Contenu :
- Règle d'or n°1: sollicitez dans les grandes entreprises
- Règle d'or n°2: optez pour les bons secteurs et les bons emplois
- Règle d'or n°3: utilisez les avantages réservés aux 50 +
- Règle d'or n°4: osez repenser votre carrière
- Règle d'or n°5: sollicitez autrement
J'ai envoyé plus d'une centaine de lettres de candidature. Quand on me répondait, c'était par la négative. Mon âge jouait en ma défaveur.
Jusqu'il y a peu, tel était le témoignage classique d'un 45 + à la recherche d'un emploi. Mais la situation évolue favorablement. Surtout en Flandre pour le moment. Dans certaines régions, le chômage régresse. Mieux encore, on entend désormais des em- ployeurs, y compris à Bruxelles et en Wallonie, affirmer qu'ils ne trouvent personne à engager pour assurer certaines fonctions et se voient obligés de chercher du personnel en Europe de l'Est.
Depuis dix ans, la part des 16-30 ans sur le marché de l'emploi ne cesse de chuter (dans cette tranche d'âge on compte près de 110. 000 travailleurs de moins qu'en 1996). En outre, le Pacte des générations a généré une série de réglementations encourageant financièrement les employeurs à engager ou à conserver des travailleurs de 50 ans et plus. Et ça tombe bien, puisque la majorité d'entre nous souhaite travailler plus longtemps. En 2001, l'âge moyen de la prise effective de la pension des Belges était de 56,8 ans. Quatre ans plus tard, il s'élève à 60,6 ans.
Résultat ? Le marché de l'emploi a aujourd'hui besoin de 50 +. «Les mentalités commencent à changer dans le chef du patronnat, commente Sigrid De Bie, consultante. Pour les emplois les plus demandés, l'âge n'a aucune importance. Les employeurs désirent simplement pourvoir à un emploi, quel que soit l'âge du candidat. Certains employeurs continuent à éprouver des réticences vis-à-vis des 50 +. A cet égard, ce sont les jeunes directeurs des ressources humaines qui sont les plus conservateurs. Ils se voient mal engager des gens qui pourraient être leur mère ou leur père. Quoi qu'il en soit, les 50 + en recherche d'un emploi ont deux fois plus de chances de décrocher un job qu'il y a deux ans, à condition de bien s'y prendre.»
Règle d'or n°1 : sollicitez dans les grandes entreprises
Les grandes entreprises se séparent de plus en plus rarement des travailleurs 50+. Ce n'est pas le cas dans les PME où les budgets sont plus limités et où l'incertitude plane sur la durée de leur carrière dans l'entreprise. Après leur (coûteuse) formation, seront-ils prêts à travailler jusqu'à leurs 65 ans ? Leurs exigences salariales ne seront-elles pas trop élevées ? Ne profiteront-ils pas de leur droit à l'outplacement ou ne demanderont-ils pas à passer en 4/5 temps à partir de leurs 55 ans ? Les grandes entreprises, elles, ont déjà pu vérifier que rien de tout cela n'est vrai.
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Le marché du travail a besoin de vous
Le marché du travail a évolué et se montre désormais plus ouvert aux 50+. En Belgique, 70.000 emplois demeurent à pourvoir dans des secteurs clés... Conseils pour trouver un emploi ou donner une nouvelle orientation à votre carrière.
Contenu :
- Règle d'or n°1: sollicitez dans les grandes entreprises
- Règle d'or n°2: optez pour les bons secteurs et les bons emplois
- Règle d'or n°3: utilisez les avantages réservés aux 50 +
- Règle d'or n°4: osez repenser votre carrière
- Règle d'or n°5: sollicitez autrement
J'ai envoyé plus d'une centaine de lettres de candidature. Quand on me répondait, c'était par la négative. Mon âge jouait en ma défaveur.
Jusqu'il y a peu, tel était le témoignage classique d'un 45 + à la recherche d'un emploi. Mais la situation évolue favorablement. Surtout en Flandre pour le moment. Dans certaines régions, le chômage régresse. Mieux encore, on entend désormais des em- ployeurs, y compris à Bruxelles et en Wallonie, affirmer qu'ils ne trouvent personne à engager pour assurer certaines fonctions et se voient obligés de chercher du personnel en Europe de l'Est.
