Contenu:
- Tirer les leçons du passé
- Refusez toute forme de risque
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à chercher une formule de placement simple qui soit sûre à 100 % et dont ils savent à l'avance ce qu'elle leur rapportera exactement.
Jusqu'à présent, ils trouvaient leur bonheur dans les comptes d'épargne et les comptes à terme qui offraient un rendement tout à fait correct. Mais, en l'espace de quelques mois, il s'est pour ainsi dire réduit de moitié ! Si vous respectez bien les règles du jeu, les obligations vous offrent une belle alternative. Votre banquier va probablement vous proposer un fonds d'obligations.
Dites-lui que vous trouvez plus simple, meilleur marché et plus sûr d'acheter vous-même vos obligations. Mais à quoi devez-vous faire attention ?
Tirer les leçons du passé
Une obligation est un emprunt émis par les autorités (ex, l'Etat belge) ou par une entrepise privée (ex, Volkswagen). La plupart des obligations ont une durée fixe (ex, 5 ans) et un coupon fixe (ex, 4 %). L'émetteur de l'obligation vous versera chaque année des intérêts (ex, 4 %) sur lesquels vous payez un précompte mobilier de 15 % et il vous rendra votre investissement à l'échéance.
La plupart des banquiers essayeront de vous vendre leurs propres fonds d'obligations. De quoi s'agit ? D'une espèce de tirelire géante contenant beaucoup d'obligations dont vous achetez une part. Vous bénéficiez immédiatement d'une large répartition sur parfois plus de 300 obligations. Une bonne manière de limiter les risques au cas où un émetteur ferait faillite. En outre, ces types de fonds sont gérés par des professionnels, ce qui permet un traitement rapide et un bon suivi.
Vous pouvez déjà acheter des parts de fonds pour 100 euro et ajouter de plus petits montants encore. Cependant, ces trois dernières années, le rendement moyen a varié entre -1 % et +2 %. Certains fonds ont même réalisé des prestations vraiment négatives allant jusque -9,5 % par an ! Lorsqu'on sait qu'il faut encore payer 2 à 3 % de frais d'entrée (à l'achat) et de gestion (environ 0,6 % chaque année), il est normal d'envisager une autre solution.
Et si votre banque fait faillite ?Le risque est beaucoup moindre que pour un compte d'épargne ou un compte à terme, surtout si des montants importants sont en jeu. Car la banque n'est là que pour « garder » les (fonds d')obligations pour vous. Si la banque fait faillite, le curateur vous restituera vos obligations. Et si vos obligations devaient être subtilisées frauduleusement de votre compte (un risque quasi inexistant), la protection de 20.000 euro jouerait (mais pas celle de 100.000 euro comme pour les comptes d'épargne, par exemple). |
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Vous cherchez un placement sûr et qui rapporte?
Le rendement des comptes d'épargne et comptes à terme s'effondre. Quelles alternatives s'offrent à vous ? Les obligations de qualité en euros à conserver jusqu'à l'échéance, par exemple...
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- Tirer les leçons du passé
- Refusez toute forme de risque
Les investisseurs sont de plus en plus nombreux à chercher une formule de placement simple qui soit sûre à 100 % et dont ils savent à l'avance ce qu'elle leur rapportera exactement.
Jusqu'à présent, ils trouvaient leur bonheur dans les comptes d'épargne et les comptes à terme qui offraient un rendement tout à fait correct. Mais, en l'espace de quelques mois, il s'est pour ainsi dire réduit de moitié ! Si vous respectez bien les règles du jeu, les obligations vous offrent une belle alternative. Votre banquier va probablement vous proposer un fonds d'obligations.
Dites-lui que vous trouvez plus simple, meilleur marché et plus sûr d'acheter vous-même vos obligations. Mais à quoi devez-vous faire attention ?
Tirer les leçons du passé
Une obligation est un emprunt émis par les autorités (ex, l'Etat belge) ou par une entrepise privée (ex, Volkswagen). La plupart des obligations ont une durée fixe (ex, 5 ans) et un coupon fixe (ex, 4 %). L'émetteur de l'obligation vous versera chaque année des intérêts (ex, 4 %) sur lesquels vous payez un précompte mobilier de 15 % et il vous rendra votre investissement à l'échéance.
La plupart des banquiers essayeront de vous vendre leurs propres fonds d'obligations. De quoi s'agit ? D'une espèce de tirelire géante contenant beaucoup d'obligations dont vous achetez une part. Vous bénéficiez immédiatement d'une large répartition sur parfois plus de 300 obligations. Une bonne manière de limiter les risques au cas où un émetteur ferait faillite. En outre, ces types de fonds sont gérés par des professionnels, ce qui permet un traitement rapide et un bon suivi.
