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Bien investir dans les placements durables
Droit & Argent
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir investir dans des entreprises qui travaillent de manière socialement responsable. Comment investir durablement ? Est-ce que cela rapporte autant ? Quels sont les risques ? Et quel contrôle a-t-on sur le contenu des fonds ?
- Des placements qui ont évolué
- Puis-je être sûr que le fonds est vraiment durable ?
- S'agit-il d'une mode passagère ?
- Offrent-ils un rendement inférieur ?
- Sont-ils plus chers que les fonds classiques ?
- Sont-ils plus risqués que les fonds classiques ?
- Où puis-je en acheter ?
- Quelles sont les différentes sortes de fonds durables ?
- Les placements durables, sont-ils faits pour moi ?
Les fonds de placement durables sont de plus en plus populaires. Ce succès est dû au fait que nous sommes de plus en plus nombreux à refuser d'investir dans les actions d'entreprises associées à l'industrie de l'armement, à la pollution environnementale, à la violation des droits de l'Homme, au travail des enfants, etc. A cela s'ajoutent un bon climat boursier et un élargissement de la gamme des produits éthiques.
A l'heure actuelle, les investissements durables représentent environ 3,3 % du marché belge des fonds. Soit quelque 5,7 milliards d'euros. Ce qui place la Belgique en tête de peloton. Dans aucun autre pays européen, les investisseurs ne se tournent autant vers des fonds durables. On enregistre toutefois une popularité croissante chez nos voisins européens. Les Pays-Bas font aussi partie des leaders mais leur honorable position est surtout due au coup de pouce fiscal dont bénéficient les fonds durables. Ce n'est pas encore le cas en Belgique, mais il existe déjà des plans très concrets en matière d'épargne pension durable.
Les placements durables sont donc promis à un bel avenir, surtout si, comme aux Pays-Bas, la Belgique propose des incitants fiscaux.
Bien investir dans les placements durables
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir investir dans des entreprises qui travaillent de manière socialement responsable. Comment investir durablement ? Est-ce que cela rapporte autant ? Quels sont les risques ? Et quel contrôle a-t-on sur le contenu des fonds ?
- Des placements qui ont évolué
- Puis-je être sûr que le fonds est vraiment durable ?
- S'agit-il d'une mode passagère ?
- Offrent-ils un rendement inférieur ?
- Sont-ils plus chers que les fonds classiques ?
- Sont-ils plus risqués que les fonds classiques ?
- Où puis-je en acheter ?
- Quelles sont les différentes sortes de fonds durables ?
- Les placements durables, sont-ils faits pour moi ?
Les fonds de placement durables sont de plus en plus populaires. Ce succès est dû au fait que nous sommes de plus en plus nombreux à refuser d'investir dans les actions d'entreprises associées à l'industrie de l'armement, à la pollution environnementale, à la violation des droits de l'Homme, au travail des enfants, etc. A cela s'ajoutent un bon climat boursier et un élargissement de la gamme des produits éthiques.
A l'heure actuelle, les investissements durables représentent environ 3,3 % du marché belge des fonds. Soit quelque 5,7 milliards d'euros. Ce qui place la Belgique en tête de peloton. Dans aucun autre pays européen, les investisseurs ne se tournent autant vers des fonds durables. On enregistre toutefois une popularité croissante chez nos voisins européens. Les Pays-Bas font aussi partie des leaders mais leur honorable position est surtout due au coup de pouce fiscal dont bénéficient les fonds durables. Ce n'est pas encore le cas en Belgique, mais il existe déjà des plans très concrets en matière d'épargne pension durable.
Les placements durables sont donc promis à un bel avenir, surtout si, comme aux Pays-Bas, la Belgique propose des incitants fiscaux.
Des placements qui ont évolué
Aujourd'hui, on parle plus volontiers de placements durables ou socialement responsables que de placements éthiques. Le terme « durable » a remplacé le terme « éthique » pour la bonne raison qu'il a une portée beaucoup plus large. Le terme « éthique » n'a toutefois pas totalement disparu et on le retrouve en même temps que d'autres, comme « vert », « responsable » ou « écologique ». En anglais, on parle de « sustainable » (= durable) ou de « socially responsible » (= socialement responsable). Des termes que vous retrouverez fréquemment dans les noms des fonds comme KBC Eco Fund Sustainable Euroland ou Dexia Sustainable Europe, pour ne citer qu'eux.
