilier avec leur corps.

Nombre de gens se rabattent sur la nourriture quand ils sont stressés ou qu'ils veulent évacuer leurs frustrations. C'est la raison pour laquelle la thérapie comportementale accorde également beaucoup d'importance à l'apprentissage de techniques de relaxation et d'autres techniques de gestion du stress. Enfin, on s'attache également à enseigner des méthodes permettant d'éviter de retomber dans le mode de vie antérieur. »

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L'hypnose

Il n'y a pas de miracle. La seule façon de maigrir est de manger plus sainement et de faire davantage d'exercice. Certaines techniques, comme l'hypnose ou l'acupuncture, peuvent-elles nous aider à persévérer plus facilement, à mieux gérer les émotions qui nous font si souvent pécher ?

« L'hypnose est en fait de l'autohypnose, précise le docteur en psychologie Johan Vanderlinden, de l'hôpital Saint-Joseph de Kortenberg qui utilise cette technique. Il est faux d'affirmer que l'hypnothérapeute est une personne dotée d'un don particulier qui met le patient en transe. Le rôle de l'hypnothérapeute est comparable à celui d'un moniteur d'auto-école. Il est assis à côté de vous et vous guide, mais vous décidez vous-même quand vous appuyez sur la pédale de frein. Pour le reste, l'hypnose dépend du patient, qui doit focaliser son attention.

L'hypnose peut être appliquée à toute personne qui n'y est pas réfractaire. On note toutefois des différences dans la capacité de se concentrer et des différences dans la sensibilité à la suggestion. 2 à 3 % de la population est très réceptive à la suggestion et par conséquent à l'hypnose, mais tout le monde peut l'apprendre. C'est une façon idéale d'apprendre à se détendre. L'hypnose peut en outre être utilisée pour des problèmes psychosomatiques, d'angoisse et des troubles du sommeil, pour accroître la confiance en soi, aider à prendre plus facilement des décisions et faire perdre de mauvaises habitudes.

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