Les aidants proches dénoncent le vide législatif caractérisant leur statut

21/06/16 à 14:15 - Mise à jour à 22/06/16 à 10:50

Depuis le mois de janvier 2016, les négociations concernant le statut des aidants proches sont au point mort, déplore lundi l'asbl Aidants Proches. "Sans explication ni éclaircissement, nos sollicitations et nos demandes de rendez-vous sont restées sans effet".

Les aidants proches dénoncent le vide législatif caractérisant leur statut

© Getty Images/iStockphoto

La loi de reconnaissance de l'aidant proche accompagnant une personne de grande dépendance a été publiée au Moniteur belge le 6 juin 2014. "Cette publication, résultat d'une longue concertation avec les associations et les institutions de terrain, répond aux attentes et aux espoirs de la majorité des aidants proches en demande de soutien et de reconnaissance", rappelle l'asbl Aidants Proches. Les aidants proches attendent depuis la publication des arrêtés royaux pour que cette loi devienne effective.

"Nous vous avons fait savoir à plusieurs reprises que les associations et institutions de terrain étaient disposées à être flexibles et créatives pour aboutir dans ce dossier, comme en témoignent les diverses propositions de textes légaux, que nous vous avons déjà fait parvenir", interpelle l'asbl.

"Le gouvernement ne peut ignorer les attentes de près de 10% de la population qui participent efficacement à la prise en charge de proches fragilisés et en perte d'autonomie", conclut l'association.

D'après celle-ci, la mise en application de la loi de reconnaissance de l'aidant proche accompagnant une personne de grande dépendance n'a pas d'implications budgétaires actuellement. L'asbl réclame une reconnaissance sociétale de la fonction d'aidant proche et ultérieurement une protection sociale des aidants, via par exemple l'instauration d'un crédit-temps spécifique et une assimilation de l'activité pour la pension. "Nous ne demandons pas de salaire mais un juste retour des choses pour les services rendus à la société. Sans les aidants proches, le trou financier de la Sécurité sociale serait abyssal", souligne Céline Feuillat, une porte-parole de l'association. (Belga)

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