Le précurseur Dans les années 80, la CGER (devenue Fortis) a lancé l'épargne Cigale, ce qui lui a valu d'être souvent considérée comme la pionnière des placements éthiques ou durables. L'épargne Cigale était un compte d'épargne dont le propriétaire pouvait redistribuer une partie des intérêts à des projets socialement ou éthiquement responsables. Quelque temps plus tard, toute une série d'autres banques emboîtaient le pas à la CGER. Mais la véritable percée s'est produite dans les années 90 qui ont vu la création des premiers fonds éthiques (on ne parlait pas encore de fonds durables).
D'éthique à durable Les premiers fonds éthiques investissaient uniquement sur base d'une liste de critères négatifs. Ces fonds excluaient, par exemple, les entreprises qui exerçaient une activité bien précise, comme l'industrie de l'armement, l'énergie nucléaire, etc. Vous ne les trouverez plus en Belgique.
Ces fonds ont ensuite mis l'accent sur un ou plusieurs aspects positifs d'une entreprise durable et responsable. Chaque fonds définit lui-même ses propres critères (par exemple, environnement, participation salariale dans l'entreprise.)
Puis, petit à petit, les fonds éthiques se sont transformés en fonds dura-bles qui se concentrent sur toutes les facettes de l'entreprise durable. Grosso modo, il s'agit de fonds qui ne s'arrêtent pas à un seul aspect (par exemple, l'environnement) mais qui s'attachent à une plus-value sur le plan écologique, social ou éthique.
Et plus encore Aujourd'hui, certains fonds vont encore un peu plus loin. Ce sont des fonds durables qui engagent un dialogue actif avec les « stakeholders ». A savoir toutes les composantes sociales qui, d'une manière ou d'une autre, ont un lien avec l'entreprise, donc les actionnaires, la direction, le personnel, les clients et les syndicats.
Puis-je être sûr que le fonds est vraiment durable ?
S'il est évident que « durable » prend le pas sur « éthique », il n'existe pas encore de définition unique. A première vue, cela semble pourtant simple. Un investissement durable suppose que le fonds d'actions ou d'obligations investit dans des entreprises durables.
Pas une science exacte Le choix d'entreprises durables n'est pas une science exacte. Il est clair qu'une entreprise qui ne fabrique que des armes de guerre ou des mines antipersonnel n'en fait pas partie. Mais la réalité est souvent nettement plus complexe. Car que faut-il faire d'une entreprise qui vend une toute petite partie de sa production à une autre qui, à son tour, en utilise une petite partie pour la production d'armes, mais qui, pour le reste, répond parfaitement aux critères d'entreprise durable ? Pensons, plus près de l'actualité, au groupe Suez : il produit une grande partie de son électricité à l'aide de centrales nucléaires, mais, grâce à son fameux pôle « eau » est un leader dans le monde de l'entreprise durable. Et certains se demandent toujours s'il faut totalement renoncer à l'énergie nucléaire. Tout un débat...
La plupart des fonds investissent dans de nombreuses entreprises, dont des banques. Il n'est pas exclu à 100 % que ces banques accordent à leur tour des crédits à l'industrie de l'armement. En bref, il n'est pas toujours facile de séparer les entreprises durables de celles qui ne le sont pas.
Chaque banque fixe ses propres critères En pratique, une banque définit souvent elle-même les critères selon lesquels elle estimera qu'une entreprise est durable ou non. Telle banque se base, par exemple, sur des critères très restreints tandis qu'une autre énumère une interminable liste de critères auxquels doivent satisfaire les entreprises. Pour contrôler si effectivement une entreprise est durable ou non, certaines banques font appel à leurs propres contrôleurs (de la banque elle-même), d'autres font appel à des contrôleurs externes (une firme spécialisée en la matière) et d'autres encore, à une combinaison des deux. Il n'est donc pas exceptionnel qu'une action soit jugée durable par une banque et pas par l'autre.
L'allemand Bayer (pharmacie) et l'anglais Anglo American (exploitation minière) en sont des exemples concrets. On les retrouve dans une grande banque mais ils sont exclus dans une autre. Tout ceci ne peut qu'engendrer de la confusion pour le candidat investisseur.
