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Maigrir sans souffrir

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L'encadrement et la motivation

Perdre du poids est un combat de tous les jours. C'est pourquoi il est très important de continuer à encadrer et à coacher les patients. Au début, ils respectent strictement leur schéma nutritionnel. Après un certain temps, ils se permettent des écarts. Il est donc primordial de leur apprendre à lire l'information contenue sur un emballage et à alléger une recette, de les informer sur les produits à tartiner gras et maigres, sur les en-cas bons pour la santé...

« Le coaching est également très important pour maintenir la motivation des gens, explique Annemie Van de Sompel. Car c'est toujours un travail de longue haleine, au cours duquel nous tentons progressivement d'arriver à un mode alimentaire sain où apport énergétique et besoin énergétique sont en équilibre. Au début, nous rencontrons les patients tous les 15 jours. Nous fixons ensemble l'objectif à atteindre en expliquant qu'une réduction de poids de 5 à 10 % est un but réaliste qui sera déjà très bénéfique pour la santé. Dès que l'objectif est atteint, une visite par mois suffit. Lorsque le poids est stabilisé, nous revoyons les patients tous les 2 à 3 mois. Il faut, en effet, pouvoir intervenir sans délai lorsque nous constatons une reprise de poids. »

Outre l'alimentation, d'autres facteurs jouent également un rôle : l'exercice physique, par exemple, ou l'image de soi peu flatteuse que génère souvent la surcharge pondérale. « C'est pourquoi on privilégie toujours une approche multidisciplinaire dans les grands centres, où le candidat à l'amaigrissement est encadré par un médecin et un diététicien mais aussi par un kinésithérapeute ou un coach pour l'exercice physique (car la façon de faire de l'exercice physique est également importante pour la perte de poids : on brûle proportionnellement plus de graisse lors d'un effort modéré) et par un psychologue.

Il n'existe malheureusement pas encore de convention pour l'obésité, comme c'est par exemple le cas pour le diabète. Résultat ? Le patient doit payer une consultation pour chaque spécialiste qui l'encadre...Certaines mutuelles font dès à présent des efforts pour rembourser partiellement certaines consultations mais le seuil financier reste élevé. »

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Quand cela ne suffit pas

Des statistiques de 2006 montrent que 30,3 % des adultes présentent un surpoids (IMC de 25 à 29,9) et qu'environ 1 sur 10 est obèse (IMC > 30). En outre, ce problème s'aggrave sensiblement avec l'âge. Dans la classe d'âge de 65 à 74 ans, près de 63 % avaient un IMC de 25 ou plus. L'approche progressive préconisée par Annemie Van de Sompel suffit-elle dans ces cas ?

« La diminution classique des apports énergétiques de 500 à maximum 1.000 calories par jour est le point de départ pour tous les patients, précise-t-elle. Dans les cas extrêmes ou lorsqu'un patient doit perdre beaucoup de poids en peu de temps pour des raisons de santé ou avant une opération, nous prescrivons parfois un régime protéiné très pauvre en calories (500 à 800 kcal), riche en protéines à haute valeur biologique et pauvre en glucides. Ce régime se caractérise par l'apparition, après quelques jours, de cétones qui coupent l'appétit. Un tel régime n'est jamais le premier choix et doit s'accompagner d'un contrôle médical. »

Il arrive que le médecin prescrive dans un deuxième temps des médicaments en plus des mesures nutritionnelles à ceux qui ont déjà suivi un régime pendant un certain temps et qui perdent de moins en moins de poids. Ils ont prouvé leur utilité mais ce ne sont pas des remèdes miracles. Seuls deux médicaments sont agréés pour la perte de poids et ils ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale : l'un limite l'appétit (il a l'inconvénient de provoquer parfois une légère baisse de la tension artérielle) et l'autre diminue l'absorption de graisses alimentaires (il entraîne parfois des diarrhées). Les médicaments peuvent aider mais ils n'ont de sens que si l'on adapte également son mode de vie.

La chirurgie est l'ultime étape et n'est envisagée que chez ceux qui présentent un IMC supérieur à 40 ou un IMC supérieur à 35 en combinaison avec d'autres facteurs de risque (par exemple, diabète, hypertension...). Il existe deux types d'intervention. Le premier (dont l'anneau gastrique) réduit le volume gastrique de manière à provoquer plus rapidement le sentiment de satiété, et le second limite le volume d'aliments absorbés. Le gastric bypass, par exemple, est une combinaison des deux types d'intervention. Bien entendu, ces opérations doivent aussi se faire avec l'accompagnement d'un coach. Elles ne changent en effet rien au mode de vie. »

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