En visite chez notre Juriservice

17/10/12 à 05:41 - Mise à jour à 05:41

Le Juriservice de Plus Magazine, ce sont des avocats proches de vous, prêts à vous donner un premier conseil quand vous êtes face à un problème juridique.

En visite chez notre Juriservice

Lorsqu'on rencontre un problème juridique, il est important de pouvoir compter sur un premier bon conseil. En tant qu'abonné à Plus Magazine, vous bénéficiez de notre Juriservice pour répondre à vos questions et vous aiguiller. Vous pouvez les lui poser par téléphone au 0900 100 08 chaque jeudi de 12h à 14h. Ou par courrier adressé à la rédaction de Plus Magazine. Mais comment fonctionne-t-il concrètement ? Marie-France Lefebvre et Gauthier Polet ont répondu à nos questions.

Qui trouve-t-on derrière le nom "Juriservice" et comment vous organisez-vous ?

Marie-France Lefebvre : Nous sommes quatre avocats et nous répondons aussi bien aux questions écrites que vous nous transmettez qu'aux questions posées par téléphone. Ce sont deux approches fort différentes. Au niveau des questions écrites, nous nous répartissons les lettres suivant nos spécialisations respectives.

En ce qui concerne la permanence téléphonique, nous essayons toujours d'être minimum à trois le jeudi de 14 à 16 heures pour être sûrs que des appels ne restent pas sans réponse. Les appels arrivent chez moi. Je prends connaissance de la nature de la question et soit j'y réponds moi-même quand il s'agit d'un contentieux familial, soit je transfère à un collègue en fonction du sujet : à Me Malevé pour les matières de responsabilité civile, de roulage et de droit pénal, à Me Polet pour les questions fiscales et commerciales et les problèmes de bail, à Me Goethals pour les questions de pensions et d'allocations.

Y a-t-il des thèmes, des questions qui reviennent plus régulièrement ?

Gauthier Polet : Les successions, les baux et les pensions sont, pour nous, les trois thèmes qui reviennent le plus souvent. En ce qui concerne les successions, ce sont les parents qui appellent, bien plus que les enfants. Les questions relatives aux baux, elles, elles émanent aussi bien des propriétaires que des locataires. Et il y a beaucoup de questions purement pratiques, comme de savoir si on peut se présenter seul devant le juge ou si l'on doit prendre un avocat.

Marie-France Lefebvre : Nous recevons aussi souvent des questions en rapport avec des articles publiés dans Plus Magazine, qui suscitent des questions plus personnelles chez les lecteurs (" j'ai lu dans Plus Magazine... mais dans mon cas, qu'est-ce que je dois faire ? "). Nous avons donc toujours les derniers exemplaires à portée de main !

Constatez-vous une évolution dans les questions qui vous sont posées ?

Gauthier Polet : Nous recevons davantage de questions relatives au divorce. Je pense que cela tient au fait que la procédure en divorce a été simplifiée et les gens viennent chercher chez nous des informations concrètes sur la meilleure manière de procéder, sur les pensions pour les enfants... Ce sont aussi bien les " futurs divorcés " que leurs parents qui nous appellent. Dans ce domaine-ci, c'est souvent plus l'humain qui parle que le juridique pur. Ces derniers temps, les questions de donations et d'organisation de l'héritage se font plus fréquentes aussi. Peut-être parce que vos articles parlent régulièrement de succession et de planification successorale.

Les médecins constatent que leurs patients s'informent de plus en plus sur internet avant un diagnostic ou à propos d'une maladie. Retrouve-t-on cette tendance dans le domaine juridique ?

Gauthier Polet : Les questions de type juridique sont plus difficiles à poser sur internet que des questions médicales parce qu'il faut trouver l'information qui cadre précisément avec le problème qui se pose. C'est difficile pour les non-juristes de collecter des informations juridiques sur internet, et encore faut-il être sûr que ces informations sont à jour. La plupart du temps, les personnes qui nous appellent ont des informations venues d'un tiers et ils viennent chercher confirmation (ou non !) chez nous.

Qu'offrez-vous (...ou pas) dans le cadre du Juriservice ?

Marie-France Lefebvre : La plupart du temps, les personnes qui nous appellent ont des questions bien ciblées et sont conscientes que notre mission consiste à donner un premier avis. Mais il arrive malgré tout que nous recevions des questions qui vont bien au-delà de la tâche du Juriservice. Au niveau des successions, par exemple, des personnes nous demandent des données précises. Certains nous communiquent même un inventaire de leurs avoirs et nous demandent combien de droits de succession leurs enfants paieront. C'est une réponse impossible à donner immédiatement et par téléphone parce qu'elle implique de tenir compte de bien d'autres facteurs qu'un simple inventaire. En pareil cas, nous leur donnons une première information et nous leur conseillons, s'ils veulent aller plus loin, de s'adresser à un professionnel (notaire, expert-comptable...) selon le cas. Si la question est précise, mais demande un développement plus important, nous suggérons de la mettre par écrit pour que nous puissions leur fournir une réponse plus approfondie.

Gauthier Polet : S'il s'agit de questions écrites trop complexes, une bonne méthode pour rester dans les limites du Juriservice est de résumer les faits présentés, de reformuler la question principale de la lettre et c'est à cette question-là précisément qu'il est répondu, et uniquement à celle-là.

Il est important aussi de souligner votre indépendance.

Gauthier Polet : Absolument ! Nous ne sommes liés à aucune banque, entreprise ou société... Nous réfléchissons toujours de manière critique et objective aux questions qui nous sont posées.

Avez-vous des conseils pratiques à donner à ceux qui vous appellent ou vous écrivent ?

Marie-France Lefebvre : Oui, lorsque vous nous téléphonez, veillez à avoir votre numéro d'abonné à portée de main. La durée d'une communication via un numéro 0900 est en effet maintenant limitée à 10 minutes par la loi (concrètement, un petit signal sonore avertit que la communication va être coupée). Il est dommage de perdre de précieuses minutes à chercher un numéro plutôt de parler du problème qui préoccupe l'appelant. Nous leur conseillons aussi de formuler leur question de la manière la plus courte et concrète possible.

Gauthier Polet : Il est important aussi de rappeler aux personnes qui nous écrivent que nous ne pouvons pas traiter un dossier complet dans le cadre du Juriservice. Nous leur demandons donc de s'en tenir à une seule question juridique concrète. Ce qui n'empêche évidemment pas que l'on puisse joindre la copie d'un document s'il éclaire la question !

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