Une tâche pour les autorités ? Certains sont d'avis que les autorités devraient élaborer une définition précise de ce qu'est un placement durable et en organiser le contrôle car aujourd'hui, le concept est beaucoup trop vague. Le gouvernement a l'intention d'encourager fiscalement l'épargne pension durable. Peut-être sera-ce l'occasion de mettre en avant pour la première fois une série de critères de « durabilité ».
S'agit-il d'une mode passagère ?
Depuis deux ans, il devient de plus en plus évident que, loin d'être le résultat d'un effet de mode, les placements durables intègrent peu à peu notre univers financier. Et aujourd'hui plus encore du fait que les investisseurs prennent conscience de l'utilité des placements durables et de leurs prestations qui n'ont rien à envier aux placements classiques. L'élargissement de la gamme des produits proposés est aussi un atout dans le jeu des placements durables.
Offrent-ils un rendement inférieur ?
Un préjugé tenace veut que les fonds de placements durables prestent moins bien que les fonds classiques. Mais il existe maintenant suffisamment de fonds durables mis sur le marché depuis plusieurs années pour y aller voir de plus près.
Il existe déjà plusieurs études qui comparent les prestations des fonds durables à celles des fonds classiques. Ces études font apparaître qu'à terme, les fonds durables, pris en moyenne, ne prestent pas moins bien que les fonds classiques. A court terme, ils peuvent afficher des performances différentes de celles des fonds classiques. Et cela, parce que les entreprises durables se concentrent en général sur des secteurs biens définis (par exemple, le secteur bancaire, les biens de consommation, l'énergie, etc.) et certains pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France et Pays-Bas). En outre, les investissements se font presque exclusivement dans de grandes entreprises et non dans de petites. Il peut donc y avoir une différence de rendement à court terme, mais elle s'efface à plus long terme.
ATTENTION ! Le fait que les fonds durables ne prestent pas moins bien que les fonds classiques ne veut pas dire qu'il n'existe pas de mauvais fonds durables. Cela signifie tout simplement que, comme dans les fonds classiques, il existe de bons et de moins bons fonds durables et qu'en moyenne, leurs prestations se valent.
CONSEIL Demandez toujours comment s'est comporté le fonds par le passé pour savoir si vous avez affaire à un bon fonds durable.
Sont-ils plus chers que les fonds classiques ?
Selon un autre a priori encore, les fonds durables seraient plus chers que leurs homologues classiques. Pareille réflexion semble logique à première vue mais, sur le terrain, elle tient difficilement le coup. La plupart des fonds durables ont un comité consultatif ou se font conseiller par un bureau externe. Objectif : passer le portefeuille au crible afin de vérifier si tous les actifs sont bel et bien « durables ». Ces frais doivent bien entendu se payer aussi. Et pourtant, si l'on compare les frais d'entrée et les frais de gestion de la plupart des fonds durables, on constate qu'ils se situent dans la même ligne que ceux des fonds classiques.
Sont-ils plus risqués que les fonds classiques ?
L'idée toute faite selon laquelle les placements durables seraient plus risqués n'a plus aucune raison d'être. Aujourd'hui, contrairement à hier, la plupart des fonds durables n'excluent plus des secteurs entiers. Car lorsque l'on exclut certains secteurs, on peut moins bien répartir et le risque est plus élevé. Ce n'est plus le cas des fonds durables. Attention toutefois à ne pas comparer des pommes et des poires. Vous ne pouvez pas comparer, par exemple, un fonds à répartition mondiale comme le Dexia Sustainable World à un fonds qui n'investit que dans un seul secteur comme le KBC Eco Fund Water (actif uniquement dans le secteur de l'eau). Les prospectus et autres fiches du produit vous diront exactement en quoi le fonds investit.
Où puis-je en acheter ?
Il est vrai qu'il y a cinq ans et plus, vous ne pouviez trouver des fonds durables (que l'on appelait encore éthiques) que dans certaines banques spécialisées dans le domaine. Mais d'importants changements se sont manifestés depuis. Aujourd'hui, vous pouvez trouver des fonds durables auprès de 18 institutions financières et leur nombre ne fera que croître à l'avenir. Attention : il semble qu'en pratique, votre directeur de banque ou votre conseiller financier ne soit pas toujours bien informé sur les placements durables et sur les fonds qui y répondent. Informez-vous donc bien via la fiche du produit, les prospectus et/ou sur le site internet de la banque si vous voulez investir dans un fonds socialement responsable et durable.