Vous pouvez déjà acheter des parts de fonds pour 100 euro et ajouter de plus petits montants encore. Cependant, ces trois dernières années, le rendement moyen a varié entre -1 % et +2 %. Certains fonds ont même réalisé des prestations vraiment négatives allant jusque -9,5 % par an ! Lorsqu'on sait qu'il faut encore payer 2 à 3 % de frais d'entrée (à l'achat) et de gestion (environ 0,6 % chaque année), il est normal d'envisager une autre solution.
Et si votre banque fait faillite ?Le risque est beaucoup moindre que pour un compte d'épargne ou un compte à terme, surtout si des montants importants sont en jeu. Car la banque n'est là que pour « garder » les (fonds d')obligations pour vous. Si la banque fait faillite, le curateur vous restituera vos obligations. Et si vos obligations devaient être subtilisées frauduleusement de votre compte (un risque quasi inexistant), la protection de 20.000 euro jouerait (mais pas celle de 100.000 euro comme pour les comptes d'épargne, par exemple). |
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Refusez toute forme de risque
De plus en plus d'investisseurs achètent des obligations de qualité en euros et les gardent jusqu'à l'échéance. Simple et génial parce que vous écartez les risques liés aux obligations.
- Pas de risque de change Si vous achetez des obligations individuelles, tenez-vous-en aux obligations en euros qui sont sans risque de change.
- Pas de risque au niveau de l'émetteur La qualité d'une obligation dépend de la qualité de son émetteur. Il va de soi qu'une obligation d'une entreprise au bord de la faillite n'a rien de comparable avec une obligation émise par l'Etat allemand. La solvabilité de l'émetteur est donc très importante. Lors de l'achat, ne vous arrêtez donc pas uniquement au coupon, mais tenez compte aussi de la solvabilité de l'émetteur. Il existe d'ailleurs des sociétés spécialisées, comme Moody's et Standard & Poor's, dans l'évaluation de la solvabilité des états et des entreprises, qui leur accordent une notation ou «rating» (tableau ci-dessus).
| S&P | Moody's | Sécurité |
| AAA | Aaa | Très élevée |
| AA | Aa | Excellente |
| A | A | Bonne |
| BBB | Baa | Correcte |
| BB | Ba | Moyenne |
| B | B | Faible |
| CCC | Caa | Très faible |
Plus le rating est élevé, plus l'entreprise peut se permettre de payer un intérêt relativement bas. Comme tout le monde veut investir sans aucun risque, les obligations notées d'un triple A délivrent un intérêt finalement trop bas. Les entreprises ou pays à faible solvabilité, avec un rating CCC par exemple, accordent des intérêts très élevés pour arriver à vendre leurs obligations, mais vous devez absolument les éviter et vous en tenir à un rating AAA ou AA. Comme tout le monde en veut pour le moment, leur taux d'intérêt ne dépasse pas 2 % à 3 % brut (en fonction de la durée). C'est pourquoi il vaut mieux, outre des obligations AAA et AA, chercher du côté des obligations notées A (ex., France Télécom ou GDF Suez) ou même BBB (AB Inbev ou Bertelsmann AG). Elles restent de bonnes entreprises fiables et, en fonction de la durée, vous pouvez en retirer 4 à 6 % brut par an. Lorsque vous achetez une obligation, votre banquier va de toute façon toujours vous communiquer son rating.
BON à SAVOIR Le rating d'une obligation peut évoluer en fonction de la solvabilité de l'entreprise. Vous pouvez ainsi acheter une obligation à triple A qui, pendant sa durée, va se dégrader vers un double A ou même un B. Sachez aussi que le risque lié à une obligation augmente avec sa durée. Si vous choisissez des obligations à plus long terme (ex, sur 8 ans), il vaut mieux s'en tenir aux émetteurs très solvables (AAA, AA et A).
UN BON CONSEIL Répartissez votre épargne sur plusieurs obligations. Si vous en possédez, par exemple, 20 ou 30 et qu'un émetteur tombe en faillite, ce ne sera pas une catastrophe.
Pas de risque d'intérêt Les obligations ont en fait un cours qui fluctue en fonction du rendement. Si vous achetez, par exemple, une obligation avec un coupon de 3,5 % et que l'intérêt monte à 5 %, on ne voudra vous acheter vos obligations qu'à bas prix. Et inversement si l'intérêt baisse. C'est d'ailleurs la principale raison des variations continues des fonds d'obligations.
Si vous achetez des obligations individuelles et que vous les conservez jusqu'à l'échéance, vous écartez le risque d'intérêt. Si vous achetez une obligation de 1.000 euro que vous gardez jusqu'à l'échéance, vous êtes sûr de récupérer au moins vos 1.000 euro, même si entre-temps, le cours est descendu à 940 euro.
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Auteur: Johan Adriaens |
Mise en ligne: 23-04-2009 |
Mise à jour: 20-04-2009