Depuis dix ans, la part des 16-30 ans sur le marché de l'emploi ne cesse de chuter (dans cette tranche d'âge on compte près de 110. 000 travailleurs de moins qu'en 1996). En outre, le Pacte des générations a généré une série de réglementations encourageant financièrement les employeurs à engager ou à conserver des travailleurs de 50 ans et plus. Et ça tombe bien, puisque la majorité d'entre nous souhaite travailler plus longtemps. En 2001, l'âge moyen de la prise effective de la pension des Belges était de 56,8 ans. Quatre ans plus tard, il s'élève à 60,6 ans.
Résultat ? Le marché de l'emploi a aujourd'hui besoin de 50 +. «Les mentalités commencent à changer dans le chef du patronnat, commente Sigrid De Bie, consultante. Pour les emplois les plus demandés, l'âge n'a aucune importance. Les employeurs désirent simplement pourvoir à un emploi, quel que soit l'âge du candidat. Certains employeurs continuent à éprouver des réticences vis-à-vis des 50 +. A cet égard, ce sont les jeunes directeurs des ressources humaines qui sont les plus conservateurs. Ils se voient mal engager des gens qui pourraient être leur mère ou leur père. Quoi qu'il en soit, les 50 + en recherche d'un emploi ont deux fois plus de chances de décrocher un job qu'il y a deux ans, à condition de bien s'y prendre.»
Règle d'or n°1 : sollicitez dans les grandes entreprises
Les grandes entreprises se séparent de plus en plus rarement des travailleurs 50+. Ce n'est pas le cas dans les PME où les budgets sont plus limités et où l'incertitude plane sur la durée de leur carrière dans l'entreprise. Après leur (coûteuse) formation, seront-ils prêts à travailler jusqu'à leurs 65 ans ? Leurs exigences salariales ne seront-elles pas trop élevées ? Ne profiteront-ils pas de leur droit à l'outplacement ou ne demanderont-ils pas à passer en 4/5 temps à partir de leurs 55 ans ? Les grandes entreprises, elles, ont déjà pu vérifier que rien de tout cela n'est vrai.
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Règle d'or n°2 : optez pour les bons secteurs et les bons emplois
Voici les secteurs, fonctions et emplois où les 45 + ont désormais beaucoup de chances de décrocher un job :
Les métiers où une certaine maturité est indispensable : conseiller financier auprès des banques et des compagnies d'assurances, gardien de salle dans les musées et institutions culturelles, surveillant dans les clubs sportifs, moniteur en atelier protégé, concierge et... collaborateur dans les parcs d'attractions.
Vendeurs : non pas de jeunes vendeurs inexpérimentés mais des personnes capables d'emporter la confiance et l'adhésion du client. Ils sont très demandés chez les concessionnaires des grandes marques automobiles.
Magasiniers et employés de magasin, comptables et employés dans les services comptabilité.
Postes de gestion : cadres moyens en grandes entreprises, chefs d'équipe et assistants de chefs d'équipe ayant à leur charge des ouvriers, mais aussi des gérants de magasin. On recherche actuellement 1.465 gérants, ayant de préférence une bonne expérience.
Hommes à tout faire : hommes de confiance et d'expérience dans les secteurs manuel et de services !
Personnel soignant : le secteur de la santé manque cruellement de personnel. Un diplôme est requis pour les infirmiers et les éducateurs mais les aides soignants (autrefois appelés aides familiales et aides aux personnes âgées) peuvent travailler après une formation d'environ onze mois (Forem, promotion sociale, formations professionnelles). Le métier d'aide soignant(e) est physiquement exigeant, mais on peut toujours opter pour un temps partiel. «Cette année encore, nous allons engager 700 aides soignants et aides à domicile» affirme-t-on au sein d'une importante organisation d'aide familiale. «Nous donnons toutes leurs chances aux 45 +. Un écolage préalable au nôtre n'est pas requis. Cet automne, nous commencerons de nouvelles formations. Ceux qui les auront réussies sont assurés de décrocher un emploi chez nous.»
Chauffeurs : il y a une demande constante en camionneurs, chauffeurs de bus et chauffeurs spécialisés dans la livraison de meubles. Une exigence : être en bonne santé et posséder le permis D. Des formations permettant de le décrocher sont organisées par le Forem, mais aussi par de nombreuses sociétés de transport. On demande aussi beaucoup de livreurs de mobilier pour accompagner le chauffeur. Ils ne doivent naturellement pas posséder de permis D.
Couturières et repasseuses en ateliers : les 50 ans et plus sont très demandées, car les jeunes n'ont pas la même connaissance ni la même expérience dans ces domaines.
Les métiers porteurs : depuis le début de l'année, le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux travaillent main dans la main en matière d'aide à l'emploi.