Quelles sont les différentes sortes de fonds durables ?
Dix-huit banques et assureurs proposent actuellement des fonds durables, mais, pour le moment, le plus large choix se trouve encore chez Triodos ainsi que chez Dexia et KBC.
La majeure partie des fonds durables sont des fonds d'actions. Ces fonds d'actions investissent surtout dans des actions dans le monde entier ou en Europe ainsi que dans les actions de secteurs bien précis comme l'énergie et l'eau. Mais tout s'est terriblement accéléré ces dernières années et l'on trouve aussi maintenant des fonds d'obligations, des fonds mixtes (qui investissent une partie en actions et l'autre en obligations) et des fonds durables sous forme d'assurances placements (que l'on appelle branche 23). Tout récemment, on a même vu apparaître des produits avec protection de capital (produits structurés) qui se consa-crent à l'entreprise durable. En général, une centaine d'euros suffit déjà pour acheter une part de fonds.
Les fonds d'actions La plupart des fonds durables sont encore des fonds d'actions. Si vous voulez investir dans un fonds d'actions durable, vous trouverez un large choix si vous optez pour un fond mondial.
Comme il s'agit d'un fonds extrêmement bien réparti, comprenant des actions du monde entier et de la plupart des secteurs, c'est le fonds idéal pour faire vos premiers pas dans l'investissement durable. Quelques exemples concrets de fonds de ce type : Delta Lloyd L SRI Panda, ISIS Ethiglobal (Banque Degroof), ING (L) Invest Sustainable Growth, etc.
Par ailleurs, il existe aussi des fonds durables qui se consacrent à une région bien déterminée, comme l'Europe (par exemple, PAM Equities Europe Ethical de Petercam ou Piazza AXA IM Ethical Europe Equities). De tels fonds sont également intéressants pour compléter votre portefeuille. D'autres fonds encore se consacrent à un secteur précis comme l'eau ou l'énergie (par exemple, KBC Eco Fund Water) ou l'environnement (OHRA Milieutechnologie de Delta Lloyd). Il va de soi que certains secteurs (comme le pétrole) entrent moins en ligne de compte pour l'investissement durable).
Les fonds d'obligations Les placements durables ont longtemps été réservés aux investisseurs en actions. Le fonds Triodos Values European Bonds, créé en 2002 par la banque Triodos, spécialisée dans les fonds durables, a longtemps été la seule possibilité. Mais la situation a évolué depuis fin 2005 quand Dexia a, la première, mis sur le marché une série de fonds d'obligations durables avant d'être suivie par KBC, tout juste un an plus tard. Il est donc maintenant tout à fait possible d'investir durablement sans prendre trop de risques. Il est vrai que, jusqu'il y a peu, beaucoup de personnes auraient voulu investir durablement mais trouvaient trop risqué de s'engager dans des fonds d'actions.
Il n'est toutefois pas toujours facile de déterminer clairement ce que sont les fonds d'obligations durables. Car ils ne se composent pas uniquement d'obligations d'entreprises, mais aussi d'obligations d'Etat. S'il s'agit d'obligations d'entreprises, il y a peu de problèmes. Les obligations émises par une entreprise durable sont des obligations durables... même si l'on peut encore discuter quelque peu des critères pour être « durables » puisqu'il n'existe pas de définition légale.
C'est plus difficile s'il s'agit d'obligations d'Etat. Car comment peut-on définir si un pays est « durable » ou non ? Selon les banques Triodos, Dexia et KBC, leaders en matière de fonds d'obligations, c'est parfaitement possible mais il faut adopter une autre approche. Elles vérifient si le pays respecte les conventions internationales (par exemple, sur les droits de l'homme, les mines antipersonnel), ce qu'il en est de l'égalité et de la liberté de la population (démocratie, égalité entre hommes et femmes), la qualité de la gouvernance (absence de corruption), les aspects environnementaux, etc.
