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Droits d'enregistrement : la législation

registratierecht

Même si les taux d'intérêt historiquement bas séduisent un bon nombre de candidats propriétaires, un bien immobilier ne s'achète pas à la légère. Car l'achat s'accompagne toujours d'un solide impôt.

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Tout le monde sait que les prix des appartements, des maisons et des terrains à bâtir se sont littéralement envolés ces dernières années. A cela s'ajoute encore que tout achat d'un bien immobilier donne lieu à la perception d'un impôt. La règle veut qu'il s'agisse de droits d'enregistrement proportionnels au prix d'achat.

Le principe des droits d'enregistrement

Depuis 2002, les droits d'enregistrement sont devenus un impôt strictement régional. Il en découle forcément des différences dans les règles comme dans les taux. A Bruxelles et en Wallonie, le taux de base est de 12,5 % ; en Flandre, il est de 10 %. Outre ces tarifs de base, il existe aussi des tarifs préférentiels.

Les droits d'enregistrement sont dus quel que soit le mode d'acquisition : vente de gré à gré, vente publique volontaire ou vente publique judiciaire (sur saisie ou en raison d'une faillite). Leur taux ne varie pas en fonction de la personne qui achète, que ce soit une personne physique ou une personne morale (asbl, sprl ou autre société). C'est la localisation du bien qui détermine le taux à appliquer.

Les droits d'enregistrement doivent être payés dans les 4 mois qui suivent la conclusion du compromis de vente. Et il vaut mieux respecter strictement ce délai car un paiement en retard est sanctionné d'une amende fiscale et d'intérêts de retard de 7 %.

Attention Le délai commence à courir à partir de la signature du compromis de vente. Raison pour laquelle la plupart des compromis stipulent que les parties s'engagent à passer l'acte authentique devant notaire dans les quatre mois et le notaire veillera à ce que les droits d'enregistrement soient versés en temps voulu.

Le calcul de base

Les droits d'enregistrement doivent en principe être calculés sur le prix d'achat convenu entre vendeur et acheteur. Mais pour éviter la tentation d'esquiver une partie des droits dus, notre code des droits d'enregistrement précise bien que la base minimum devant servir au calcul est toujours la valeur vénale du bien immobilier (prix que l'on peut normalement escompter pour ce bien) et c'est à vous de déclarer cette valeur dans l'acte d'achat.

Exemple La maison que vous convoitez a une valeur vénale de 200.000 €. Mais après des négociations bien menées, vous l'obtenez au prix de 150.000 €. Vous devez spontanément indiquer la valeur vénale dans votre acte d'achat sous forme d'une déclaration pro-fisco et vous devez payer 200.000 € x 10 ou 12,5 % = 20.000 ou 25.000 €. Vous avez parfaitement le droit de faire une bonne affaire, mais le fisc ne veut pas en être la victime. Si le receveur constate une importante différence entre la valeur vénale et le prix mentionné dans votre acte d'achat, il vous adressera une lettre où il réclamera des droits complémentaires : 12,5 % ou 6 % de la différence. Si la différence entre la valeur vénale et le prix déclaré est égale à 1/8e au moins du prix indiqué, il vous imposera, en outre, une amende égale au montant des droits complémentaires.

Bon à savoir Si vous recevez une telle lettre, il est conseillé de prendre contact avec le receveur de manière à discuter du montant de la valeur vénale qu'il a indiquée, autrement dit de la «faire baisser».

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