Sur le site du Forem, on trouve ainsi plus de 150 métiers extrêmement demandés, et ce dans onze domaines à la portée du plus grand nombre, des infos très intéressantes sur les métiers porteurs (chauffeur de poids lourd, secrétariat, comptabilité, métiers manuels...), les aides à la formation, HotJob...
Par ailleurs, le VDAB (l'équivalent du Forem en Flandre) publie sur son site la liste de 295 emplois porteurs dans lesquels on trouve, en principe à se placer sans gros problème et sans devoir attendre. Mais attention : ils exigent souvent un diplôme spécifique (infirmier, éducateur, ingénieur, architecte, boucher, cuisinier...) ou des connaissances pointues (métiers techniques).
D'autres domaines requièrent des efforts physiques très lourds (surtout dans le domaine du bâtiment et du jardinage/élagage). Malgré cela, de nombreux emplois sont accessibles aux hommes et aux femmes de plus de 50 ans, éventuellement après formation : chauffeur de poids lourd, employé en comptabilité, aide soignant, barman, employé en agence de voyage, secrétaire de direction, serveur, moniteur en atelier protégé, représentant...
Interim : une bonne solution pour ceux qui cherchent un emploi temporaire ou ponctuel après la retraite. Tous les grands bureaux d'interim ont désormais une section consacrée aux 45 +. Un exemple : le fabricant de climatiseurs Daikin, à Ostende. Cette année encore, l'entreprise a fait appel au bureau d'interim Startpeople et a engagé près de quatre cents 45 + pour faire face au pic saisonnier du printemps et de l'été.
Titres-services : les entreprises fonctionnant avec les titres-services manquent cruellement de personnel. Elles recherchent avant tout des aides ménagères à domicile (nettoyage, repassage, lessives, préparation de repas, petites réparations...) mais aussi des personnes prêtes à faire les courses des moins valides et à les conduire en voiture.
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Règle d'or n°3 : utilisez les avantages réservés aux 50 +
Pour maintenir ou remettre au travail les 50 +, les autorités accordent des avantages non négligeables. La plupart sont destinés aux employeurs, mais il peut aussi s'agir d'un coup de pouce financier profitant au travailleur lui-même.
Pour les travailleurs , trois grands avantages :
- Vous avez 50 ans ou plus et vous êtes chômeur contre votre gré (licenciement, restructuration...) ? Si vous retrouvez un emploi, l'Onem vous alloue une allocation de reprise de travail fédérale de 168,93 € par mois en plus de votre salaire. A condition de pouvoir prouver un minimum de vingt ans de travail en tant que salarié et d'être chômeur complet depuis au moins un an.
- Si vous avez été au chômage (ou invalide) pendant au moins un an, vous avez droit la première année de reprise du travail à des congés payés, ce que l'on appelle les vacances senior à charge de l'Onem.
- La Flandre s'attaque à la pénurie d'emplois dans le nord du pays en proposant, via le VDAB (l'équivalent du Forem) une prime aux demandeurs d'emploi suivant une formation dans un domaine où il manque de main-d'oeuvre (de 150 à 250 € selon la durée de la formation).
Les employeurs qui embauchent un ou une 50 + bénéficient d'une réduction des cotisations sociales. Elle est accordée dès l'âge de 50 ans et augmente avec les années (ex. -1.800 € par an pour un travailleur de 58 ans, -2.600 € par an pour un travailleur de 62 ans). En outre, l'employeur a également droit à une réduction des charges sociales dans des cas bien précis (ex. chômage de longue durée, économie sociale).
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Règle d'or n°4 : osez repenser votre carrière
Avez-vous déjà entendu parler du Fonds d'expérience professionnelle ? Il s'agit d'un fonds fédéral qui intervient à hauteur de 50 à 70 % dans les frais consentis par l'employeur qui investit dans la formation d'un 50 + ou allège physiquement sa charge de travail. Concrètement : si vous sentez que votre travail devient physiquement trop pénible, vous pouvez demander au service du personnel que l'on vous affecte à un autre poste ou que l'on adapte votre travail tout en expliquant que le Fonds d'expérience professionnelle interviendra peut-être dans les frais. Il peut également s'agir de la création d'une nouvelle fonction dans l'entreprise.