Ici aussi, vous ne serez pas étonné de lire qu'une banque accepte un pays comme durable et l'autre pas. Un exemple typique : l'Italie. Ce pays est considéré comme durable par une banque tandis qu'une autre le met à l'index en raison de ses mauvaises prestations en matière d'environnement et de relations internationales.
Les pays qui décrochent un très bon score au niveau de la durabilité sont les pays scandinaves, la Suisse, les Pays-Bas et le Luxembourg. Les pays de l'Est et la Turquie ratent en général le droit de porter l'étiquette « durable ».
Les fonds mixtes Ce sont des fonds qui investissent en partie en actions, en partie en obligations. Comme les fonds classiques, les fonds mixtes durables se présentent généralement sous trois formes : défensifs, neutres et agressifs. Ce qui vous permet de choisir un fonds qui correspond à votre profil d'investisseur.
Le choix dépend bien évidemment du degré de risque que vous êtes prêt à prendre. Vous pouvez vous permettre de prendre d'autant plus de risques que la durée de votre placement est longue.
- Pour ceux qui ne veulent pas prendre beaucoup de risques et dont l'horizon d'investissement est de 5 ans ou plus, il existe les fonds mixtes défensifs qui sont composés d'environ 70 % d'obligations et 30 % d'actions. Quelques exemples : LIS Prudent SRI du Crédit Agricole, KBC Institutional Global Ethical et Fortis L Strategy Stability SRI Europe.
- Ceux qui recherchent un parfait équilibre entre actions et obligations se tourneront vers les fonds mixtes neu-tres (environ 50 % d'actions et 50 % d'obligations). Ce sont de bons produits de placement pour ceux qui acceptent un peu plus de risques et ont un horizon d'investissement de 7 ans ou plus. Quelques exemples : Alter Vision Balance Europe de Fortis, ISIS Ethiglobal de la Banque Degroof et LIS Balanced SRI du Crédit Agricole.
- Les fonds mixtes dynamiques se composent d'environ 70 % d'actions et 30 % d'obligations. Ils conviennent tout à fait à ceux qui peuvent placer leur argent à plus de 10 ans et peuvent donc prendre davantage de risques. Quelques exemples concrets : Dexia Substainable European Balanced High et Fortis L Strategy Growth SRI Europe.
Les assurances placement Vous pouvez aussi investir durablement dans les produits d'assurance de la branche 23 qui ne sont rien d'autre que des fonds « en habits d'assurance ». Dans le cadre d'une planification successorale (par exemple, une donation gardée sous contrôle) une branche 23 peut s'avérer plus intéressante qu'un fonds ordinaire, mais ceci sort de notre propos. Ici aussi, le choix s'élargit progressivement : vous ne devez plus investir uniquement dans des actions typiques de la branche 23 comme les fonds de Delta Lloyd Life OHRA Care (vieillissement) et OHRA Technology (énergie). Vous pouvez parfaitement investir dans une branche 23 qui est en réalité un fonds mixte, comme Dexia Life Values Medium et BOOST Ethico d'Ethias.
Les produits structurés Ces derniers mois ont également vu naître des produits durables structurés. Il s'agit de formules de placement à protection de capital qui veulent combiner la sécurité et un rendement potentiel élevé. Dans le plus mauvais des cas, vous avez au moins l'assurance de récupérer votre capital de départ et le rendement dépend en fin de compte des prestations des actions qui composent le fonds. Peu de ces fonds ont été lancés jusqu'à présent, mais on s'attend à du changement dans peu de temps.
Les placements durables, sont-ils faits pour moi ?
Que vous optiez ou non pour un placement durable reste en définitive une décision qui ressort de votre morale personnelle. Comme on constate que les fonds durables enregistrent en moyenne d'aussi bonnes prestations que les fonds classiques et que la gamme des produits proposés s'élargit d'année en année, il n'est pas étonnant que ce type de placement gagne en popularité.
Ce sont surtout ces deux dernières années que les placements durables sont devenus un segment à part entière, offrant à l'investisseur de belles alternatives pour compléter son portefeuille. Contrairement à ce qui se passait il y deux ans encore, l'investisseur prudent commence à s'intéresser aux placements durables. Il peut désormais investir dans des fonds d'obligations ou des fonds mixtes.
Auteur: Johan Adriaens | Mise en ligne: 10-12-2007 | Mise à jour: 08-07-2008

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