La baisse du risque de pauvreté des aînés se poursuivra jusqu'en 2050

14/07/16 à 09:05 - Mise à jour à 09:04

La baisse du risque de pauvreté des personnes âgées se maintient et cette tendance se poursuivra jusqu'en 2050, prévoit le Comité d'étude sur le vieillissement (CEV) dans son rapport annuel. Lundi, des chiffres du SPF Économie révélaient que le taux de pauvreté des seniors était descendu de 23 à 15% entre 2006 et 2015.

La baisse du risque de pauvreté des aînés se poursuivra jusqu'en 2050

© iStock

Le risque de pauvreté des personnes âgées de 65 ans et plus est passé de 23,2% en 2005 à 16,1% en 2013. L'écart avec le risque de pauvreté du groupe d'âge des 16-64 ans (14,6% en 2013) est le plus faible enregistré depuis 2003, situent les experts du CEV, s'appuyant sur des statistiques de l'Union européenne sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC). En comparaison avec les pays voisins, le risque de pauvreté des pensionnés, par exemple, est plus faible en Belgique qu'en Allemagne et "l'écart avec les Pays-Bas et la France s'est fortement amenuisé", souligne le Comité.

Le taux de risque de pauvreté devrait encore décroître jusqu'au milieu des années 2050 en raison de la revalorisation des minima de pensions et de la Grapa (Garantie de revenus aux personnes âgées) ainsi que de la participation accrue des femmes au marché du travail, selon le CEV.

L'analyse du CEV n'est pas sans plaire au ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, qui estime que les nouvelles réformes des pensions devraient réduire encore le coût budgétaire du vieillissement à l'avenir. Ce coût, entre 2015 et 2060, qui représente la variation de l'ensemble des dépenses sociales exprimée en pour cent du PIB entre ces deux années, s'élève à 2,3% du PIB. Aux données actuelles, cela représente plus de 9 milliards d'euros supplémentaires. Par rapport à l'an dernier, ce coût du vieillissement s'est alourdi de 0,4% en raison principalement d'une productivité plus faible, d'une baisse de la population active et d'une proportion plus élevée de gens âgés par rapport aux plus jeunes, explique Françoise Masai, présidente du CEV.

Si la Belgique consacre aujourd'hui 25,3% de son PIB au vieillissement (pensions, soins de santé et autres dépenses sociales comme le chômage), ce pourcentage grimpera à 27,6% en 2060. (Belga)

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