Vous avez un emploi mais vous craignez de ne pas le conserver ? Vous rêvez depuis longtemps de changer de cap ? Vous souhaitez donner une tout autre direction à votre vie en vous lançant comme indépendant ? A Bruxelles et en Flandre, tout travailleur salarié depuis minimum une année complète ou actuellement inscrit en tant qu'indépendant a droit à une assistance professionnelle gratuite dans un centre reconnu (ils sont principalement néerlandophones). Pour les francophones, il n'y pas de service totalement équivalent, même si des formules d'accompagnement, de job coaching et de conseil en orientation sont proposés par le Forem et l'Orbem pour gérer la mobilité professionnelle, reconstituer un projet de vie et professionnel ou acquérir de nouvelles compétences.
« L'assistance à la reconversion est destinée aux travailleurs qui souhaitent réorienter leur carrière et redoutent de se retrouver seuls face à cette prise de décision, explique Vera Kellens, psychologue du travail. Beaucoup de gens sont effrayés, à tort, à l'idée d'un licenciement ou d'une restructuration. Il arrive aussi qu'au bout de vingt-cinq ou trente ans on ait envie de changer d'orientation sans trop savoir que faire ou comment s'y prendre. Après 45 ans, je conseille toujours de parler de ses projets et de ses rêves autour de soi. Et d'éviter tout conflit avec son employeur actuel. Si vous vous lancez en indépendant, il sera peut-être votre premier client !»
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Règle d'or n°5 : sollicitez autrement
Répondre à toutes les offres d'emploi et envoyer une centaine de lettres de candidature n'est pas la méthode la plus efficace. Vous serez en effet en concurrence avec des candidats plus jeunes que vous. Mieux vaut donc explorer d'autres voies.
Limitez-vous aux petites annonces réclamant expérience et maturité.
Soyez offensif ! Mettez en avant tout ce que vous pouvez apporter à l'entreprise : expérience, maturité, fiabilité, flexibilité, disponibilité immédiate, etc.
Ajoutez à votre lettre de candidature un projet destiné à aider l'entreprise.
«Si vous repérez une annonce intéressante, analysez-en le texte pour mettre en lumière un aspect de l'entreprise qui pourrait être amélioré, conseille Marc Embo du bureau d'outplacement Ascento. Essayez d'obtenir un rendez-vous avec le chef du département concerné (donc pas le chef du personnel). Dites-lui : j'ai la solution à votre problème. Et proposez-lui vos services, éventuellement comme indépendant ou avec un contrat à durée déterminée. »
Soyez à même d'informer votre futur employeur sur les avantages financiers dont il bénéficiera s'il vous engage (voir règle d'or n°3). Citez-les dans votre lettre et ayez-les tous à l'esprit si vous obtenez un rendez-vous. «Ces avantages financiers n'emporteront jamais la décision de l'employeur, précise Sigrid De Bie, mais ils peuvent jouer un rôle au moment de trancher entre plusieurs candidats aux qualités comparables. »
Dans votre CV ne donnez pas votre âge mais uniquement votre date de naissance. De préférence en bas de page.
N'écrivez et ne dites jamais que vous êtes prêts à accepter un poste en-dessous de vos qualifications et pour un salaire plus faible. Cela sera perçu comme un appel à l'aide et risque de faire mauvaise impression. S'il vous semble que vous devez revoir vos prétentions à la baisse, cela peut se faire au cours des entretiens d'embauche.
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Plus d'infos :
Autravail.be : toutes les mesures en faveur de l'emploi et les avantages pour les 50 +. Cliquez sur Travailleur ou demandeur d'emploi et complétez votre profil détaillé. Vous verrez alors apparaître une liste des avantages vous concernant.
Office National de l'Emploi (Onem): bd de l'Empereur 7, 1000 Bruxelles, tel. 02 515 41 11 et www.onem.fgov.be
Fonds de l'expérience professionnelle: rue Ernest Blérot 1, 1070 Bruxelles, tel. 02 233 45 96 et www.fondsdelexperienceprofessionnelle.be
Titres-services.be : avec la liste des entreprises reconnues.
Forem : tel. 0800 939 91 et www.leforem.be. Pour connaître les adresses du Forem près de chez vous : voir rubrique 7500 des Pages d'Or.
Site officiel de l'emploi et de la formation professionnelle en Wallonie : www.emploi.wallonie.be
Orbem : bd Anspach 65, 1000 Bruxelles, tel. 02 505 14 11 ou 02 505 77 77 et www.orbem.be
VDAB: tel. 0800 307 00 et www.vdab.be. Pour les adresses des bureaux du VDAB près de chez vous, reportez-vous à la rubrique 7500 des Pages d'Or.
Auteur: Ludo Hugaerts |
Mise en ligne: 10-12-2007 |
Mise à jour: 08-07-2008